Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
En ce commencement d’année nouvelle, les animateurs en communication des paroisses du villefranchois vous adressent leurs vœux les plus chaleureux et les plus sincères.
Que l’année 2026, qui s’ouvre devant nous comme une page encore blanche, s’écrive pas à pas à la lumière du Christ, dans la confiance, l’espérance et la paix du cœur.
Puisse notre modeste site web demeurer pour chacun le reflet fidèle de la vie de notre doyenné, un signe vivant de communion fraternelle, de partage et d’amitié, au service de la joie de l’Évangile.
Bonne et sainte année à toutes et à tous, et très bonne lecture.
Chaque année, à l’occasion de Noël et du Nouvel An, l’évêque adresse à tous les Aveyronnais un message de paix et d’appel à la fraternité.
Chers Aveyronnais d’ici et d’ailleurs, avec tous les chrétiens de notre beau département, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année. Les décorations et la musique qui enchantent nos rues, les crèches simples ou monumentales qui fleurissent ici où là : tout cela nous rappelle combien la paix et la fraternité sont de précieux trésors.
Notre pays traverse une période d’incertitude politique qui accroît les fragilités sociales. La situation internationale nous préoccupe également, avec des violences de plus en plus aveugles, qui sèment la désolation et alimentent la haine… Pour notre vie locale, l’année qui vient sera un moment important d’engagement et de responsabilité politique. Notre contribution à la paix commence souvent par là : servir, porter des projets, contribuer au bien commun. Cette ambition est bonne et il est bon de la soutenir.
Je pense aux agriculteurs qui lancent un cri d’alarme et de souffrance pour un secteur essentiel à notre département ; je pense à nos entreprises fragilisées, aux familles en difficulté. Des réformes structurelles sont nécessaires pour préserver la qualité de vie et de travail des uns et des autres. Mais on peut se réjouir que des associations se mobilisent pour aider ceux d’entre nous qui ont du mal à joindre les deux bouts. Nous le savons : rien ne remplace un sourire, une parole aimable, du temps que l’on donne pour écouter, un coup de pouce matériel pour accompagner, encourager…
Les fêtes nous donnent l’occasion d’aller les uns vers les autres, avec une attention particulière pour les personnes seules et les personnes malades. C’est cela aussi la magie de Noël : découvrir ou redécouvrir une qualité de présence qui nous révèle la secrète espérance de nos fragiles existences. On peut organiser des fêtes : on n’organise pas la joie, qui arrive toujours comme un don gratuit, comme un Enfant attendu depuis longtemps…
A tous et à chacun, je souhaite une bonne année 2026.
✠ Luc MEYER
Arcanhac, La Fouillade
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Michel ALAUX survenu le lundi 29 décembre 2025, à l'âge de 83 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées samedi 3 janvier 2026 à 10h30 en l’église Notre Dame d'Arcanhac, La Fouillade, suivies de l’inhumation au cimetière d'Arcanhac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
En cette période de vœux, donnons une place particulière à nos prêtres, suggère Jean-Étienne Rime, coordinateur de la Fraternité missionnaire des cités. De leur vie et de leur santé dépend le rayonnement spirituel et social de nos paroisses.
Dans deux jours, nous échangerons des vœux, belle tradition qui consiste à dire à l’autre que nous le considérons, que nous l’aimons pour ce qu’il est, pour ce qu’il donne et reçoit. J’anticipe l’échéance de quelques heures pour souhaiter une bonne année aux prêtres, aux religieux et religieuses et aux séminaristes. Nous avons tant besoin d’eux. Ils sont ce levain dans la pâte humaine, dans ce monde de consommation par définition insatisfaisante. Magnifique clergé qui agit et qui veille.
En émettant ces souhaits, je ne fais que reprendre la lettre apostolique "Une fidélité qui génère l’avenir" du pape Léon XIV, publiée le 22 décembre, à destination des prêtres pour les remercier. Il leur dit : "Je tiens à exprimer ma gratitude pour le témoignage et le dévouement des prêtres qui, partout offrent leur vie, célèbrent le sacrifice du Christ dans l’Eucharistie, annoncent la Parole, absolvent les péchés et se consacrent généreusement, jour après jour, à leurs frères et sœurs en servant la communion et l’unité et en prenant soin en particulier de ceux qui souffrent le plus et vivent dans le besoin."
J’imagine la joie des prêtres à la lecture de cette lettre, qui se sont sentis encouragés, soutenus par le Père, le Saint-Père, qui sans oublier les tragiques déviances de certains membres du clergé, rappelle la fidélité de la très grande majorité, le courage, le don de soi et la nécessité de vaincre la solitude dans une Église plus synodale.
En s’adressant aux prêtres, Léon XIV nous sollicite, nous interpelle. Car nous sommes tous concernés, tous directement impliqués dans la mission du prêtre par la réalité synodale. Nous sommes aux côtés de nos consacrés dans un double rôle. Le premier consiste à aider, épauler, soutenir nos prêtres pas l’action, l’amitié, la prière : ils ont besoin de notre présence active et fraternelle. Le deuxième rôle est subsidiaire : à chacun de prendre une tâche dans sa paroisse, du balayage de l’église à la gestion des finances — peu importe —, il faut décharger le pasteur, l’informer et agir pour lui. Celui-ci n’est pas multifonction et travailler en équipe unie, joyeuse et diligente, est une vraie joie pour tous.
Ces curés, toujours par mimétisme, montrent que l’on peut être heureux en donnant sa vie pour Dieu : n’est-ce pas la meilleure façon de déclencher des vocations ?
Nous devons aussi considérer l’individu, le père Untel, dans sa vie, avec son âge, son passé, ses espérances, ses joies, ses qualités. Certains de nos prêtres sont dans une situation de souffrance ; il suffit de se référer à l’étude sur la santé physique et morale des prêtres publiée en 2020 par la Conférence des évêques de France pour constater que beaucoup ne sont pas en parfaite forme.
Si certaines initiatives ont permis une détection et des améliorations, il reste que beaucoup sont dans des situations fragiles. À nous de les repérer, de dire au prêtre qu’il doit prendre soin de sa santé, ne pas rester seul et se faire inviter, aller voir un médecin. Ne pas le faire nous met dans une situation de non-assistance à personne en danger. Heureusement, ce n’est pas le cas de tous les prêtres, mais tous sont très sollicités, ils ont des rythmes effrénés — demandez son agenda à votre curé, vous verrez qu’il n’a pas beaucoup de disponibilités alors qu’il lui faut prendre le temps de s’arrêter, de prier, méditer et aussi se reposer, prendre des vacances.
Les prêtres heureux déclenchent une réaction mimétique : les paroissiens sont heureux, le montrent et le disent ; ceux qui ne vont pas beaucoup à l’église remarquent leur prêtre, le saluent, discutent avec lui ; les enfants sont plus fidèles au catéchisme… Bref, la paroisse compte dans la vie locale. Un exemple avec ce curé de banlieue : lorsque sa mutation a été annoncée, l’évêque a reçu une pluie de lettres demandant qu’il reste dans la ville, certaines venant de paroissiens mais aussi de personnes de la cité, de toutes origines jusqu’au maire et au député, pourtant pas considérés comme des grenouilles de bénitiers. Certes ce prêtre était proche, actif et plein d’initiatives, mais surtout, il avait su s’entourer par une grande équipe de bénévoles pour se focaliser sur l’essentiel de sa mission : évangéliser. Ces curés, toujours par mimétisme, montrent que l’on peut être heureux en donnant sa vie pour Dieu : n’est-ce pas la meilleure façon de déclencher des vocations ?
Merci Saint-Père, merci pour nos prêtres destinataires de votre lettre apostolique, elle nous est donc aussi destinée, à nous laïcs, à nous peuple fidèle. Aimons nos prêtres quels que soient leur style ou leur caractère, et exprimons-leur à notre tour notre gratitude en cette période de vœux.
Noël 2025 * 24 décembre * Messe des familles
Les sources ne manquent pas pour le chercheur attaché à serrer au plus près la vérité du Jésus de l’Histoire.
De menues notations peuvent être glanées chez certains auteurs romains, tels Pline le Jeune, Tacite, Suétone. Plus importants sont les apports de Flavius Josèphe, historien juif romanisé du Ier siècle, qui évoque dans ses Antiquités juives, écrites en 93-94, la figure de Jean le Baptiste et celle de Jésus, « un homme exceptionnel » accomplissant des « choses prodigieuses » : « Pilate le condamna à être crucifié et à mourir. […] Ses disciples disaient qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant : ainsi il était peut-être le Messie au sujet duquel les prophètes ont raconté des merveilles. »
Le traité Sanhédrin du Talmud de Babylone, qui synthétise les traditions des cinq premiers siècles du judaïsme moderne, l’évoque également : « La veille de la Pâque, on pendit [au bois de la croix] Yeshû ha-notsri [Jésus le Nazaréen] parce qu’il avait pratiqué la sorcellerie et qu’il a séduit et égaré Israël… »
Tous ces textes prouvent que Jésus a bien existé, contrairement à ce qu’avance le courant ultra-minoritaire des « mythistes » né au XIXe siècle, qui nie l’existence historique de Jésus, courant aujourd’hui représenté par Michel Onfray. Au IIe siècle de notre ère, même un polémiste très antichrétien comme Celse n’a pas mis en doute ce fait.
Faut-il se tourner vers les évangiles apocryphes (c’est-à-dire secrets, cachés) ? Hélas, ces écrits tardifs, emplis de légendes, certains imprégnés de doctrines gnostiques étrangères au christianisme, ne nous apprennent rien du Jésus de l’Histoire.
Restent les quatre évangiles canoniques. Tout en respectant pleinement leur portée spirituelle, l’historien est cependant en droit de les traiter comme des documents historiques, de s’interroger sur leur genèse et leur fiabilité, puis de déterminer les hypothèses les plus plausibles. Écrits avant la destruction du Temple et la déportation des populations de Jérusalem en l’an 70, ils datent d’une époque où beaucoup de témoins étaient encore vivants.
Le plus important sur le plan historique est celui de Jean, le « disciple bien-aimé », un témoin oculaire qui, avec André, Pierre, Philippe et Nathanaël, a fait partie des cinq premiers disciples de Jésus au début de son ministère public, avant la constitution du groupe des Douze.
illustration :Saint Jean l'évangéliste écrivant.
Ce Jean, dit Polycrate d’Éphèse au IIe siècle, était un prêtre de Jérusalem, membre du haut sacerdoce de cette ville. Sa chronologie est à préférer à celle des évangiles synoptiques qui ont ramassé en une année, de façon très schématique, le ministère public de Jésus, qui se déroule en fait sur trois ans, du printemps de l’an 30 au 3 avril 33, date de sa mort.
Parmi les sources du dossier historique, pourquoi se priver de recourir aux reliques de la Passion, celles du moins que l’on peut raisonnablement considérer comme authentiques ? Des scientifiques américains, espagnols et français ont établi que les taches de sang figurant sur le linceul de Turin, le suaire d’Oviedo, ce linge qui aurait été appliqué sur le visage de Jésus aussitôt après sa mort, et la tunique d’Argenteuil, que Jésus aurait portée sur le chemin de croix, se superposaient parfaitement. Le groupe sanguin est le même, AB, un groupe rare. On a également retrouvé sur ces linges des pollens de plantes ne poussant qu’au Proche-Orient. Bref, on peut considérer que ces trois reliques s’authentifient elles-mêmes, constituant une source très précieuse pour éclairer le déroulement de la Passion : le chemin de croix, le crucifiement, la descente de croix et la mise au tombeau.
« Aujourd’hui vous est né un sauveur… Gloire à Dieu au plus Haut des cieux et Paix aux hommes qu’il aime »
"Chaque année, à l’occasion des fêtes de Noël, il est de coutume de se rassembler en famille ou entre amis, pour fêter Noël. Un moment nous est donné pour prendre le temps et se retrouver pour retisser les liens avec les enfants et amis à l’occasion de ces fêtes. Se redire ce que nous avons vécu dans l’année et passer un bon moment de fraternité entre nous.
Pour d’autres, il est peut-être aussi plus douloureux, perte d’un être cher dans l’année, solitude parce que les amis ou la famille sont ailleurs.
Pour d’autres encore un moment vécu avec des inquiétudes. Elles sont nombreuses en ce moment : La guerre en Ukraine qui dure, les inquiétudes légitimes de nos agriculteurs, spécialement ceux dont les troupeaux sont touchés par la maladie de la dermatose nodulaire.
Autant de situations et j’en oublie qui font que l’on aborde cette période différemment avec ce que l’on a vécu.
Néanmoins le message de Noël adressé à tous, depuis plus de 2000 ans reste le même. Un message proclamé par des anges qui annonce à des bergers qui gardent leurs troupeaux "Aujourd’hui vous est né un sauveur… Gloire à Dieu au plus Haut des cieux et Paix aux hommes qu’il aime"
À tous ceux qui s’approcheront de l’enfant, comme l’on fait les bergers, au cours d’une célébration, ou bien à la crèche disposée à la collégiale ou dans l’église de notre village, ou dans la crèche de notre maison et qui regardent avec tendresse et émerveillement cet enfant nouveau-né, est donnée à ceux qui l’espèrent cette Paix.
Qu’à l’approche de cette fête, je formule le souhait de tout mon cœur que cette Paix puisse irriguer toutes les personnes de ce territoire afin qu’un monde plus apaisé puisse être possible pour chacun et chacune d’entre vous.
Bon et Joyeux Noël à tous !
Bonjour, bonjour,
Nous recherchons pour une famille Géorgienne : un réfrigérateur , une gazinière, une machine à laver. Si vous avez un ou plusieurs de ces trésors à donner, merci de répondre à cette adresse :
reseaumigrantsvdr@gmail.com ou appeler le 06 78 72 40 59.
Merci d'avance. Bien cordialement
Anne-Marie pour le Collectif migrants de Villefranche de Rouergue
Bientôt Noël ! Un peu de repos bien mérité pour les bénévoles qui vous accueillent au quotidien.
Donc l'accueil de la paroisse Sainte-Emilie de Rodat, place Antoine de Morlhon, sera fermé du jeudi 25 décembre 2025 au samedi 3 janvier 2026.
Qu'on se le dise !
En cette fin d’année, "nous sommes appelés aujourd’hui à méditer sur ce que le Seigneur a fait pour nous au cours de l’année écoulée, ainsi qu’à faire un examen de conscience honnête, à évaluer notre réponse à ses dons et à demander pardon" pour les talents non-utilisés, a expliqué Léon XIV lors de sa dernière audience générale de l'année, ce 31 décembre.
Devant les milliers de fidèles rassemblés pour cette dernière catéchèse du pape Léon XIV de l’année 2025, le pontife a offert une méditation sur la fin de cette année jubilaire, évènement organisé tous les 25 ans par l’Eglise catholique pour inviter les chrétiens à se rendre à Rome afin d’y recevoir le pardon de leurs péchés. "L’année écoulée a été marquée par des événements importants : certains joyeux, comme le pèlerinage de nombreux fidèles à l’occasion de l’Année sainte ; d’autres douloureux, comme le décès du regretté pape François et les guerres qui continuent de bouleverser la planète", a expliqué Léon XIV. En ce 31 décembre, "l’Église nous invite à tout remettre entre les mains du Seigneur, à nous confier à sa Providence", a-t-il insisté.
En développant les thématiques du "chemin" et de la "destination", Léon XIV a rappelé que "cette année, d’innombrables pèlerins sont venus du monde entier prier au tombeau de Pierre et confirmer leur attachement au Christ". Cette démarche rappelle "que toute notre vie est un cheminement, dont le but ultime transcende l’espace et le temps, pour s’accomplir dans la rencontre avec Dieu et dans la communion pleine et éternelle avec Lui".
Et de souligner que le passage de la Porte sainte a représenté, pour de nombreux pèlerins, le franchissement du "seuil d’une vie nouvelle, animée par la grâce, à l’image de l’Évangile". Ce chemin continue au-delà du Jubilé, car par le baptême, "Dieu est devenu notre compagnon sur le chemin de la vraie Vie", a assuré le pape. Léon XIV a conclu son intervention en reprenant les paroles de saint Paul VI à la fin du Jubilé de 1975 : "Dieu est Amour ! C’est la révélation ineffable par laquelle le Jubilé, avec sa pédagogie, son indulgence, son pardon et enfin sa paix, pleine de larmes et de joie, a voulu emplir nos âmes aujourd’hui et nos vies à jamais : Dieu est Amour ! Dieu m’aime ! Dieu m’attendait et je l’ai trouvé ! Dieu est miséricorde ! Dieu est pardon ! Dieu est salut ! Dieu, oui, Dieu est la vie !".
Plus de cinquante ans plus tard, le pape Léon XIV a souhaité que cette pensée de confiance en Dieu puisse encore accompagner les catholiques "dans le passage de l’année écoulée à la nouvelle, et ensuite toujours, dans notre vie".
En 2023, l’archéologue britannique Ken Dark a montré l’existence à Nazareth d’une maison datant du Ier siècle de notre ère, présentant des indices troublants.
Taillée au flanc de la colline calcaire, elle avait été incorporée dans une première église byzantine à la fin du VIe siècle, puis dans la cathédrale des croisés qui lui avait succédé au XIIe siècle. Tout s’était passé comme si on avait voulu vénérer tout particulièrement ce lieu. Il est hautement vraisemblable, en effet, qu’on se trouve en présence des restes de l’habitation où Marie et Joseph ont élevé l’Enfant Jésus. Cette résidence privée comportait quelques pièces et des escaliers avec un sol originel en craie, suffisamment vaste pour y installer un atelier de travail du bois et loger deux ou trois apprentis car, contrairement à une idée reçue, Joseph n’était nullement un prolétaire mais un maître artisan.
C’est probablement en ce lieu que Jésus a grandi au milieu de ses « frères » et « sœurs » (en hébreu et en araméen ‘ah ou hâ signifie indifféremment frère de sang, demi-frère, neveu ou cousin). À Nazareth, tous se disaient frères et sœurs.
Curé de la paroisse d’Oullins, dans le diocèse de Lyon, don Maxence Bertrand commente les lectures de la fête de la Sainte Famille. La mission de Jésus est inséparable de sa dimension familiale. Le salut du monde ne peut se comprendre sans les familles et la transmission de "l’esprit de famille".
En nous donnant de célébrer la Sainte Famille de Nazareth, l’Église nous invite à méditer l’événement dramatique de la fuite en Égypte. La joie de Noël semble s’être estompée aussi vite que cet imprévisible départ : "Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’Enfant et sa mère, et se retira en Égypte" (Mt 2, 14). Nous ne méditerons donc pas d’abord sur les vertus quotidiennes de leur vie à Nazareth, vécues dans un cadre familial simple et ordinaire. Nous méditerons sur ces années d’exil, sur ce temps passé en Égypte, où Jésus a certainement fait ses premiers pas, où Marie et Joseph se sont sentis déracinés, loin de leur terre et loin des leurs.
C’est dans cet exil que Joseph a probablement raconté à Jésus — avec des mots d’enfants — l’histoire d’Israël : le destin de Moïse, la sortie du peuple, l’errance au désert et l’entrée en Terre promise. C’est là que Marie lui a appris à retenir tous ces événements et à les méditer en son cœur (cf. Lc 2, 19). Et pourtant dans ce déracinement d’un moment, quelque chose de prophétique se dessinait, pour la mission du Verbe de Dieu en ce monde et le salut de l’humanité. Dans l’Écriture, la foi d’Israël n’est pas née d’une institution religieuse ni d’une structure politique, elle est née de l’histoire d’une famille, d’un couple éprouvé dans son désir d’enfant. Elle est née de cette promesse d’une fécondité : d’une descendance et d’une terre. Cette histoire familiale est devenue le lieu même de la Révélation de Dieu.
La foi biblique est d’abord une foi transmise : "Tu raconteras à ton fils" (cf. Ex 13, 8). Avant le Temple, avant la Loi écrite, avant le peuple organisé, il y a la maison, la filiation, la mémoire transmise de génération en génération. Dans ces années d’exil en Égypte, Jésus revit mystérieusement ce commencement d’Israël. Loin de la terre et des institutions d’Israël, la foi de ses parents devient pour lui le lieu où se découvrent l’Alliance et la vocation du peuple élu.
Quand Joseph fut averti en songe de la mort d’Hérode, il "se leva, prit l’enfant et sa mère, et entra dans le pays d’Israël". Comme autrefois, le peuple guidé par Moïse puis Josué… La vie cachée de Nazareth sera la germination de sa mission : comme un grain de blé jeté en terre, comme une graine de moutarde ou du levain enfoui dans la pâte… Trente ans plus tard viendra l’heure d’accomplir sa mission : ouvrir à l’universalité des nations, dans le mystère de l’Église, l’Alliance avec Dieu. Mais pour toujours, cette Alliance gardera l’empreinte de cette dimension familiale.
Célébrer la Sainte Famille, ce n’est donc pas seulement regarder un idéal. C’est regarder la source de notre foi — sa dimension filiale — et c’est aussi regarder la vocation de l’Église.
Ce temps d’exil en Égypte nous rappelle que Dieu agit d’abord dans la petitesse et la proximité de l’amour. Le salut du monde commence dans une maison, dans des relations fidèles, dans la transmission humble de la foi.
Cette perspective entraîne alors une double vocation pour l’Église : prendre soin des familles et imprégner nos relations d’un esprit familial. Porter une attention particulière aux familles et à la transmission familiale de la foi : c’est la raison pour laquelle cette magnifique expression d’"Église domestique", pour évoquer la vie de prière et de foi vécue en famille, traverse comme un fil rouge les enseignements des derniers papes. "Dans chaque fils, dans chaque épouse ou époux, Dieu nous confie à son Fils, à sa Mère, comme il le fit avec saint Joseph, pour être, à leurs côtés, base, levain et témoignage de l’amour de Dieu parmi les hommes. Pour être Église domestique et foyer où brûle le feu de l’Esprit Saint, il diffuse à tous sa chaleur et les invite à cette espérance" (Discours du pape Léon XIV, 19 septembre 2025).
Si le témoignage de nombreux catéchumènes nous montre que leur foi a pourtant grandi en dehors de leur milieu familial, il nous revient de leur transmettre ce trésor précieux : celui de la vocation à la sainteté conjugale, de la transmission familiale de la foi, de la construction d’une famille imprégnée de l’Évangile et de l’amour de l’Église.
Si Jésus a reçu et assumé la foi d’Israël dans un cadre familial, alors l’Église, Corps du Christ, ne peut se comprendre autrement que comme une communion de relations filiales et fraternelles. Nos vies communautaires, nos vies paroissiales, nos relations avec les plus démunis doivent être imprégnées de cet esprit : "Le chrétien ne peut pas considérer les pauvres seulement comme un problème social : ils sont une “question de famille” ; ils sont “des nôtres”. La relation avec eux ne peut pas être réduite à une activité ou à une fonction de l’Église" (Léon XIV, Dilexi Te, 104).
Célébrer la Sainte Famille, ce n’est donc pas seulement regarder un idéal. C’est regarder la source de notre foi — sa dimension filiale — et c’est aussi regarder la vocation de l’Église : "Réunir dans l’unité les enfants de Dieu dispersés" (Jn 11, 52) et rendre ainsi le monde plus fraternel et donc plus familial.
L’imaginaire lié à la Nativité ne cesse de toucher les Français. C’est sans doute pour cela que les crèches sont autant attaquées.
S’opposer aux crèches dans les mairies ne relève pas seulement d’une sorte de purisme laïciste. On s’en aperçoit avec la volonté de certains édiles de proscrire dans l’espace social en général – bien au-delà des bâtiments publics – tout ce qui peut s’apparenter à l’évocation de la Nativité chrétienne. S’il faut caractériser la lutte entreprise dans une ville comme Nantes à l’encontre de Noël, c’est de substitution d’imaginaire qu’il faut parler. Un imaginaire dont tout un courant de la pensée contemporaine a souligné l’importance. Ainsi, le philosophe Cornelius Castoriadis a-t-il pu repenser le domaine politique sous l’angle de « l’institution imaginaire de la société ». Il n’y a pas de lien social indépendamment des représentations partagées par l’ensemble des habitants d’un pays.
On s’en est aperçu – avec quelle intensité ! – au moment de l’incendie de Notre-Dame de Paris où c’est la France tout entière qui s’est trouvée blessée, au-delà des catholiques déclarés. De Notre-Dame, on s’est mis à rêver au grand manteau de cathédrales, d’abbayes, de toutes les églises jusque dans les plus petits villages. Voilà de quoi était peuplé notre imaginaire national ! Le sinistre parisien a produit des réactions en chaîne, dont on a mal mesuré l’amplitude et les effets. J’ai là-dessus le témoignage d’un évêque qui était poursuivi d’insultes jusque dans la rue et le métro, en 2019. Mystérieusement, tout cela s’est éteint avec l’incendie.
Voilà qui peut sans doute faire comprendre la vindicte et le projet de ceux qui s’attaquent à l’évocation de Noël. Il s’agit de s’en prendre à un imaginaire qui continue à faire rêver avec d’autant plus d’intensité qu’il se rapporte au sens de nos existences. Ce n’est pas pour rien qu’un Urs von Balthasar a rendu toute son importance à la dimension esthétique de la théologie dans les volumes de La gloire et la Croix. Charles Péguy, dans la galaxie des grands témoins de la beauté du christianisme, est l’un de ceux qui ont le plus contribué à illustrer comment les représentations les plus concrètes, même celles de l’âne et du bœuf dans la crèche, attestent la crédibilité de l’Incarnation.
photo : Basilique Saint-François-d'Assise.
C’est bien pourquoi la querelle des crèches relève d’une telle importance. Et spécialement dans notre pays. La bataille s’est engagée depuis ce qu’on appelle les Lumières et la Révolution, spécialement la période sanglante de la Terreur. Il s’est agi d’arracher la France du baptême de Clovis de son enracinement chrétien. Cela est allé jusqu’à la volonté de détruire Notre-Dame, après qu’on ait échoué à changer son identité au profit du projet révolutionnaire de régénération de l’espèce en voulant faire d’elle un « temple de la Raison ».
Oui, l’imaginaire est vraiment, comme le rappelle Bérénice Levet, ce qui s’apparente au cœur intelligent. À propos d’Hannah Arendt, dont nous faisons mémoire à l’occasion du cinquantenaire de sa mort, elle rappelle l’importance de son musée imaginaire. Hannah Arendt qui avait été profondément ébranlée par l’audition du Messie de Haendel : « L’Alléluia me résonne profondément encore dans les oreilles et dans le cœur. Pour la première fois, j’ai compris que c’était formidable : un enfant nous est né ! Le christianisme, c’est quelque chose ! » Oui, la vision de la Nativité, au-delà de la naissance d’un enfant, c’est la perception de Dieu dans notre humanité. Il n’est donc pas étonnant qu’on veuille, par tous les moyens, s’attaquer à l’imaginaire de Noël. Même si c’est pour promouvoir l’imaginaire le plus mercantile.
L'une des vocations des Sœurs cisterciennes de la stricte observance est l'accueil. À l'abbaye de Bonneval, cette mission prend forme, notamment, dans la Tour Saint-Jacques, un bâtiment du XVe siècle où les religieuses offrent une halte chaleureuse à ceux qui marchent vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Jusqu'à six pèlerins peuvent y trouver hébergement.
Le 25 novembre dernier, la dimension d'hospitalité vécue à Bonneval a été particulièrement honorée. Ce jour-là, les sœurs ont reçu, à Paris, le prix Pèlerin du Patrimoine monastique, récompense qui honore les communautés engagées dans la sauvegarde et la valorisation de leur héritage spirituel et architectural.
Dans la vidéo publiée sur le site du Jour du Seigneur, sœur Aleksandra rappelle les origines de Bonneval: un groupe de moines arrive sur ce lieu en 1147, fonde la communauté, puis disparaît au moment de la Révolution. Aujourd'hui, vingt-quatre religieuses y vivent selon la règle de saint Benoît : Ora et Labora, «prière et travail». Outre le silence et la prière, l'activité principale de la communauté, bien connue au-delà de l'Aveyron, est la fabrication du chocolat. La règle bénédictine leur confie aussi une autre mission: accueillir les pauvres et les pèlerins comme le Christ lui-même.
Depuis plusieurs années, la communauté voyait avec inquiétude les sévères dégradations de la Tour Saint-Jacques. Bien qu'épargné lors de la Révolution, ce bâtiment n'a pas été préservé des outrages du temps. Récemment, une équipe d'hospitaliers - ces bénévoles qui accueillent les pèlerins au nom de la communauté - a restauré la cuisine pour continuer d'assurer une bonne logistique d'accueil, dans de bonnes conditions. À l'étage, le dortoir reste accueillant, mais la situation est critique au niveau de la toiture. La charpente, juste au-dessus des chambres, est gravement endommagée : poutres qui s'effritent, infiltrations d'eau, décomposition avancée de certaines pièces de bois. L'état du toit menace presque, désormais, la possibilité de poursuivre la mission d'hospitalité.
PRIX PÈLERIN DU PATRIMOINE MONASTIQUE
Or, pour de nombreux pèlerins, Bonneval est plus qu'un simple gîte: c'est un lieu où l'on peut se ressourcer physiquement et spirituellement, après la longue marche du jour sur le chemin. C'est dans ce contexte que la communauté a présenté sa candidature pour le prix Pèlerin du Patrimoine monastique.
L'appel lancé par cette aventure audacieuse a été entendu. Et quelle joie pour les sœurs quand elles ont appris que leur dossier était lauréat ! Grâce à ce prix, la restauration complète de la Tour Saint-Jacques va enfin pouvoir être engagée. La communauté espère pouvoir rouvrir le gîte d'ici l'été prochain.
Découvrez les principaux événements de l’Église catholique prévus en 2026, en France et dans le monde : célébrations, synodes, pèlerinages et rendez-vous spirituels majeurs. Préparez-vous à vivre une année riche de témoignages spirituelles et de moments de communion.
Une sélection réalisée par le Pôle Communication de la Conférence des évêques de France et étoffée tout au long des mois de décembre et de janvier. Pensez à partager cet article pour faire rayonner les grands moments de foi et d’histoire de cette année !
Épiphanie 2026 : dimanche 4 janvier
Baptême du Seigneur 2026 : lundi 11 janvier
Dimanche de la Parole de Dieu 2026 : dimanche 25 janvier
Mercredi des Cendres 2026 : mercredi 18 février
Carême 2026 : du 18 février au 2 avril
Annonciation 2026 : 25 mars
Dimanche des Rameaux 2026 : dimanche 29 mars
Pâques 2026 : dimanche 5 avril
Dimanche de la Divine Miséricorde 2026 : dimanche 12 avril
Ascension 2026 : jeudi 14 mai
Pentecôte 2026 : dimanche 24 mai
Dimanche de la Sainte Trinité 2026 : dimanche 31 mai
Dimanche du Saint Sacrement 2026 : dimanche 7 juin
1er dimanche de l’Avent 2026 : dimanche 29 novembre
Villefranche, vendredi 2 janvier 2026
Bonjour à toutes et à tous,
En ce début d’année nouvelle, les animateurs en communication de votre paroisse vous présentent leurs vœux les plus sincères. Que l’année 2026, qui s’ouvre devant nous comme une page blanche, soit écrite pas à pas à la lumière du Christ, dans la confiance et l’espérance. Puissent les annonces paroissiales être pour chacun un humble reflet de la vie de notre paroisse, un signe de communion fraternelle, de partage et d’amitié, au service de la joie de l’Évangile. Bonne et sainte année à toutes et à tous, et bonne lecture.
Chaque année, à l’occasion de Noël et du Nouvel An, Mgr Luc Meyer, notre évêque, adresse à tous les Aveyronnais un message de paix et d’appel à la fraternité. A lire en page actus.
En cette période de vœux, donnons une place particulière à nos prêtres. De leur vie et de leur santé dépend le rayonnement spirituel et social de nos paroisses. Analyse essentielle et pertinente à lire en page actus.
Dans l’esprit Laudato si’, préparons la galette des Rois. L’ami Jacques vous propose plusieurs délicieuses recettes de ce gâteau traditionnel. A découvrir en page « recettes-laudato-si ».
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Les nombreuses sources prouvant l’existence de Jésus ** À Nazareth, sur les traces de la Sainte Famille ** Audience générale: le Jubilé est une force poussant à une vie nouvelle ** Célébrer la Sainte Famille, c’est regarder la vocation de l’Église ** Poursuivre l'accueil des pèlerins à Bonneval ** Les grands événements de l’Église catholique en 2026 : ce qu’il ne faut pas manquer.
Sur l’agenda, en page actus :
4 janvier 2026 : Epiphanie.
Samedi 17 janvier 2026 à 9h30 : Halte spirituelle au sanctuaire de Ceignac * Abri des pèlerins à Ceignac. Infos et inscriptions : sanctuaire.ceignac@rodez-catholique.fr 05 65 71 40 49.
Du dimanche 18 au dimanche 25 janvier * Semaine de prière pour l'unité des chrétiens * Concert de la chorale chrétienne œcuménique de l'Aveyron le 22 janvier à 20h00 en l'église Saint-Joseph-l'Artisan à Onet-le-Château.
Que Dieu nous protège, Bonne et sainte année
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 28 décembre 2025 au 1er janvier 2026 : rencontres européennes de Taizé, à Paris et en Ile-de-France. Clic pour plus d'infos.
4 janvier 2026 : Epiphanie. Clic pour plus d'infos.
Samedi 17 janvier 2026 à 9h30 : Halte spirituelle au sanctuaire de Ceignac * « L'espérance, chemin pour la mission » Intervenant : P. Jean-Claude Lazuech, recteur du sanctuaire. Abri des pèlerins à Ceignac. Infos et inscriptions : sanctuaire.ceignac@rodez-catholique.fr 05 65 71 40 49
Du dimanche 18 au dimanche 25 janvier * Semaine de prière pour l'unité des chrétiens * Concert de la chorale chrétienne œcuménique de l'Aveyron le 22 janvier à 20h00 en l'église Saint-Joseph-l'Artisan à Onet-le-Château.
Mardi 20 janvier * Formation préparée par l'équipe diocésaine de la Pastorale liturgique et sacramentelle à destination des guides et futurs guides de funérailles. De 14h00 à 16h00 : Maison diocésaine Saint-Pierre.
Samedi 24 janvier 2026, 9h45 : Assemblée Générale ACE Aveyron, maison St-Pierre à Rodez
Samedi 24 janvier En chemin vers le Carême avec le CCFD-Terre solidaire Intervenants : membres de l'équipe diocésaine. Objectifs: s'approprier la thématique proposée par le CCFD-Terre solidaire pour le Carême 2026. Découvrir des outils proposés: cahier d'animation, cahier liturgique, livret de prière, poster. Expérimenter quelques animations. Partager. Public concerné : bénévoles du CCFD-Terre solidaire des équipes locales, prêtres, membres des EAP, des équipes liturgiques. Quiconque souhaitant accompagner le Carême en paroisse. Horaires: 9h30-16h30. > Contact : Hervé Alet rvalet@orange.fr 06 40 19 71 12 et 05 65 80 05 98
Mardi 27 janvier * Formation « Le nouveau Directoire pour la catéchèse (DPC) » : pour comprendre ce que suppose l'initiation chrétienne. Pour poursuivre la découverte et redécouverte de comment « les sacrements de l'initiation chrétienne, le baptême, la confirmation et l'Eucharistie posent les fondements de toute vie chrétienne ». Intervenants : des membres du Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat (SDCC), avec le soutien de Mgr Luc Meyer. Ouvert à toute personne intéressée par l'accompagnement. Horaires: 14h00-17h00. Lieu: Maison Saint-Pierre, Rodez. Contact et inscriptions: Marie Pecqueur : sdcatechumenat@rodez-catholique.fr 06 16 66 61 64
Samedi 7 février 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 4/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Samedi 14 février 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez