Les actus de nos paroisses
Les actus de nos paroisses
Les soirées de prière F.O.I. (Fraternité œcuménique internationale) entameront leur 10ᵉ année le lundi 19 octobre, à 20 h 30, à la salle des fêtes de Savignac. Les rencontres se déroulent chaque troisième lundi du mois.
F.O.I. est un réseau international de prière et d’évangélisation, lancé par la communauté du Chemin Neuf, fondée en 1971 par le père Laurent Fabre, jésuite. Cette communauté rassemble prêtres et laïcs, catholiques, protestants et orthodoxes, dans une démarche œcuménique.
Ces soirées ont pour objectif de prier et d’agir en faveur de l’unité et de la paix, au service de l’Évangile et dans l’écoute de l’Esprit Saint. Elles sont des temps de prière, de formation et de partage, nourris par des enseignements et des films consacrés à des témoins de l’Évangile, d’hier et d’aujourd’hui.
L’équipe F.O.I. se réjouit de retrouver les participants pour prier ensemble en faveur de l’unité et de la paix entre les Églises et les peuples.
Perdre quelqu’un de proche est une épreuve dont il est parfois difficile de se relever. Pourtant, des chemins existent pour cicatriser les blessures et prendre soin de l’amour qu’on a encore à donner. Découvrez les différentes étapes du deuil et les démarches permettant de mieux traverser ce passage. Un temps à part pour se délier du passé et … ouvrir l’avenir ! L’ultime étape de la vie est-elle la mort ? C’est ainsi que l’on parle généralement de la mort et que parfois même on l’explique aux enfants : « Il a fini de vivre ».
Aussi la résilience nous aide à avoir un autre regard sur la mort. Elle nous invite à garder la ferme assurance que la mort n’est pas la fin de tout, malgré la douleur de la perte d’un être cher, malgré le vide laissé par l’absence de celui que l’on a aimé, et sans occulter la souffrance d’une longue maladie, et parfois la solitude.
La paroisse Ste-Emilie du Villefranchois et les célébrations de funérailles : Le groupe Accompagnement de Deuil est proposé le 3ème mardi de chaque mois, aux familles et aux proches après les funérailles.
Le lieu : la Maison Paroissiale de Villefranche. Les animatrices sont Cheryl Nahas et un membre de la pastorale des funérailles.
Plus d’infos ? tél 05.65.45.21.27.
De nombreuses nominations et envois en mission ont été publiés par la chancellerie du diocèse de Rodez et Vabres. Ce document vient compléter les textes publiés en mai et juillet 2026.
La fête de saint Bruno, fondateur de l’ordre des Chartreux, a été célébrée mardi 6 octobre à la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. La messe, marquée par une belle solennité, s’est ouverte et achevée au son des cloches.
Au cours de son homélie, le père Aurélien de Boussiers a rappelé le rôle éminent joué par l’ordre cartusien dans l’histoire du Villefranchois, durant les trois siècles de présence des Chartreux en ces lieux. La célébration, concélébrée avec le père Ange-Martial Ahouma, a rassemblé une soixantaine de fidèles dans la chapelle de la Chartreuse Saint-Sauveur. Cette messe était dédiée à la mémoire des pères chartreux qui ont vécu dans ce monastère, mais aussi à l’intention des chartreux et moniales chartreuses qui, aujourd’hui encore, vivent dans la solitude et la contemplation de Dieu. Elle était également célébrée aux intentions des Villefranchoises et des Villefranchois.
Les chants, interprétés avec ferveur par Laurence Cagnat, étaient accompagnés au clavier par André Vigier, contribuant à la beauté et au recueillement de la célébration. À l’issue de la messe, un moment convivial autour d’une collation offerte par Geneviève Moles, avec fouace et boissons, a permis aux participants de prolonger ce temps de prière et de fraternité autour du traditionnel pot de l’amitié.
La Pastorale diocésaine des jeunes de 18 à 35 ans propose un concert de louange, samedi 31 octobre, à l’église des Augustins de Villefranche-de-Rouergue. Un groupe de jeunes musiciens et chanteurs invitera le public à vivre un temps de prière et de louange autour de chants joyeux, méditatifs puis plus dynamiques. Une belle occasion de se retrouver et de partager ensemble la joie de proclamer sa foi.
Ouvert à tous, ce concert est proposé avec une participation libre. Les dons recueillis alimenteront la cagnotte commune destinée à aider les jeunes Aveyronnais à participer aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en Corée du Sud, à l’été 2027. À cette occasion, des gâteaux, crêpes, cookies, marque-pages réalisés par les jeunes, bougies et autres créations seront également proposés à la vente au profit de la cagnotte JMJ. Ceux qui souhaitent contribuer peuvent apporter des gâteaux ou autres douceurs au début du concert.
Venez nombreux partager ce temps de louange et encourager les jeunes dans leur projet de partir aux JMJ !
Même sans pouvoir assister au concert, il est possible de soutenir le projet par un don. Par chèque, libellé à l’ordre de l’Association diocésaine de Rodez, en précisant « JMJ », à adresser à : Pastorale des jeunes JMJ, Maison Saint-Pierre, avenue Roger-Bourrat, 12000 Rodez. Les dons peuvent également être effectués en ligne sur le site du diocèse de Rodez.
Le concert mensuel aura lieu vendredi 16 octobre de 18h15 à 19h15. Notre sympathique carillonneur Villefranchois, Paul-Henri Mériau, nous fera profiter de superbes mélodies. Et en prime, le public pourra monter au clocher pour voir jouer le carillonneur. Alors venez !
Villefranche-de-Rouergue, Monteils
Corinne et Olivier LANDEZ, sa fille et son gendre ; Lionel et Barbara SALINGARDES, son fils et sa belle-fille ; Maxime et Typhanie, Margot, Fanny, Yannis et Quentin, ses petits-enfants; Arthur, son arrière-petit-fils ; Thérèse MODAINE, sa sœur ; Cécile et Alain BOS, sa sœur et son beau-frère ; Jacqueline SALINGARDES, sa belle-sœur et toute la parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Jeanne SALINGARDES née DALMON survenu à l'âge de 88 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 13 octobre 2026, à 15h00, en la collégiale Notre Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivies de l'inhumation au cimetière de Monteils. Un dernier hommage peut lui être rendu à son domicile. Pompes Funèbres PFG Villefranche de Rouergue 23, allée Aristide Briand 12200 Villefranche de Rouergue tél 05 65 45 17 93
Maleville
Claude et Marie-Josée TAMALET, son fils, sa belle-fille ; ses petites-filles et arrière-petits-enfants ; sa sœur, ses frères, ses beaux-frères et belles-sœurs ; ses neveux et nièces, et toute sa parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Denise TAMALET née LAGRIFFOUL survenu à l'âge de 93 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 14 octobre 2026, à 10h30, en l'église Saint-Hilaire-et-Saint-Pierre de Maleville, suivie de l'inhumation au cimetière de Maleville.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Elbes
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Simone DELZESCAUX née POUXVIEL décédée le 12 octobre 2026 à l'âge de 99 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 15 octobre 2026 à 15h00 en l’église Saint-Jacques & Saint-Roch d'Elbes de Martiel 12200, suivies de l’inhumation au cimetière d’Elbes.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture a été créée en 1974 afin de lutter contre la pratique de la torture et pour le respect de la dignité humaine. La lutte pour l’abolition de la peine de mort est devenue dès 1982 le deuxième mandat de l’ACAT, puis en troisième mandat l’accueil de l’étranger. Nous sommes une ONG (organisation non gouvernementale) de défense des droits de l’homme chrétienne. Après 52 ans d’existence, plus que jamais, l’ACAT a besoin de chaque bonne volonté ainsi que de vos prières.
Comment agit l’ACAT ? Par le plaidoyer auprès des gouvernements, devant la Cour européenne des droits de l’homme, ou encore devant l’ONU, et par des actions ponctuelles simples : l’envoi d’une carte pré-imprimée au consulat ou au gouvernement d’une personne que nous défendons. Nous agissons aussi par mails, et grâce aux milliers de mails, lettres ou cartes envoyées par les adhérents de l’ACAT, ce sont plus d’une centaine de personnes qui sont libérées chaque année !
Tous les 26 juin, Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, l’ACAT organise la « Nuit des veilleurs ». Lors de la veillée de prière qui a eu lieu à la salle paroissiale de Villefranche, une douzaine de personnes s’étaient retrouvées pour prier, chanter et agir pour soutenir des défenseurs de l’environnement, emprisonnés et torturés. Touchés par ce manque d’humanité, un élan s’était levé pour résister à l’indignité. Pensons aux messages de paix prononcés par Léon XIV et retenons cette phrase puissante par sa charité : « notre seule arme est celle de l’amour qui se donne ».
Pour la fête de Sainte Thérèse à Saint-Igest, autour d’un stand d’informations sur les activités de l’ACAT animé par Jacques Scotti et son épouse Nicole, avec la participation de Corinne Weber, vice-présidente de l’ACAT, plusieurs personnes se sont manifestées pour accepter de faire partie d’un nouveau groupe sur Villefranche et ses environs.
Si vous souhaitez rejoindre le groupe ACAT Villefranche ou obtenir des informations pour adhérer à l’association, appelez Jacques Scotti au 07 89 44 60 75. N’hésitez pas à consulter https://www.acatfrance.fr/ , vous pourrez y découvrir toutes nos actions.
La lutte contre la torture est une bataille sans fin mais nécessaire. Qui viendra nous secourir si un jour c’est nous qui la subissons ? L’ACAT soutient les familles dans les cas de disparitions forcées de personnes vers des destinations inconnues et pour certaines jamais retrouvées ; et lutte pour l’abolition de la peine de mort partout dans le monde, par exemple en Iran où elle est pratiquée sur les jeunes manifestants contre le port du voile.
« …. toutes les nuits, on entend des hommes hurler sous la torture. En entendant ces cris (cris de bêtes hurlant de douleur), on souffre autant que si on recevait soi-même les coups. » Mehdi Zana, 11 ans dans les geôles turques.
Le tarif d'adhésion à l’ACAT est de 24 euros pour la première année en cotisation simple.
Cotisation simple (1re année) : 24€ (entièrement défiscalisable).
Cotisation avec revue Humains (1re année) : 36€ (inclut 4 numéros du magazine trimestriel, dont 24€ défiscalisables).
Tarifs de renouvellement (à partir de la 2e année)
Cotisation simple : 52€.
Cotisation avec revue Humains : 68€.
Cotisation couple simple :80€ (pour deux personnes du même foyer)
Cotisation couple avec revue Humains : 96€.
Au lendemain des quatre jours exceptionnels de la visite en France de Léon XIV se pose nécessairement la question de ses conséquences. Dans quelle mesure la parole du Pape « prononcée dans le contexte historique et actuel de notre pays » peut-elle être prolongée dans un nouvel élan ? Un élan qui ne peut être que missionnaire. Léon XIV a montré qu’il connaissait le passé missionnaire qui permit l’évangélisation de l’Afrique et d’une partie de l’Asie aux deux siècles précédents. Pouvait-on prendre son parti de l’extinction de cette flamme évangélisatrice d’autant plus sensible que ce sont aujourd’hui les nations évangélisées par ces congrégations missionnaires qui viennent à notre secours, pour remédier à la pénurie des prêtres ?
Il est possible que l’attitude du pape François à l’égard de l’Europe actuelle s’expliquât par ce constat d’une sorte d’immobilité spirituelle, alors que ce qu’il appelait les « périphéries » témoignait au contraire d’un dynamisme nouveau.
Il semble bien que la conviction de son successeur soit différente. N’a-t-il pas démontré par sa seule présence qu’il y avait encore de belles énergies qui ne demandaient qu’à prendre leur essor ? C’est le sentiment qu’exprimait le philosophe Pierre Manent dans un récent entretien : « Léon entrevoit ou devine que la catholicité française recèle des ressources insoupçonnées qu’il est encore temps de ranimer. Sa visite a déjà accompli plus que nous n’osions espérer » (Le Figaro 2 octobre).
On peut noter aussi que le Pape est attentif au rebond du catéchuménat et des demandes de baptême qui s’est manifesté ces dernières années. C’est le signe d’un réveil du côté de générations qui mesurent l’absence de sens d’un monde voué à ce que le sociologue Gilles Lipovetsky appelle l’« ère du vide. » L’effacement de la culture chrétienne n’a correspondu à aucune affirmation positive susceptible de combler l’attente des esprits et des cœurs. Trop souvent, c’est le dénigrement « wokiste » et la déconstruction qui se sont imposés, produisant un climat délétère. Celui qui se manifeste en Europe par le refus de la vie.
Lorsque le Pape incite les jeunes à se marier et à accueillir des enfants, c’est qu’il ressent ce lien entre le nihilisme et l’hiver démographique qu’un Pierre Chaunu avait annoncé sans qu’on puisse l’entendre.
Mais pour pouvoir surmonter cette dépression, il y a lieu de reconsidérer la mentalité qui s’est trop souvent imposée dans les milieux catholiques. C’est sur ce point que Pierre Manent attire notre attention. Il désigne par « religion de l’humanité », ce qui semble s’être substitué au mystère chrétien. C’est Auguste Comte qui avait voulu créer une telle religion qui correspondait à ce qu’il appelait l’« âge positif » ou « scientifique ».
De même un certain « humanisme » contemporain voudrait se fonder sur les seuls droits de l’homme, sans envisager les soubassements anthropologiques qui déterminent notre dignité. L’alignement sur un tel humanisme amène l’oubli et même le rejet de l’esprit missionnaire, celui qui s’enracine dans la certitude que l’homme a été créé à l’image de Dieu et que sa dignité est d’ordre surnaturel. Ce n’est pas seulement le souci du semblable dont il s’agit, mais la flamme intérieure qui éveille à la relation avec Dieu.
C’est cela que Léon XIV est venu rappeler : « Je suis allé avant tout en France pour prêcher l’Évangile, pour proclamer la bonne nouvelle, pour réaffirmer ce que Jésus lui-même dit lorsqu’il affirme : “Je suis le chemin, la vérité, la vie.” »
Président du Conseil pour l’Enseignement catholique de la Conférence des évêques de France, évêque de Nanterre, Mgr Matthieu Rougé revient sur les propos de Léon XIV en France, défendant une "juste laïcité". Si la neutralité n’empêche pas le dialogue, la liberté de l’Église dans toutes ses missions est légitime dans l’espace public.
"Jésus ne mâche pas ses mots", "il bouscule nos mentalités contemporaines", a déclaré avec force et simplicité Léon XIV durant son homélie dominicale à Lourdes. En véritable disciple du Christ, le Pape lui-même, sans sortir de son inébranlable sérénité, n’a pas "mâché ses mots" durant son voyage apostolique de septembre 2026, au risque de "bousculer les mentalités" françaises contemporaines, en particulier à propos de la laïcité. "Une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun, pour que le monde ait la vie", a rappelé Léon XIV dès son premier discours, en présence du Président de la République, au Palais de l’Élysée.
Le Pape s’est montré plus précis encore durant son allocution aux évêques de France dans l’hémicycle de leurs assemblées plénières à Lourdes :
"Vous vivez actuellement sous un régime de laïcité bien particulier, issu d’une histoire mouvementée, aujourd’hui apaisée, mais qui doit permettre à l’Église d’accomplir sa mission. Que l’équilibre laborieusement obtenu soit peu à peu remis en cause, comme cela se produit ailleurs dans le monde occidental, ne doit pas vous résigner. Je vous invite à faire preuve de vigilance pour défendre la liberté et les droits de l’Église à évangéliser, à éduquer à la vraie liberté et à pratiquer publiquement le culte, afin que, de manière visible, la charité puisse être exercée au nom de Jésus-Christ."
En quoi ces propos peuvent-ils paraître excessivement incisifs à certains tenants sourcilleux de la laïcité à la française ? Il ne faut jamais oublier qu’existe en France depuis le début du XXe siècle un débat constant sur la laïcité, qui traverse la gauche laïque elle-même : il y a, d’un côté, le parti d’Émile Combes et d’une laïcité d’exclusion, et, de l’autre, celui d’Aristide Briand et d’une laïcité de dialogue. Pour les premiers, la religion doit être strictement reléguée dans le domaine privé ; pour les seconds, elle a sa place dans la société à condition de ne pas nuire à l’ordre public. Pour les premiers, seule la liberté "de conscience" doit être respectée ; pour les seconds, il est légitime d’honorer la liberté proprement "religieuse" qui assume la part sociale de l’appartenance confessionnelle. Il est impressionnant de constater qu’un certain nombre d’acteurs politiques ou commentateurs journalistiques font du Combes sans le savoir, comme Monsieur Jourdain avec la prose, au point de trouver déplacé que le Pape rappelle tranquillement qu’une "juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public".
Un responsable aussi expérimenté et républicain, au sens fort du terme, que l’ancien ministre de l’Intérieur et Premier ministre Manuel Valls, a rappelé, dans L’Express, le cadre effectif de la loi de 1905 : "Le Pape a raison, la laïcité n’est ni l’athéisme d’État ni l’effacement du religieux." "C’est dans le service public, ajoute Manuel Valls, — l’école, la mairie, l’hôpital, le tribunal — que la neutralité s’impose, parce que l’État appartient à tous." Ainsi a-t-il clairement rappelé la distinction entre la société, où les religions peuvent s’exprimer (en respectant évidemment l’ordre public), et l’État, tenu à une saine neutralité. Cette neutralité n’empêche pas le dialogue.
Voilà pourquoi le Pape a salué à l’Élysée "le travail effectué dans le cadre de l’Instance de dialogue entre le Saint-Siège, l’Église catholique en France et le gouvernement français". Ce rendez-vous annuel a été institué, dans l’esprit d’Aristide Briand pourrait-on dire, sous la présidence de Jacques Chirac, Lionel Jospin étant Premier ministre (et, à l’époque, Manuel Valls et Alain Christnacht ses conseillers). Il s’agissait, à l’initiative en particulier du cardinal Jean-Marie Lustiger, alors archevêque de Paris, de provoquer une occasion régulière d’échange global de fond au plus haut niveau entre les responsables de l’Église et de l’État. Il ne suffit cependant pas d’échanger : encore faut-il que les termes de l’échange soient ajustés. Comme a eu l’occasion de l’expliquer le grand juriste Jean-Marc Sauvé, ancien vice-président du Conseil d’État mais aussi ancien président des Apprentis d’Auteuil, le risque est réel aujourd’hui de vouloir assimiler le "service public", tenu à la neutralité, et "l’utilité publique", à laquelle peuvent contribuer des œuvres confessionnelles. C’est à ce débat que fait allusion le Pape quand il demande que "la charité puisse être exercée au nom de Jésus-Christ".
Un des points névralgiques de la laïcité française réside dans la liberté scolaire, objet récurrent de débats voire de tensions. Le Pape ne s’y est pas trompé :
"Je voudrais simplement évoquer l’enseignement catholique, a-t-il déclaré devant les évêques à Lourdes, dont le “caractère propre” se trouve ces temps-ci remis en question. Il est heureux que les établissements d’enseignement catholique soient largement ouverts à ceux qui ne partagent pas notre foi. Cet accueil généreux et respectueux de la liberté de conscience de chacun est prometteur d’une grande fécondité pour tous, pour la société et pour l’Église elle-même."
Ainsi Léon XIV rappelle-t-il la juste combinaison de l’ouverture à tous, par laquelle l’enseignement catholique participe à l’effort éducatif global de la société, de l’enracinement confessionnel, qui se déploie dans son "projet éducatif singulier", et d’une proposition de la foi pleinement respectueuse "de la liberté de conscience de chacun". "Personne ne doit donc s’étonner, précise encore le Pape, des occasions offertes au sein de tout établissement catholique de rencontrer Jésus-Christ et d’entendre sa Parole".
Ces clarifications devraient encourager tous les acteurs de l’éducation à dépasser les affrontements idéologiques qui surviennent régulièrement pour rassembler leurs efforts en vue de la transmission des savoirs fondamentaux, de la prise en compte des nouveaux défis de l’intelligence artificielle et de la réponse à apporter à ce mal-être d’une bonne partie de la jeunesse, qui est sans doute sous-jacent à ses manifestations de violence. Comme l’a déclaré Léon XIV à l’Unesco : "Aucune éducation n’est complète si elle ne parle pas de la question du sens."
Les débats éthiques actuels, en particulier celui de la fin de vie, a aussi permis au Pape de préciser les termes d’une juste laïcité.
"La parole de l’Église a toute sa place dans le débat public en France, a rappelé Léon XIV ; elle possède, par nature, une autorité prophétique. Même si elle n’est pas toujours entendue, elle y est attendue. Je connais votre détermination et votre courage — vous l’avez bien montré lors des récents débats sur la fin de vie —, et je vous invite à la persévérance, avec toutes les personnes de bonne volonté qui défendent les mêmes valeurs."
Ces "valeurs" éthiques ne sont pas strictement confessionnelles. Déployées grâce à une argumentation rationnelle, au nom même de la valorisation chrétienne de la raison humaine, elles permettent à l’Église de participer en toute légitimité à la conversation démocratique. Reprenant ce thème lors de sa poignante recontre avec des personnes malades et handicapées ainsi qu’avec des soignants, le Pape a affirmé avec une certaine solennité : "Ce qui est légal n’est pas nécessairement moral." La morale bien sûr engage à observer les lois justes mais le cadre légal est heureusement loin de régir tout le champ de l’action humaine : il n’est pas illégal, par exemple, mais il est immoral de manquer de sollicitude à l’égard des plus pauvres.
Par ailleurs, il arrive que le cadre légal lui-même préserve la possibilité d’une distance morale à l’égard de ce qu’il prescrit : c’est le cas, dans la loi sur la fin de vie, avec l’objection de conscience des médecins et, à la décision du Conseil constitutionnel, l’objection de conscience des pharmaciens et la permission pour les établissements de santé dont la charte le prévoit de ne pas y pratiquer pas la mort provoquée. Léon XIV ne remet donc nullement en cause le plus juste de notre cadre juridique mais la laïcité qu’il promeut est bel et bien un principe de liberté.
Monsieur Vincent, géant de la charité, nous échappera toujours et ne se laissera pas appréhender facilement. Mais il nous dit avec son air malicieux de gascon : « le temps change tout ». Alors, que nous dit-il, 350 ans après et toujours vivant ?
Saint-Benoît (480-547), père du monachisme en Occident est célébré chaque année le 11 juillet. Le Père Louis-Marie Coudray, bénédictin à l’abbaye du Bec-Hellouin (Normandie) et à Abu Gosh (Israël) pendant 35 ans (1980-2015) nous raconte l’importance de ce saint et l’influence de Saint-Benoît dans la vie monastique.
« Le 30 septembre 2018, nous avons reçu l’abbé Fouque, enfant de Marseille, comme modèle dans la suite de Jésus. » Témoignage de Monseigneur Georges Pontier, archevêque émérite de Marseille et président de la Conférence des évêques de France de 2013 à 2019. Il a vécu dans une période difficile des relations entre l’Église et l’État. Bien des aspects […]
Chaque semaine, Charlotte Pérot raconte sa vie de viticultrice dans le Lot : ses chroniques mêlent vie à la campagne, amour des mots, famille, engagements et espérance. Cette semaine, elle évoque son église de campagne et la petite communauté de paroissiens qui s'y réunissent.
À travers le monde, sur tous les chemins du pape, à Lourdes, Metz ou Paris, l’Église a mille visages. La nôtre aussi, ici. L’assemblée est plutôt âgée, nous sommes clairsemés sur les bancs, mais de loin et pendant la messe du dimanche, il semble que nous formions foule. Peu de familles. Nous sommes à la campagne, c’est à l’image de la population en général. Où les autres se cachent-ils ?
Notre curé est aussi professeur de musique. Il tente de couvrir dans sa mission les vingt-cinq communes et cinquante-trois clochers d’une paroisse qui s’étend sur à peu près 40 km de long et une vingtaine de large. Il vadrouille, notre curé ! Il se démultiplie et essaie d’aller un peu partout, en particulier lors des fêtes votives.
Au quotidien, nous, les fidèles, nous partageons les clés de quelques églises. De nombreuses autres, qui restent fermées, ponctuent le paysage et veillent sur nous. Elles restent là, prêtes à nous accueillir; promettent un autre temps possible.
« Nous nous connaissons sans nous connaître, nous nous effleurons, faisons famille en sachant peu les uns des autres. »
Comme nous ne sommes pas nombreux, nous connaissons nos visages. Même pendant les vacances, ce sont souvent les mêmes dont on croise le regard. Ce sont « les Parisiens » – on appelle ainsi tous ceux qui viennent d’ailleurs –, qui rehaussent de leurs étoffes et de leur bronzage l’allure de notre assemblée de campagne.
Il y a les très anciens, un couple si vieux qu’on se demande comment il a encore la force de venir, et qui des deux restera un jour seul. D’ailleurs, cela fait quelque temps que je ne vois plus monsieur. Il y a tous ceux qu’on aime et qu’on reconnaît.
On souhaite qu’ils soient là pour toujours, comme les vitraux et les statues, mais on sait que leur temps, comme pour tous, n’aura qu’un temps. Ainsi en fut-il d’Edmond. Il était simple et beau, il était jeune, adulte resté enfant. J’ai appris durant les vendanges qu’il était mort noyé dans la petite rivière de son village. C’était il y a un an, et je viens de l’apprendre.
Nous sommes donc peu dans notre église, nous nous voyons souvent, mais nous restons relativement étrangers les uns aux autres. La messe n’est pas un endroit mondain et c’est bien ainsi. Nous nous connaissons sans nous connaître, nous nous effleurons, faisons famille en sachant peu les uns des autres. Nous chantons, prions ensemble, nous saluons, et repartons heureux, ainsi. Chacun en sa vie, en cela si petite, si finie. Qu’il est heureux le Père qui sait tout de tous !
À l’audience générale du 30 septembre, deux jours après son retour à Rome, le Saint-Père a dressé un bilan de son voyage apostolique en France. Il a salué les grands signes d’espérance qui se sont révélés sur son passage, laissant présager une « renaissance » de la France catholique.
« Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Aujourd’hui, je souhaite vous parler du voyage apostolique en France que j’ai effectué ces derniers jours. Ce fut un grand don pour moi et pour le peuple de Dieu dans ce pays, et j’en rends grâce au Seigneur. […]
Je voudrais rassembler les réflexions et les impressions – encore très vives – de cette visite pastorale autour d’un seul et même grand symbole : la cathédrale Notre-Dame de Paris. C’est là, l’après-midi du premier jour, que nous avons célébré les vêpres de la Bienheureuse Vierge Marie, une liturgie solennelle et en même temps festive, où la musique, le chant et la beauté du temple faisaient vibrer les cœurs unis dans la prière. Précisément Notre-Dame, avec le drame qu’elle a vécu, peut symboliquement éclairer tout ce voyage apostolique, en offrant une clé de lecture que je résumerais en un mot : renaissance.
La cathédrale de Paris, qui semblait encore il y a sept ans à peine mortellement blessée par un immense incendie, est aujourd’hui reconstruite et plus resplendissante que jamais. […] Sa restauration a été la preuve qu’une collaboration est possible entre l’Église, l’État, les institutions publiques et la société civile […]. La synergie au service du bien commun devrait être la norme, […] et le critère fondamental sur lequel fonder cette collaboration, la dignité de la personne humaine.
Mais surtout, Notre-Dame est l’image de l’Église faite de pierres vivantes, du peuple saint de Dieu. Il est intéressant de mettre en parallèle la célébration des vêpres dans la cathédrale et la veillée des jeunes qui s’est déroulée le soir même au grand Stade de France à Paris. Deux lieux complètement différents, et pourtant deux événements complémentaires, presque unis spirituellement. Qu’est-ce qui les unissait ? L’Église, qui n’est pas faite de pierres ou de béton, mais de personnes qui aiment Jésus-Christ parce qu’elles ont été aimées par Lui. À Notre-Dame, il y avait les prêtres et les diacres, les personnes consacrées, les animateurs pastoraux ; au stade, il y avait la nouvelle génération française : nouvelle – dirais-je – non seulement par son âge, mais plus encore par son esprit, par la liberté de son cœur et de sa foi. Des jeunes qui ont chanté, crié, mais qui sont aussi restés silencieux, à l’écoute. Des visages attentifs et émus, qui témoignaient de cœurs avides de vérité et d’amour. Je leur ai dit avec joie : « Vous êtes les saints de France ! » Cette veillée a été un grand signe d’espérance. […] Il y a cependant dans l’Église de France un signe de renaissance qui perdure depuis quelques années, à savoir le nombre remarquable et croissant de jeunes et d’adultes qui demandent le baptême. […]
Le moment fort de ma visite dans la capitale a été la messe sur la Place de la Concorde. Là, le signe de la renaissance s’est manifesté de manière surprenante : l’assemblée liturgique, qui rassemblait sur cette vaste place les prêtres, le chœur et une foule considérable, s’étendait sur toute l’Avenue des Champs-Élysées jusqu’à l’Arc de Triomphe et au-delà.
Au moment de la communion, tous ont pu s’approcher de l’Eucharistie, distribuée partout. Voilà la véritable reconstruction, la restauration de l’Église que seul Dieu peut accomplir, par l’intercession de la Vierge Marie.
Il était donc naturel et nécessaire qu’après Paris, je me rende en pèlerinage à Lourdes, pour vénérer la Mère de l’Église, Marie, celle qui, à l’heure de la passion et de la mort, maintient allumée la lampe de la foi et de l’espérance. À Lourdes, le Seigneur, par la sollicitude maternelle de la Vierge Marie, adresse à tous, pèlerins et surtout malades dans leur corps et dans leur esprit, un message d’espérance et de renaissance. Un message que j’ai voulu relancer ouvertement : toute vie humaine, quelle que soit sa condition, même dans la plus grande fragilité, conserve sa dignité inviolable et mérite d’être soignée, accompagnée, soulagée de ses souffrances avec une compassion humaine et à l’aide des moyens offerts par la science. C’est pourquoi Lourdes représente pour le monde entier un sanctuaire de la civilisation de l’amour. […]
La troisième et dernière étape de ce voyage apostolique a été la ville de Metz, située dans une région de France et d’Europe meurtrie par la Seconde Guerre mondiale. […] L’Europe contemporaine est née précisément comme un projet de paix après les ravages de la guerre. On peut dire que ce qui s’est passé à Notre-Dame de Paris avec l’incendie s’était produit en Europe avec la Seconde Guerre mondiale. Et l’Europe est née de nouveau, sur la base de ces principes de démocratie, de solidarité et de fraternité entre les peuples qui doivent beaucoup à ses racines chrétiennes. Aujourd’hui encore, c’est sur ces fondements et grâce à cette « sève » vitale que le projet européen peut se renouveler, dans un monde bien plus globalisé. […]
Très chers amis, le thème de ma visite pastorale en France était “Pour que le monde ait la vie” (cf. Jn 6, 51). Ce sont là les paroles de Jésus, qui résument toute sa mission de salut et qui, tout au long de ce voyage, exprimaient pleinement le sens évangélique de chaque rencontre. Qu’elles inspirent désormais notre prière, en demandant à Dieu que cet événement de grâce porte des fruits abondants et durables. […]
Je vous bénis de tout cœur ! »
Depuis près de 3 000 ans, le prophète, dont l’histoire est consignée dans le Livre des Rois, reflète, par ses crises et ses élans, les grandes étapes de notre propre itinéraire spirituel. Notre parcours s’achève à l’Horeb, où il découvre que Dieu se manifeste dans l’ordinaire des jours, en silence.
C’est là, à l’Horeb, qu’Élie va faire l’expérience ineffable du mystère de Dieu. Dieu lui promet qu’il va passer. Mais ce n’est ni dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni dans le feu. Et voilà qu’Élie comprend que le feu avec lequel il a voulu prouver le vrai Dieu n’est rien. Car le Seigneur n’était pas dans le feu. Les événements exceptionnels, les shows à grand spectacle, s’ils peuvent représenter des temps forts de nos vies, ne sont rien face à l’importance de la présence de Dieu dans la banalité des jours. Cela, Élie l’apprend dans un événement intraduisible : « comme une voix de fin silence ».
C’est un silence qui parle et une voix qui se tait. Un silence comme une vraie question qui est aussi pour nous : « Que fais-tu ici Élie ? » Il répond comme il peut, fanfaronnant malgré tout encore un peu – « Je suis resté moi seul et on cherche à m’enlever la vie » –, mais le Seigneur lui fait comprendre avec délicatesse qu’il n’est pas seul, que d’autres sont restés fidèles et qu’il va lui falloir les rejoindre.
Sur sa parole, il remonte au nord, à Damas, et va sur le chemin trouver Élisée et en faire son successeur.
Nous sommes toujours tentés de courir chercher Dieu là où nous croyons qu’il se manifeste avec force, dans les grands rassemblements, les temps forts, les manifestations charismatiques qui jouent sur le ressenti. Non que ces lieux-là soient illégitimes, mais ils sont accessoires par rapport à la grande expérience de foi que nous traversons tous : l’expérience de l’ordinaire des jours, du silence de Dieu, de la vie quotidienne. Le Christ dans l’Évangile n’a fait que cela : accompagner les siens dans la vie ordinaire. Élie nous rappelle que nous n’avons pas besoin d’« influenceurs » ou d’apologètes et que les succès d’apparence ne sont en rien un signe de l’Esprit.
Commencer et recommencer
Dès le début de sa vie, il a eu cette formule que les premiers moines du désert ont reprise comme étant la règle même de toute vie religieuse : « Par la vie du Seigneur devant qui je me tiens », ou encore « Le Seigneur est vivant devant qui je me tiens ». Retraçant l’existence ascétique du premier d’entre eux, Athanase d’Alexandrie, déplaçant la virgule, fera dire à Antoine le Grand, père des moines : « Le Seigneur est vivant devant lequel je me tiens aujourd’hui. » Il s’agit de débuter constamment, de ne jamais se croire arrivé. La leçon d’Antoine, que le dominicain Christophe Boureux a magnifiquement résumée, c’est que le démon, « c’est ce qui empêche de commencer ».
Ainsi, le véritable prophète n’est-ce pas celui qui apprend ainsi, chaque jour, à se tenir devant Dieu, à commencer et recommencer, à découvrir qu’il n’est pas meilleur que ses pères, et pourtant à voir ce qu’il voit et à le dire ? Le premier lieu de l’obéissance, c’est la réalité, le consentement à ce qui est, différent de ce que l’on imagine, idéalise ou rêverait. L’attention à la réalité est sans doute le seul moteur pour tenter de la changer un peu. Le véritable prophète n’est pas quelqu’un qui annoncerait l’avenir comme par magie, mais celui qui voit ce qui est et annonce que si l’on continue à ne rien changer, il est possible que cela se passe mal. Il dit ce qui est pour que l’on évite le drame. Nul doute qu’Élie, l’homme de Dieu, se retrouverait dans ce portrait.
Premier Livre des Rois 19, 9-21
Là, il entra dans la grotte et il y resta pour la nuit. Voici que la parole du Seigneur lui fut adressée, lui disant : « Que fais-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaot, parce que les Israélites ont abandonné ton alliance, qu’ils ont abattu tes autels et tué tes prophètes par l’épée. Je suis resté moi seul et ils cherchent à m’enlever la vie. » Il lui fut dit : « Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur. » Et voici que le Seigneur passa.
Il y eut un grand ouragan, si fort qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans le feu et après le feu, la voix d’un silence subtil. Dès qu’Élie l’entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la grotte.
Alors, une voix lui parvint qui dit : « Que fais-tu ici, Élie ? » Il répondit : « Je suis rempli d’un zèle jaloux pour le Seigneur Sabaot, parce que les Israélites ont abandonné ton alliance, qu’ils ont abattu tes autels et tué tes prophètes par l’épée. Je suis resté moi seul et ils cherchent à m’enlever la vie. »
Le Seigneur lui dit : « Va, retourne par le même chemin, vers le désert de Damas. Tu iras oindre Hazaël comme roi d’Aram. Tu oindras Jéhu fils de Nimshi comme roi d’Israël, et tu oindras Élisée fils de Shaphat, d’Abel-Mehola, comme prophète à ta place. Celui qui échappera à l’épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir, et celui qui échappera à l’épée de Jéhu, Élisée le fera mourir. Mais j’épargnerai en Israël sept milliers, tous les genoux qui n’ont pas plié devant Baal et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé. »
Il partit de là et il trouva Élisée, fils de Shaphat, tandis qu’il labourait 12 arpents, lui-même étant au douzième. Élie passa près de lui et jeta sur lui son manteau. Élisée abandonna ses bœufs, courut derrière Élie et dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis j’irai à ta suite ? » Élie lui répondit : « Va, retourne, que t’ai-je donc fait ? » Élisée le quitta, prit la paire de bœufs et l’immola. Il se servit du harnais des bœufs pour les faire cuire, et donna à ses gens, qui mangèrent. Puis il se leva et suivit Élie comme son auxiliaire.
Le Seigneur n’était pas dans le feu
Le contraste est saisissant entre le succès d’Élie qui avait fait descendre le feu du ciel sur l’holocauste et cette révélation que « le Seigneur n’était pas dans le feu ». Les succès d’apparence ne sont rien si la vie ordinaire n’est pas cohérente et ajustée au Dieu vivant.
Silence subtil
Oxymore intraduisible, car c’est à la fois un silence et une voix. Emmanuel Levinas traduit : « Une voix de fin silence. »
Moi seul
Élie redit exactement les mêmes mots à deux reprises, comme si sonné par la révélation de Dieu qu’il vient de vivre, il n’avait que cela à redire. Mais si on lit à haute voix le texte, nul doute que le ton de la voix employé lors de cette reprise n’est plus le même.
Sept milliers
Le Seigneur montre ici sa délicatesse et son humour. À deux reprises, Élie dit qu’il est resté seul, et sans le reprendre directement, le Seigneur lui rappelle qu’il y en a plus de sept mille qui Lui sont aussi restés fidèles.
Manteau
Le manteau et plus généralement les vêtements sont comme le prolongement de l’être de la personne. Élie procède ici à un acte de transmission.
Retourne
Des scènes des cycles d’Élie et Élisée seront souvent reprises plus ou moins à l’identique dans les Évangiles. On se souvient ici de l’expression de Jésus qui répond à un disciple : « Laisse-moi d’abord enterrer mon père », « Laisse les morts enterrer les morts » (Matthieu 8, 18).
Villefranche, vendredi 9 octobre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Pèlerinage au sanctuaire de Saint-Igest : Dimanche 4 octobre, de nombreux fidèles venus de Villeneuve, Villefranche-de-Rouergue et des paroisses voisines se sont retrouvés avec ferveur au sanctuaire de Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, à Saint-Igest, pour le traditionnel pèlerinage annuel. Article et photos en page actus.
La fête de saint Bruno, fondateur de l’ordre des Chartreux, a été célébrée mardi 6 octobre à la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. Assisté du père Ange-Martial Ahouma, le père Aurélien de Boussiers a célébré la messe, puis a rappelé le rôle éminent joué par l’ordre cartusien dans l’histoire du Villefranchois. Article et photos en page actus.
Dans la presse chrétienne, voir ci-dessus.
Le Parcours Alpha vous invite à la réunion de rentrée qui se tiendra vendredi 9 octobre à 19h30, dans la Maison paroissiale à Villefranche de Rouergue. Clic page Alpha
Un groupe de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) est en cours de création à Villefranche-de-Rouergue et dans ses environs. Une initiative destinée à rassembler celles et ceux qui souhaitent agir concrètement pour la défense des droits humains. Plus d’infos en page actus.
A noter : samedi 31 octobre, concert de louange, dans l’église des Augustins à Villefranche. Participation libre. Les recettes contribueront au financement des Journées Mondiales de la Jeunesse 2027. Détails en page actus.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du lundi 11 au dimanche 18 octobre : Semaine missionnaire mondiale
vendredi 16 octobre de 18h15 à 19h15 : concert de carillon
Samedi 17 octobre Journée de rentrée Théophile. De 10h00 à 17h00, Maison diocésaine Saint-Pierre. Thème de l’année : « L’éthique chrétienne ou l’Évangile en actes ». Contact : service diocésain de formation permanente, 05 65 68 82 81, sdfp@rodez-catholique.fr
20 octobre 2026 : Webinaire intelligence artificielle à propos de la publication de Magnifica Humanitas. Clic pour en savoir plus
Jeudi 22 octobre 2027, année d’échéances électorales en France : regard sur la situation politique. De 19h00 à 20h45, Maison diocésaine Saint-Pierre ou en visio depuis Baraqueville, Capdenac, Millau, Saint-Affrique, Villefranche-de-Rouergue, Espalion, Laguiole et Réquista. Intervenant : Dominique Reynié, politologue aveyronnais, professeur à Sciences Po.
Vendredi 23 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 20h30 à 22h00, Maison diocésaine Saint-Pierre ou en visio depuis Espalion, Millau, Réquista, Saint-Affrique, Villefranche de-Rouergue. Intervenant : Françoise-Emmanuelle Doron, biographe et père Alexis de Brebisson, membres de l’Institut Notre-Dame-de-Vie.
Samedi 24 octobre Dix ans de béatification du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. De 10h00 à 15h00, sanctuaire Notre-Dame de Ceignac. 10 heures : chapelet médité et confessions. 10 h 45 : messe suivie d’un pique-nique tiré du sac. 13 h 30 : conférence sur les pas du père Marie-Eugène en Aveyron.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Samedi 31 octobre Concert de Louange « En route vers les JMJ de Séoul » 18h30, chapelle des Augustins, Villefranche de-Rouergue. Tout le monde est bienvenu pour soutenir les jeunes du diocèse qui vont partir aux Journées mondiales de la jeunesse en août prochain. Contact : 07 88 63 95 43, sdpj@rodez-catholique.fr
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.