Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Entretien. À l’approche de la visite du pape, le cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, confie à France Catholique les attentes et les enjeux du voyage.
Cardinal Jean-Marc Aveline : Je me suis rendu au Vatican il y a un peu plus de quatre mois pour demander à Léon XIV de venir en France cette année, il était tout à fait ouvert à cette idée, mais son agenda était plein jusqu'en 2028. Je me suis alors rapproché de son secrétaire qui tient son agenda, nous l'avons regardé ensemble et il m'a confié : « Regarde, c'est tout plein. Ah non il y a une date là, du 25 au 27 septembre. Le pape devait se rendre au Pérou mais il m'a dit la semaine dernière qu'il n'irait pas ». J'ai saisi l'occasion pour dire au responsable de l'agenda papal : « Tu barres Pérou et tu mets France ! Et moi je m'occupe du reste ». J'ai donc tout de suite imaginé un déplacement de trois jours avec Paris et lourdes comme rendez-vous incontournable. Ensuite, le Saint-Père m'a dit qu'il voulait bien rester jusqu'au lundi. Je lui ai donc suggéré de venir à Metz sur une terre de réconciliation après avoir été meurtrie par les deux guerres mondiales. Le pape a tout de suite accepté car il lui tient à cœur de parler de l'Europe chrétienne lors de son séjour en France.
Seul le Bon Dieu peut définir la vocation spirituelle de la France mais nous pouvons l'appréhender en suivant à la trace l'histoire de la sainteté dans notre pays, en nous inspirant des femmes et des hommes qui ont témoigné de l'Évangile dans leur vie de prière, de contemplation, en œuvrant dans le domaine de l'éducation ou au service des malades. L'âme de notre pays est habitée par le désir de s'occuper de ceux qui en ont le plus besoin, de témoigner de l'amour dont Dieu aime le monde et de partager l'amour du Christ en le portant aux confins de la terre. Souvenons-nous du formidable élan missionnaire porté par les prêtres et les religieux français au XIXe siècle ! Partageons ce que nous avons reçu à travers de grandes figures de sainteté : l'attrait pour l'intériorité et l'universalisme, deux choses importantes pour le monde.
Ce que je perçois de Léon XIV, c'est qu'il attend de mieux nous comprendre pour nous encourager à témoigner de notre foi. Il souhaite aussi partager des moments de prière et de joie et j'espère qu'une grande liesse populaire sera au rendez-vous car il nous faut dire à ce pape que nous l'aimons et qu'il est ardemment attendu ! Léon XIV reçoit fréquemment les évêques français, il a été préfet du dicastère pour les évêques et il s'est occupé de la nomination de plusieurs évêques dans notre pays, donc la situation de l'Église de France ne lui est pas étrangère.
Il est tout particulièrement vigilant à la diversité de notre pays, au contraste entre les métropoles et les zones rurales et à une réflexion à mener pour susciter la foi dans des territoires abandonnés. Léon XIV est très attentif à cette question. Nous en avons encore parlé la semaine dernière. Par ailleurs, deux autres dimensions intéressent le Souverain Pontife : la dynamique instaurée depuis cinq ans par les milliers de demandes de baptêmes d'adultes et d'adolescents et le sort réservé par une partie de la classe politique aux catholiques en malmenant leur conscience après la promulgation de la loi sur l'euthanasie et la constitutionnalisation de l'IVC. Léon XIV s'interroge : « Où les Français vont-ils puiser leur énergie pour résister à tout cela ? »
J'espère des paroles fortes sur l'audace de choisir d'accepter d'avoir été choisi, mais il n'y a pas de vocations spécifiques qui tiennent comme celle de la prêtrise ou de la vie consacrée sans prendre en compte la vocation de baptisés de tous les membres de l'Église. Face au nombre croissant de catéchumènes, il nous faut expliquer que le premier degré de la sainteté c'est de déployer sa vocation de baptisé en étant accompagné et formé en paroisse. Léon XIV va bien sûr encourager les appels au sacerdoce en soulignant la grandeur d'une telle mission mais il va rappeler à tous les Français et en particulier aux baptisés qu'ils ont à vivre un appel à la sainteté. Soyons attentifs durant sa visite à l'action de l'Esprit Saint dans nos cœurs.
J'ai invité le patriarche Bartholomée 1er, le patriarche orthodoxe de Constantinople, lors de la première assemblée plénière de la conférence des évêques de France (CEF) que je présidais à Lourdes en octobre 2025. Il nous avait adressé un très beau discours en soulignant combien l'époque que nous traversons est une époque de grande crise spirituelle. Léon XIV le dit à sa façon dans son encyclique : Magnifica Humanitas.
Samedi 5 septembre, l’église Saint-Étienne de Savignac était comble pour un grand moment de fête paroissiale. Mgr Luc Meyer, évêque de Rodez et Vabres, était venu spécialement présider la messe d’installation du père Aurélien de Boussiers.
Successeur du père Florent, le père Aurélien devient curé doyen des paroisses Sainte-Émilie de Rodat et Pentecôte en Quercy-Rouergue. Entouré de nombreux paroissiens, il a été chaleureusement accueilli au cours d’une célébration empreinte de ferveur et de fraternité.
Après la messe, l’ensemble de l’assemblée s’est retrouvé sur le parvis autour du traditionnel verre de l’amitié. Une belle occasion de faire connaissance avec le nouveau curé et de lui souhaiter la bienvenue dans sa nouvelle mission !
Une installation, c’est aussi tout un symbole. Au cours de la célébration, l’évêque remet officiellement au nouveau curé la responsabilité des communautés qui lui sont confiées. Dans un groupement paroissial comme Pentecôte en Quercy-Rouergue, les clés des différentes églises peuvent ainsi lui être symboliquement confiées. Une manière concrète de marquer le début de sa mission au service des paroissiens.
Villefranche de Rouergue, Sainte-Croix
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Didier CAVALIÉ décédé le 10 septembre 2026 à l'âge de 65 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mardi 15 septembre 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Savoyard, évêque, homme de lettres et saint, François de Sales (1567 – 1622) a été ordonné prêtre en 1593 et consacré évêque en 1602. Dans une époque marquée par la Réforme, il a sillonné son diocèse pour présenter la foi catholique. Avec Sainte Jeanne de Chantal, il a fondé l’ordre de La Visitation Sainte-Marie en 1610.
Les Dominicains de la province de Toulouse célèbrent jusqu’en 2025 le triple jubilé de la canonisation (1323), de la mort (1274) et de la naissance (1225) de saint Thomas d’Aquin. Trois centenaires : une belle invitation à redécouvrir la figure de sainteté et la pensée du Docteur des docteurs de l’Église universelle. Par Florence de Maistre.
2014: l’année même où deux Papes du XXème siècle sont canonisés, saint Louis, roi né et baptisé il y a 800 ans, est également re-proposé comme figure de sainteté. Le Père Éric Courtois, curé de Poissy et délégué du diocèse de Versailles pour « l’Année Saint Louis », évoque sa dimension spirituelle ainsi que les initiatives pastorales proposées.
Depuis près de 3 000 ans, le prophète, dont l’histoire est consignée dans le Livre des Rois, reflète, par ses crises et ses élans, les grandes étapes de notre propre itinéraire spirituel. Dans le deuxième volet de notre parcours, il se penche sur notre besoin de « prouver » Dieu par le prodige.
Après plusieurs années passées dans une petite chambre haute chez la veuve, Élie se voit de nouveau adresser la parole de Dieu. Il doit retrouver Achab. Après quelques péripéties que le lecteur lira au début du chapitre 18, Élie se présente au roi, convoque tout Israël et organise un concours entre les faux prophètes de Baal fidèles à Jézabel (au nombre de 450) et lui, qui dit être le seul fidèle au Seigneur, afin de déterminer qui est le vrai Dieu.
« Donnez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un pour eux, qu’ils le dépècent et le placent sur le bois, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau et je le placerai sur le bois et je n’y mettrai pas le feu. Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » Tout le monde est d’accord et le concours de prophètes peut commencer.
Beau joueur, il propose aux prophètes de Baal de commencer. Ceux-ci organisent le sacrifice, installent la victime, crient vers Dieu, montent sur l’autel, sautent dans tous les sens, crient de plus belle, se scarifient, mais rien. Pas de feu. Élie se moque, le chapitre 18 est à vrai dire hilarant. « Peut-être dieu est-il sourd ? » ; « Peut-être dort-il ? » ; « Vous devriez crier plus fort. »
Tout ce cinéma dure la journée entière et le soir venu c’est à Élie d’invoquer son Dieu. L’heure n’est pas anodine, c’est l’heure du sacrifice du soir par lequel débute la journée. En effet, tant en régime juif que chrétien, le sabbat comme les fêtes commencent la veille au soir, en mémoire du récit de la Création dans la Genèse dans lequel il est écrit : « Il y eut un soir, il y eut un matin. »
Au crépuscule, Élie reconstruit l’autel, détruit par les danses furieuses des prophètes de Baal, le fonde sur 12 pierres, comme les 12 tribus d’Israël, montrant par là son désir de réunir les royaumes séparés, installe la victime, l’arrose (et l’inonde) de 12 jarres d’eau (mais d’où vient l’eau ?) et invoque son Dieu. Immédiatement le feu du ciel descend sur l’holocauste et tout le monde s’incline et se prosterne : le vrai Dieu est bien celui d’Élie, le Dieu d’Israël. Grand succès.
On pourrait penser que l’affaire est pliée, que l’existence de Dieu est prouvée et que tout est rentré dans l’ordre. Ce serait oublier une question essentielle : prouve-t-on l’existence de Dieu de façon extérieure ? Prouve-t-on Dieu par des démonstrations mathématiques ou des shows spirituels ? Rien n’est moins sûr.
On pourrait presque parler d’ordalie, lorsqu’on en appelle aux dieux pour juger d’un litige, et sauver l’innocent mis en cause. Élie a-t-il connaissance de ce que pourtant le Deutéronome commandait : « Vous ne mettrez pas le Seigneur votre Dieu à l’épreuve, comme vous l’avez fait à Massa » (Deutéronome 6, 16) ? Par l’organisation de son concours de prophètes, Élie ne met-il pas Dieu au pied du mur, l’obligeant à montrer sa puissance ?
Plus tard, Jésus récusera cette façon d’acculer Dieu quand, face à l’Adversaire qui lui propose de sommer le Père d’intervenir en le faisant se jeter du haut du Temple, il répondra avec les mots du Deutéronome : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » (Matthieu 4, 6-8).
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. » Ils prirent le taureau qu’il leur avait donné et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient en pliant le genou devant l’autel qu’ils avaient fait. À midi, Élie se moqua d’eux et dit : « Criez plus fort, car c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; peut-être il dort et il se réveillera ! » Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu’à l’effusion du sang. Quand midi fut passé, ils se mirent à faire les prophètes jusqu’au moment de faire monter l’offrande mais il n’y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d’attention.
Alors Élie dit à tout le peuple : « Approchez-vous de moi » ; et tout le peuple s’approcha de lui. Il répara (litt : « guérir, restaurer ») l’autel du Seigneur qui avait été démoli. Élie prit 12 pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Dieu s’était adressé en disant : « Ton nom sera Israël », et il construisit un autel au nom du Seigneur. Il fit un canal d’une contenance de deux boisseaux de semence autour de l’autel. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois. Puis il dit : « Emplissez quatre jarres d’eau et versez-les sur l’holocauste et sur le bois » ; il dit : « Doublez », et ils doublèrent ; il dit : « Triplez », et ils triplèrent. L’eau se répandit autour de l’autel et même le canal fut rempli d’eau.
À l’heure où l’on présente l’offrande, Élie le prophète s’approcha et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, qu’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c’est par ta parole que j’ai accompli toutes ces choses. Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu et qui convertis leur cœur ! »
Et le feu du Seigneur tomba et dévora l’holocauste et le bois, les pierres et la terre, et il absorba (litt : « lécha ») l’eau qui était dans le canal. Tout le peuple le vit ; les gens se prosternèrent la face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu. » Élie leur dit : « Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d’eux n’échappe ! », et ils les saisirent. Élie les fit descendre près du torrent du Qishôn et là il les égorgea.
En réaffirmant dans La Croix que la laïcité n’interdit pas l’expression publique du culte, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez rappelle une vocation première de la République : faire vivre les libertés fondamentales.
Combes et Clemenceau en perdraient leur latin. Deux journalistes de La Croix conversent paisiblement avec le ministre de l’intérieur dans le bureau qui fut le leur Place Beauvau. La scène en elle-même – qui n’est pas une première – résume le chemin parcouru depuis la Révolution. Entre la République et les catholiques, deux siècles de conflits, de rapports houleux, parfois d’instrumentalisation. C’est dans cette perspective historique qu’il faut apprécier l’équilibre des déclarations de Laurent Nuñez à notre journal. « La laïcité garantit que chacun puisse librement exercer son culte, y compris sur l’espace public. »
Au fond, le ministre ne fait que rappeler une évidence. Les croyants ne sont pas moins légitimes à exprimer leurs convictions dès lors qu’ils ne troublent pas l’ordre public.
Cette liberté est garantie par la Constitution. C’est ce qui justifie les moyens importants que l’État mobilise pour la visite du pape Léon XIV. Si les participants peuvent éprouver de la gratitude envers les contribuables qui ne partagent pas leur foi – et vont de fait participer au financement du dispositif policier – on peut en dire autant pour n’importe quelle manifestation sportive, politique, syndicale, culturelle.
Laurent Nuñez entend couper court aux polémiques qui ne manqueront pas de fleurir lors de la venue du pape dans une France laïque. Il se trouvera toujours quelques esprits malicieux pour ranimer les vieilles querelles, surtout en période pré-électorale.
Pour un peu, certains voudront faire croire qu’on s’apprête à célébrer les noces de la République et de l’Église sur la place de la Concorde ! En contribuant à cet événement, l’État non seulement ne sort pas de son rôle, mais il permet à la République de répondre à sa principale vocation : faire vivre pleinement les libertés fondamentales.
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche de Rouergue
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. À cette occasion, La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre lors de sa visite.
La visite du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre s’annonce comme un moment essentiel pour les chrétiens comme pour l’ensemble de la société. Sa parole est attendue, qui rejoint les questions spirituelles, mais aussi les préoccupations humaines et sociétales qui habitent notre temps.
À cette occasion, La Croix souhaite donner à entendre votre voix. Adressez-lui votre message d’espérance, une question, une conviction, une interpellation… Nous attendons votre contribution, en 15 lignes maximum (avec, si vous le souhaitez, votre prénom, votre âge et votre lieu de vie), à lecteurs.lacroix@groupebayard.com ou directement dans ce formulaire. Nous rassemblerons l’ensemble de ces messages dans un livre que nous remettrons au pape Léon XIV lors de sa venue, comme le signe d’un dialogue vivant entre lui et les lecteurs de La Croix.
Monseigneur Wilfred Chikpa Anagbe, évêque de Makurdi y voit une « stratégie calculée d’islamisation ». Le massacre de Yelewata demeure l’un des exemples les plus effroyables de cette violence
Les chiffres donnent la mesure d’une tragédie qui se poursuit loin de l’attention accordée à d’autres conflits. Entre janvier et août 2026, 3 083 chrétiens auraient été tués et 3 193 enlevés au Nigeria dans des violences attribuées notamment à des groupes jihadistes, selon le dernier rapport de l’International Society for Civil Liberties and the Rule of Law (Intersociety), rendu public au début du mois de septembre.
Le bilan ne s’arrête pas aux victimes humaines. Selon l’organisation, 400 églises ont été attaquées durant ces huit premiers mois de l’année et 25 prêtres ou pasteurs ont été tués ou enlevés. Les mois de juillet et août auraient été particulièrement meurtriers, avec 437 chrétiens tués et 393 autres enlevés. Ces données, qui proviennent d’Intersociety et doivent donc être présentées comme telles, décrivent néanmoins une violence dont la permanence ne fait plus guère de doute.
La situation est particulièrement dramatique dans la Middle Belt, cette vaste zone centrale où se rencontrent le Nord majoritairement musulman et le Sud largement chrétien. Dans plusieurs États, les attaques ne se limitent plus aux assassinats : villages incendiés, terres abandonnées, populations déplacées, églises détruites et prêtres contraints de quitter leurs paroisses composent désormais un paysage de persécution durable.
Le diocèse de Wukari, dans l’État de Taraba, en donne une illustration saisissante. Entre septembre 2025 et août 2026, environ 239 édifices religieux auraient été attaqués ou détruits, tandis que près de 100 000 fidèles auraient été chassés de leurs communautés. Plus de 200 communautés chrétiennes auraient été dispersées. Seize prêtres catholiques auraient dû prendre la fuite et huit presbytères auraient été détruits.
Face à cette réalité, Monseigneur Wilfred Chikpa Anagbe, évêque de Makurdi, emploie désormais sans détour le terme de génocide : « L’élimination totale de la population chrétienne est en cours. C’est un génocide aux mains des jihadistes », affirme-t-il. Le mot est lourd et sa qualification juridique suppose des critères précis, notamment l’intention de détruire, totalement ou partiellement, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Mais Mgr Anagbe ne fonde pas son accusation sur le seul nombre des morts. Dans son diocèse du Benue, dont la population est très majoritairement chrétienne, il décrit une mécanique associant massacres de civils, destruction des églises, incendie des récoltes et expulsion des habitants de leurs terres.
L’évêque y voit une « stratégie calculée d’islamisation ». Le massacre de Yelewata demeure l’un des exemples les plus effroyables de cette violence : environ 200 personnes y auraient été tuées, certaines brûlées vives, parmi lesquelles de très jeunes enfants.
Les autorités nigérianes récusent toutefois l’idée selon laquelle les chrétiens seraient les seules victimes de la violence jihadiste. Elles rappellent que les terroristes frappent également les musulmans qui refusent leur idéologie. Le rapport d’Intersociety reconnaît lui-même l’importance des victimes musulmanes : l’organisation estime que 61 400 musulmans modérés ont été tués entre 2009 et mars 2026, contre 128 750 chrétiens selon ses propres calculs.
Cette réalité interdit les simplifications, mais elle n’efface pas la dimension religieuse de nombreuses attaques. En juin dernier, des experts des Nations unies s’alarmaient encore des violences visant les chrétiens et d’autres minorités religieuses au Nigeria, particulièrement les femmes et les jeunes filles exposées aux enlèvements, violences sexuelles et conversions forcées. Depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009, Intersociety estime à 19 800 le nombre d’églises attaquées et avance désormais un bilan de plus de 130 000 chrétiens tués. Ces estimations restent celles de l’organisation et ne constituent pas un décompte internationalement établi.
Reste une évidence : derrière la discussion nécessaire sur les chiffres et sur le terme de « génocide », des communautés chrétiennes entières disparaissent de territoires où elles vivaient parfois depuis des générations. Lorsque tuer les fidèles, brûler leurs églises et les chasser de leurs terres devient une réalité récurrente, la question n’est plus seulement celle de l’insécurité au Nigeria. Elle est aussi celle de la survie du christianisme dans certaines régions du pays.
Villefranche, vendredi 11 septembre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Samedi 5 septembre, l’église Saint-Étienne de Savignac était comble pour un grand moment de fête paroissiale. Mgr Luc Meyer, évêque de Rodez et Vabres, était venu spécialement présider la messe d’installation du père Aurélien de Boussiers. Article et images en haut de page.
Une belle vidéo de la procession mariale, réalisée lors du pèlerinage des Aveyronnais à Lourdes, du 21 au 24 août 2026 vous est proposée en en haut de page.
Dimanche 20 septembre à 10h30, la messe d’installation du Père Aurélien de Boussiers, nouveau curé de la paroisse Ste Emilie du Villefranchois, par par Mgr Luc Meyer, en la collégiale Notre-Dame, constituera une belle fête pour la communauté des chrétiens du villefranchois.
Les 19 et 20 septembre prochain, c’est la fête de Sainte-Emilie de Rodat. Consultez le programme sur les affiches en haut de page.
Le Parcours Alpha prépare sa saison 2026-2027 : Rendez-vous le 9 octobre, à 19h30, à la maison paroissiale du 32, rue du Sergent Bories, près de la place Bernard Lhez.
Kidcat : ça redémarre ! La paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois propose plusieurs temps de catéchèse, pour les enfants. Le programme a été adapté selon les âges et les rythmes scolaires. Consultez l’affiche en haut de page.
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre : Toutes infos utiles en haut de page.
Dans la presse chrétienne, en page actus : Une cure de jouvence ** Le salaire du péché ** Léon XIV en France : liberté fondamentale * Dans les pas d’Élie : la jeunesse du prophète (1/4) ** Des femmes au service de l’autel autour de Léon XIV : une révolution ? Et quelques autres affiches et invitations.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 15 au 19 septembre, 41e pèlerinage Lourdes Cancer Espérance. Clic pour plus d'infos
19 et 20 septembre : fête de Sainte Emilie de Rodat : voir affiches ci-dessus.
Dimanche 20 septembre à 10h30, messe d’installation du Père Aurélien de BOUSSIERS, nouveau curé de la paroisse Ste Emilie du Villefranchois, par par Mgr Luc MEYER, en la collégiale Notre-Dame.
Samedi 19 et dimanche 20 septembre : Fête de Ste Emilie de Rodat à Villefranche
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.
Du 30 septembre au 04 octobre 2026 : Communautés Catholiques Francophones dans le monde : Journées pastorales à Barcelone. Cliquez pour en savoir plus
Dimanche 4 octobre, Fête de Ste Thérèse à St Igest.
20 octobre 2026 : Webinaire intelligence artificielle à propos de la publication de Magnifica Humanitas. Clic pour en savoir plus
Vendredi 23 octobre à 20h3O, conférence à la Maison Saint-Pierre avec Françoise-Emmanuelle Doron, biographe avec la participation du P. Alexis de Brebisson, membre de l'Institut Notre-Dame-de-Vie. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 24 octobre à 10h45, messe à Ceignac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.