Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Lorsque l'on évoque le bénévolat, on pense spontanément aux associations sportives, culturelles ou caritatives. Plus discrète, une autre forme d'engagement mérite pourtant d'être saluée : celle des bénévoles qui accompagnent les familles en deuil. Mais connaissons-nous les bénévoles qui œuvrent dans la discrétion auprès des familles endeuillées ?
Malgré la baisse de la pratique religieuse, une large majorité des familles souhaite des obsèques chrétiennes pour leurs défunts. Chaque année, 120 à 130 célébrations de funérailles sont organisées dans le bassin villefranchois, principalement en la collégiale Notre-Dame et dans les églises des villages voisins.
Paroisse Ste-Emilie de Rodat, douze bénévoles composent l'équipe funérailles. Lorsqu'un décès survient, deux d'entre eux accueillent la famille dans un climat d'écoute et de bienveillance. Après les condoléances d’usage, ils assurent les proches de leur soutien et les invitent à garder l'espérance chrétienne que la mort n'est pas la fin de tout, malgré la douleur de la séparation et le vide laissé par l'absence d'un être aimé.
Avec les bénévoles, la famille prépare la célébration : choix des textes bibliques, des chants et des musiques qui accompagneront ce temps de recueillement et d'hommage. L'équipe funérailles travaille également en étroite collaboration avec les trois entreprises locales de pompes funèbres afin de coordonner les différentes étapes de la cérémonie.
Le jour venu, les bénévoles accueillent l'assistance dans l'église, puis le cercueil accompagné de la famille et des proches. Ils conduisent la célébration des funérailles, faite de gestes, de rites et de paroles qui honorent la mémoire du défunt tout en apportant réconfort et espérance à la famille.
illustration : Ces bénévoles qui accompagnent les derniers adieux
Au terme de la cérémonie, ils accompagnent encore la famille jusqu'au cimetière pour l'ultime adieu.
L’engagement des laïcs s'inscrit pleinement dans la mission de l'Église. En exprimant leur compassion devant la tristesse du deuil, ils accomplissent un authentique service de charité. Par leur présence, leur prière et leur écoute, ils portent l'espérance chrétienne auprès des familles éprouvées.
Les membres de la pastorale des funérailles de la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois exercent ainsi un bénévolat singulier. Sans bruit, avec beaucoup d'humanité et de délicatesse, ils donnent de leur temps pour accompagner ceux qui traversent l'une des plus grandes épreuves de l'existence. Ils méritent notre reconnaissance et notre hommage.
par Mgr Pascal Wintzer, Archevêque de Sens-Auxerre
Il faut dire ce dont les lois sont le nom, plaide Mgr Wintzer, archevêque de Sens-Auxerre. Ainsi, aucune empathie ni générosité dans la loi fin de vie que viennent d’adopter les députés. Aucune urgence non plus dans la loi agricole en débat actuellement au Parlement. Mais le mensonge attire plus que la vérité.
La loi sur la fin de vie est présentée comme une réponse humaniste à des souffrances et des détresses, ce n’est que son apparence ; dans sa réalité elle ressort d’une philosophie de l’existence et du monde, celle qui veut que chacun soit le maître absolu de lui-même. À défaut de pouvoir décider de sa naissance et de ses gênes – ne désespérons pas, l’IA et le post-humanisme pourraient permettre cela – il peut, au moins, choisir sa mort et en décider du moment et des conditions.
Cette philosophie a ses titres de noblesse ; elle dispose de penseurs de haut vol ; alors, pourquoi ne pas dire clairement que la loi sur la fin de vie est plus un choix de philosophie et de sens de l’existence, sans la travestir d’altruisme et de générosité ? Il faut dire ce dont les lois sont le nom. L’altruisme et la générosité sont dans le soin, l’accompagnement, même humble, et la recherche pour apaiser toutes les formes de souffrance.
Dans maints domaines, la post-vérité fait florès. Alors que la loi sur la fin de vie a été votée à l’Assemblée nationale – le Sénat s’y est opposé –, une autre loi est débattue qui entend détricoter un certain nombre de règles limitant l’usage d’intrants dans l’agriculture, le développement de retenues d’eau (les méga-bassines) et le contrôle de ces pratiques comme d’autres par des agences d’État : c’est la loi qualifiée « d’urgence agricole », ou loi Duplomb 2, la première loi Duplomb ayant été en partie détricotée.
Où est l’urgence ? Revenir sur ce qui encadre l’usage de la chimie et le pompage de l’eau ? Là encore, un mot est détourné de son sens : l’urgence, ici verbale, se trouve contredite par l’urgence physiologique et naturelle que chacun éprouve et dont beaucoup souffrent : le dérèglement climatique et ses conséquences multiples.
Mais, plutôt que d’interroger, pour le remettre en cause, le modèle dont nous héritons, pour le dire vite « l’agro-industrie » et l’usage des énergies fossiles, on veut non seulement le défendre mais le développer.
Les Européens ont conservé quelque retenue dans leur expression ; quand la réalité contredit les actes, en montre la non-pertinence, on cherche à argumenter. Outre-Atlantique, l’administration Trump ne craint pas d’affirmer une chose même si elle est fausse. La vérité devient dès lors le discours, les faits étant ce qui ne peut qu’étayer ce discours ; ce qui le contredirait est qualifié de fake news.
Il faut le reconnaître : le mensonge, car c’est bien ce dont il s’agit, a souvent plus d’attrait que la vérité, surtout si celle-ci vient contraindre notre sacro-sainte liberté individuelle. Ceci n’est pas nouveau : dès les premiers chapitres du livre de la Genèse, c’est le mensonge qui conduit à envisager Dieu non comme celui qui donne la vie et la liberté, mais comme celui qui les limite, voire les empêche. Aujourd’hui comme hier, les êtres humains sont dans un danger mortel, lorsqu’ils choisissent de prêter l’oreille au sifflement de la ruse plutôt qu’à la Parole de la vérité.
et
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche-de-Rouergue
Salvagnac-Saint-Loup, Causse-et-Diège.
Mme Thérèse PARAMELLE, son épouse ; Mme Sophie PARAMELLE et M. Jean LEMAIRE ; Mme Laure PARAMELLE et Jérôme MARINI ; ses filles et ses gendres ; Constance, Clotilde, Jules et Axel ; ses petits-enfants adorés, ainsi que les familles apparentées et tous ceux qui l'ont connu, aimé et estimé ont la profonde tristesse de vous faire part du décès de
M. Robert PARAMELLE survenu le vendredi 17 juillet 2026, à l'âge de 83 ans.
Son courage, sa bienveillance et son amour pour les siens, restent à jamais gravés dans nos cœurs. La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 21 juillet 2026, à 9h30, en l'église Saint-Vincent de Salvagnac-Saint-Loup, suivie de l'inhumation au cimetière. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Maleville, Saint-Rémy, Villefranche-de-Rouergue.
Anne-Marie et Jean-François MOLY, Christian GINESTE, Jean-François et Josiane GINESTE, Patrick GINESTE, ses enfants ; Karine, Marlène, Léila, Myria, Fabrice, Fabien, ses petits-enfants ; Camille et Pauline, ses arrière-petits-enfants ; Mme Ariette CAVALIE, sa sœur ; M. BORTOLO et Renée SCOTTI, son beau-frère et sa belle-sœur ; ses neveux et nièces, parente et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
M. Jean GINESTE, survenu à l'âge de 93 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 21 juillet 2026, à 10h00, en l'église Saint-Hilaire-et-Saint-Pierre de Maleville. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Villefranche-de-Rouergue.
Toute la famille a la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Claude THOMAS, survenu à l'âge de 91 ans. Il était né le 9 novembre 1934 et résidait 1, rue Saint Jean d'Aigremont, 12200 Villefranche-de-Rouergue.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 21 juillet 2026, à 10h30, en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l'inhumation au cimetière du Mauron.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Lunac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Paul MAVIEL décédé le 18 juillet 2026 à l'âge de 93 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées mercredi 22 juillet 2026 à 10h00 en l’église Saint-Jean-Baptiste de Lunac, suivies de l’inhumation au cimetière de Lunac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Albi, Villefranche-de-Rouergue.
Colette et Robert, sa sœur et son compagnon ; Stella, Paule et Guy, ses sœurs et son frère et leurs conjoints, ses nièces et neveux ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Yvette BRAS, ancienne directrice de la crèche de Lavaur, survenu à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le samedi 25 juillet 2026, à 10h00, en l'église Notre-Dame de Drulhe. Vous pourrez lui rendre hommage au salon Fauvette, 73, chemin Saint-Antoine à Saint-Juéry du 20 au 21 juillet 2026 et à la Maison Funéraire Bros, 20, route de la Ramondie, 12350 Lanuéjouls du 23 au 24 juillet 2026. La famille remercie par avance toutes les personnes qui par leur présence ou leurs marques de sympathie s'associeront à sa peine.
Pompes funèbres 81. 84 Av. Gal de Gaulle Albi Tél. : 09 86 23 5824 / 06 66 16 47 63
Au cœur de la célébration de la messe, la communion — reçue dans la bouche ou dans la main — est un moment essentiel, puisqu'elle permet aux fidèles de recevoir le Corps du Christ dans le mystère de l'Eucharistie. Une question revient parfois : qui est habilité à distribuer la communion ?
Les prêtres et les diacres sont les ministres ordinaires de la sainte communion. En vertu de leur ordination, ils ont reçu de l'Église la mission de distribuer l'Eucharistie au cours de la célébration.
Toutefois, dans certaines circonstances, des fidèles laïcs peuvent être appelés à exercer ce service en tant que ministres extraordinaires de la communion. Cette possibilité est prévue lorsque les ministres ordinaires sont en nombre insuffisant, notamment lors d'une assemblée très nombreuse ou lorsque le prêtre et le diacre ne peuvent, à eux seuls, assurer la distribution dans des conditions convenables.
Le Code de droit canonique précise : « Par défaut de ministres, les laïcs peuvent suppléer à certaines fonctions, à savoir exercer le ministère de la parole, présider les prières liturgiques, conférer le baptême et distribuer la sainte communion. » (can. 230 § 3).
Les femmes comme les hommes peuvent être désignés pour cette mission. L'Église ne fait aucune distinction de sexe en ce domaine, car il ne s'agit pas d'un ministère ordonné, mais d'un service confié, à titre exceptionnel, à des fidèles en réponse à un besoin pastoral.
Ainsi, le recours à des ministres extraordinaires de la communion ne remplace pas le ministère ordonné, mais manifeste la sollicitude de l'Église pour que tous les fidèles puissent recevoir dignement l'Eucharistie lorsque les circonstances l'exigent.
Seigneur notre Dieu,
Toi qui ne cesses de semer en nos cœurs
le désir de vivre dans la justice et la paix,
nous te rendons grâce pour la visite
en France et à l'Unesco
de notre Saint-Père, le pape Léon XIV.
Bénis son voyage apostolique.
Prépare nos cœurs à l'accueillir avec joie.
Donne-nous de recevoir ses paroles avec confiance.
Apprends-nous à servir la magnifique humanité que tu as créée.
Fortifie notre foi, affermis notre espérance, stimule notre charité.
Par l'intercession de Notre-Dame et de tous les saints de France,
fais de nous des artisans d'unité, pour que le monde ait la vie.
Que le voyage apostolique du pape Léon XIV
porte des fruits abondants et heureux
pour l'Église, notre pays et le monde.
Toi l'Auteur de la vie pour les siècles des siècles.
† Amen.
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Ceignac, le mercredi 15 juillet
Cher(e) ami(e),
Cette année, à nouveau, nous faisons appel à vous dans le cadre de l'organisation éventuelle de quêtes sur votre paroisse. En effet, après un pèlerinage 2025 où nous avons pu accueillir 237 personnes fragilisées à l'accueil Notre Dame et 711 hospitaliers pour leur accompagnement (dont 207 jeunes de moins de 30 ans), nous nous mettons à présent en route vers Notre Dame de Massabielle avec autant de dynamisme et de bonheur. Aussi, est-il important dès à présent de repenser aux quêtes dans nos paroisses. Bien naturellement, nous vous laissons le soin d'apprécier dans vos paroisses si cette décision est opportune ou pas. Nous nous permettons de vous rappeler néanmoins que cette ressource est essentielle à notre mouvement, mais nous sommes conscients des difficultés rencontrées afin d'accomplir au mieux cette mission. C'est pourquoi, nous vous sommes reconnaissants de bien vouloir œuvrer à cette tâche difficile ; et d'avance nous vous adressons nos remerciements.
Si nécessaire et à la demande de plus en plus fréquente des prêtres, la quête sera faite à l'extérieur de l'église. Il est toutefois important de bien annoncer notre démarche ; ci-joint un modèle éventuel pour vous y aider.
Les fonds collectés devront être versés par chèque libellé au nom de l'Hospitalité Aveyronnaise à :
Chantai CONSTANS - 185 Route des Cans Hauts-Ceignac - 12450 Calmont Tel: 05.65.69.71.60 06.67.34.02.74
Avec nos remerciements et dans un esprit d'équipe, nous vous disons notre fraternel souvenir.
Pour le bureau, Chantai CONSTANS
Dimanche prochain, nous ferons ... Aujourd'hui, nous faisons appel à votre générosité à l'occasion de la quête au profit de l'Hospitalité Aveyronnaise de Notre Dame de Lourdes.
L'Hospitalité est un mouvement d'Eglise sous la responsabilité du Père Evêque. Ses membres bénévoles, ont pour mission, tout au long de l'année d'être proche des malades, des personnes fragilisées dans leur santé physique et/ou morale. Le temps fort du service hospitalier est vécu chaque année au cours du pèlerinage diocésain à Lourdes. En effet, l'Hospitalité Aveyronnaise œuvre à la préparation matérielle et spirituelle du pèlerinage, à l'acheminement des pèlerins, au séjour à ['accueil Notre Dame et se consacre à une large et permanente présence auprès des personnes malades et fragiles tout au long du pèlerinage. Ainsi, au mois d'août 2025, 711 hospitaliers, tous bénévoles, dont 190 jeunes de moins de 25 ans, ont participé au pèlerinage afin d'accompagner 237 pèlerins en situation physique fragile. Au titre de 2026, ce pèlerinage diocésain aura lieu du 21 au 24 août.
L'argent ainsi collecté au moment de la quête, est destiné au fonctionnement du mouvement et permet aux malades plus démunis de participer au pèlerinage, d'acquérir des fournitures et matériel supplémentaire afin d'accompagner dans de bonnes conditions un maximum de malades auprès de Notre Dame de Massabielle. Enfin, il permet une solidarité plus importante dans le financement du pèlerinage des plus jeunes.
D'avance, nous vous remercions de votre générosité.
Ce parcours vidéo, proposé par le Service national pour les relations avec le judaïsme au sein de la Conférence des évêques de France, part de certains clichés qui sont associés au rapport entre Jésus et le judaïsme. Il invite les chrétiens, ainsi que toute personne curieuse, à redécouvrir les Évangiles sous un jour nouveau et à déconstruire certains de ces préjugés. Laissez-vous guider à la découverte des racines juives de Jésus et renouvelez votre regard sur les Évangiles.
le Père Alexandre Comte, prêtre du diocèse de Paris, maître de conférences à la faculté Notre-Dame (Collège des Bernardins), est le délégué national des évêques de France pour les relations avec le judaïsme.
Des myriades de petits mots disent la joie de croire. Chaque semaine, nous les explorons, pour en retrouver toute la saveur.
Dans son dernier discours avant sa Passion, Jésus annonce aux apôtres « un autre Paraclet » (Jean 14, 16). Cet « Esprit de vérité », Jésus l’appelle le Paraclet, du grec paraklêtos, qui signifie « consolateur », « défenseur ».
Si le Christ dit « un autre », c’est parce qu’il est lui-même le premier Paraclet, étant le premier à porter et donner la Bonne Nouvelle du salut. « Si l’un de nous vient à pécher, nous avons un défenseur devant le Père : Jésus-Christ, le Juste » (1 Jean 2, 1). L’Esprit que Jésus enverra d’auprès du Père, premier don fait aux croyants, poursuivra son œuvre dans le monde et achèvera toute sanctification (troisième prière eucharistique).
L’Esprit est le « Consolateur souverain » (séquence de Pentecôte). Ce n’est pas à la manière du monde, superficielle et éphémère, qu’il nous donne sa consolation. Il n’agit pas en surface, mais descend à l’intime de nos cœurs pour y répandre l’amour de Dieu qu’il est en personne. « Il est la tendresse même de Dieu, qui ne nous laisse pas seuls ; parce que rester avec celui qui est seul, c’est déjà consoler », commentait le pape François. Et le pontife d’annoncer que « le temps de la consolation » est venu pour l’Église.
Nous sommes tous appelés à devenir les uns pour les autres des paraclets, des consolateurs, en témoignant de la miséricorde de Dieu. « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu, parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez (…) que son crime est expié » (Isaïe 40, 1).
À l’époque de Jésus, l’accusé pouvait avoir à ses côtés un paraclet, qui lui soufflait à l’oreille des arguments pour se défendre lors de son procès. L’Esprit agit ainsi lui aussi : il ne prend pas notre place, ne nous impose aucune stratégie de défense, mais nous inspire de l’intérieur des pensées, des sentiments, un langage, les paroles mêmes du Christ.
« Lorsqu’on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance pour savoir ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit saint » (Marc 13, 11), dit Jésus à ses apôtres. Et à nous aussi. Avec un tel défenseur, constamment en nos âmes, nous n’avons rien à redouter ni des maux et malheurs du monde, ni des attaques du Malin. Encore faut-il l’écouter !
Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, une jeune novice des Filles de la Charité affirmait rencontrer la Vierge Marie dans la chapelle de la rue du Bac. Une apparition fondatrice dont le message continue d’attirer des pèlerins du monde entier
Aujourd’hui, dimanche 19 juillet 2026, l’Église se souvient d’un événement survenu exactement 196 ans plus tôt, dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, au cœur de Paris. Dans la chapelle de la rue du Bac, Catherine Labouré, alors âgée de 24 ans et novice chez les Filles de la Charité, affirme avoir longuement conversé avec la Vierge Marie, au cours de l’une des apparitions les plus marquantes de l’histoire spirituelle française. Ce 18 juillet 1830 est la veille de la fête de saint Vincent de Paul, célébrée à cette date dans le calendrier de l’époque. Catherine nourrit depuis longtemps le désir de voir la Sainte Vierge. Avant de s’endormir, elle prie avec confiance le fondateur de sa communauté afin que ce souhait lui soit accordé.
Vers 23 h 30, la jeune religieuse entend soudain quelqu’un l’appeler par son nom. Au pied de son lit se tient un enfant mystérieux, vêtu de blanc, qui lui déclare : « La Sainte Vierge vous attend. » Catherine s’habille et le suit dans les couloirs du couvent. Partout où l’enfant passe, racontera-t-elle, des rayons de lumière éclairent son chemin. Lorsqu’ils entrent dans la chapelle, toutes les lumières semblent allumées. Catherine s’approche du sanctuaire, puis entend le froissement d’une robe de soie. L’enfant lui annonce : « Voici la Sainte Vierge. » Marie apparaît et s’assied dans le fauteuil habituellement réservé au prêtre.
Catherine s’élance alors auprès d’elle, s’agenouille et pose familièrement ses mains sur les genoux de la Mère de Dieu. « Là, il s’est passé un moment, le plus doux de ma vie », confiera-t-elle plus tard. Cette scène d’une simplicité saisissante est aujourd’hui représentée dans la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse. La Vierge lui parle longuement, l’avertit des épreuves à venir et lui annonce qu’une mission difficile lui sera confiée.
Elle lui demande également de transmettre au père Aladel, son confesseur, le désir de voir naître une confrérie destinée aux jeunes, qui deviendra quelques années plus tard la Confrérie des Enfants de Marie.
Marie désigne surtout l’autel où repose le tabernacle et prononce ces paroles demeurées célèbres : « Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur. »
Il ne faut cependant pas confondre cette première rencontre avec l’apparition du 27 novembre 1830. C’est au cours de cette dernière que Catherine contemplera le modèle de la future Médaille miraculeuse et recevra la mission de la faire frapper, avec l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »Sainte Catherine Labouré gardera longtemps le secret sur son identité. Elle poursuivra humblement sa vocation au service des vieillards et des pauvres jusqu’à sa mort, en 1876. Canonisée par Pie XII en 1947, elle repose aujourd’hui rue du Bac. En ce 19 juillet 2026, la chapelle parisienne demeure ainsi le témoin vivant de cette nuit où, selon le récit de la sainte, la Vierge Marie vint à la rencontre d’une humble novice.
Pendant tout l’été 2026, des musiciens passionnés vous offriront des animations musicales associées à des visites commentées durant les jeudis de l'été de 18h à 19h :
Jeudis 23 juillet et 29 juillet, 6 août, 20 août et 27 août : notre carillonneur Paul-Henri Mériau accueillera les visiteurs et leur fera découvrir la musique carillonnée.
Et des concerts de carillon illustreront l'été :
Samedi 25 juillet 18h-19h : Concert de Christine Vanhoutte, maître-carillonneur à Pamiers et Irène Randrianjanaka, carillonneuse à Montpellier
lundi 10 août 18h-19h: Concert du carillonneur néerlandais Dick Van Djirk de Neuwergein
dimanche 23 août 18h-19h : Concert du carillonneur espagnol Blai Ciurana Abelli de Barcelone.
Et chaque semaine, auditions de carillon durant les marchés du jeudi et du samedi de 9h30 à 10h15.
Si la Bible foisonne de références aux anges, les Anges gardiens nous sont probablement les plus familiers. Qui n’a jamais invoqué son ange gardien ? Mais, les connaissons-nous pour autant ?
Les anges, messagers envoyés par Dieu, appartiennent à la catégorie des êtres spirituels qui, sans avoir de corps charnel, peuvent apparaître aux femmes et aux hommes sous un aspect semblable au nôtre. De nombreux chefs-d’œuvre ont tenté de saisir leur apparence, la plupart du temps avec un brio certain si l’on songe aux célèbres fresques de Giotto, notamment celle représentant La Déposition du Christ surmontée d’anges dramatiquement éplorés… Les anges gardiens font, bien sûr, parti de cette catégorie d’êtres célestes que sont les anges. Cependant, bien que similaires aux autres anges, ils s’en distinguent par leur mission spécifique, celle de protéger les humains des multiples maux qui les guettent lors de leur vie terrestre, ainsi que leur appellation nous le rappelle.
Relisons le psaume 90 afin de mieux saisir cette spécificité des anges gardiens : "Oui, le Seigneur est ton refuge ; tu as fait du Très-Haut ta forteresse. Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger, approcher de ta demeure : il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Ils te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres…" (Ps 90 9-12). Par cette mission spécifique et protectrice, les anges gardiens se placent en première position quant à la lutte contre le mal qui guette tous les croyants, ce que rappela Jésus à ses disciples dans ce passage essentiel des Évangiles : "Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux"(Mt 18,10).
Aussi, n’est-il pas étonnant que nous recevions toutes et tous à notre baptême un Ange gardien, chargé de nous protéger tout au long de notre vie. Guidé par l’Esprit saint, notre Ange gardien nous protège des dangers et nous aide jour après jour à nous tourner vers le Seigneur, en évitant les affres du péché.
C’est cette mission protectrice, que nous rappela également le pape François lors de l’une de ses homélies consacrées plus particulièrement aux anges gardiens : "L’Ange est la porte quotidienne vers la transcendance, vers la rencontre avec le Père. C’est l'ange qui m’aide à prendre la route, parce qu’il regarde le Père et qu’il sait quelle est la route. N’oublions jamais ces compagnons de route."(Homélie Sainte-Marthe 02-10-18). Anges protecteurs, gardiens, tournés vers Dieu, nous comprenons ainsi mieux pourquoi ces êtres célestes nous sont si proches et familiers…
En raison de cette mission bienfaisante et protectrice essentielle, nous fêtons chaque 2 octobre les anges gardiens, une fête instituée par le pape Paul V en 1608 et étendue à l’ensemble de l’Église catholique en 1670 par Clément X, l’Église orthodoxe ayant retenu quant à elle la date du 11 janvier. Les Anges gardiens, tournés vers Dieu, avons-nous dit, ont notamment pour mission d’aider à ce que nos prières soient portées à Dieu, ce que consacre cette prière que nous pouvons leur adresser au quotidien : "Ange de Dieu, toi mon Gardien, à tout instant veille sur moi : la nuit, le jour, le soir et le matin, toute ma vie soit mon soutien. Garde-moi de tout mal et guide-moi vers la vie éternelle. Amen".
Il est intéressant de noter que le Parlement italien en 2005 a retenu cette même date du 2 octobre en tant que fête civile des grands-parents, eux-mêmes en quelque sorte anges gardiens de la famille. Afin d’éviter toute idolâtrie, notons enfin que les Anges gardiens ne sont pas nommés, à l’image des autres anges, exception faite des archanges Michel, Raphaël et Gabriel.
Vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon, le père Charles Mallard commente les lectures du 16e dimanche du temps ordinaire. Savoir patienter, apprendre à connaître et ne pas suivre aveuglément le plus grand nombre, tels sont les trois axes des paraboles de la graine de moutarde et du levain dans la pâte pour comprendre et agir comme Dieu.
Il y a dans l’Évangile selon saint Matthieu un grand passage rassemblant les paraboles du Royaume. Chacun aura compris que c’est cette partie-là que nous lisons en ce mois de juillet au rythme des dimanches. Il s’agit, pour Jésus, de nous révéler "ce qui fut caché depuis la fondation du monde", comme il dit lui-même en citant sans doute un psaume (Mt 13, 35). Autrement dit, les paraboles nous sont données pour comprendre les secrets du cœur de Dieu : ce que nous ne percevons pas spontanément de sa logique ou de son action. C’est ainsi l’art du discernement qui nous est proposé à travers ces paraboles.
La parabole du bon grain et de l’ivraie donne un premier repère : la première impression n’est pas toujours la bonne, la première réaction n’est pas toujours la meilleure. À travers les conseils du maître à ses serviteurs, c’est toute la patience de Dieu qui nous est partagée : il faut savoir attendre et ne pas se précipiter. Certains pourraient penser que ce n’est vrai que pour les choses peu urgentes ou peu importantes. En fait, on s’aperçoit que ceux qui doivent intervenir dans l’urgence s’entraînent longuement pour que leur réaction soit la bonne, justement parce qu’il faut du temps, et que si on n’en a pas après, il faut le prendre avant ! C’est sans doute le conseil majeur de l’Évangile, l’enjeu le plus important du discernement : savoir attendre le bon moment.
Dans la première lecture, le sage soulignait aussi cette dimension essentielle de la durée : "À tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion" (Sg 12, 19), c’est-à-dire que le temps est une deuxième chance pour le pécheur. Pour le bien comme pour le mal, c’est dans la durée que se révèle la nature des choses, mais aussi le cœur des personnes !
Ensuite, Jésus évoquait la parabole de la graine de moutarde. Si là, aussi, le temps intervient pour révéler la nature de la semence, on peut toutefois tirer un deuxième repère de discernement : ce qu’il y a de plus spectaculaire n’est pas forcément ce qu’il y a de plus important. C’est-à-dire qu’il ne faut pas se fier aux apparences… on se souvient que c’est déjà ce que disait le Seigneur à Samuel lorsqu’il regardait les fils de Jessé pour trouver le roi choisi par Dieu. Comment faire alors pour ne pas se tromper ? Si le jardinier ne doit pas mépriser la graine de moutarde sous prétexte qu’elle est la plus petite, ce n’est pas non plus en choisissant la plus petite graine qu’il plantera le plus grand arbre ! En fait, pour reconnaître, il faut apprendre à connaître. C’est la raison pour laquelle le discernement passe non seulement par la patience mais aussi par l’étude et l’expérience : savoir découvrir et savoir apprendre, savoir réfléchir et savoir se laisser guider. On ne peut pas partager ce que Dieu connaît du monde et des choses sans se mettre à son écoute.
Enfin, Jésus évoquait le levain dans la pâte, lui aussi, signe du Royaume des Cieux. Là encore le temps intervient, là encore ce qu’il y a de plus petit n’est pas ce qui est le moins puissant, mais on peut trouver aussi un autre repère pour le discernement : il y a beaucoup plus de farine que de levain, mais c’est l’ingrédient minoritaire qui fait lever toute la pâte. Ainsi, ce n’est pas toujours la majorité qui compte ! Entre parenthèse, au long des siècles, les différents révolutionnaires et agitateurs le savent bien : contrairement à certains mythes politiques, la majorité ne fait pas l’histoire, en général elle la subit ! Il ne s’agit pas de chercher à s’extraire du reste du monde : le levain n’a aucun intérêt hors de la pâte. Mais il faut renoncer à l’illusion qu’une chose est bonne ou normale parce que tout le monde la trouve bonne ou normale. Ainsi le discernement ne doit pas chercher l’unanimité, ni avec lui… ni contre lui !
Savoir patienter, chercher à connaître, et ne pas suivre aveuglément le plus grand nombre, tels sont les trois axes que les paraboles de ce jour nous proposent pour comprendre et agir comme Dieu. Sans doute trouverons-nous ces principes particulièrement difficiles à observer dans un monde marqué par une culture de l’instantané, de l’apparence et de la foule… Mais en vérité, si Jésus évoque "ce qui est caché depuis la fondation du monde", c’est que le défi concerne toutes les époques ! À l’image de ce que saint Paul dit aux Romains, il faut accepter, non seulement que nous ne savons prier comme il faut, mais aussi que nous ne savons pas discerner comme il faut… Aussi, comme pour la prière, le discernement demande de rester disponible à la présence et à l’action de l’Esprit Saint.
Que la Vierge Marie nous aide à entendre cette parole et à la mettre en pratique. Fille de Sion, qu’elle soutienne notre patience pour que nous puissions habiter le temps, décidant et agissant au bon moment. Trône de la Sagesse, qu’elle nous rende attentifs à la nature des choses plutôt qu’aux apparences pour que nous puissions mieux comprendre ce que Dieu nous propose. Porte du Ciel, qu’elle nous conduise sur le chemin qui mène au Père, même quand c’est un chemin exigeant, pour que nous demeurions en lui comme il demeure en nous, dès maintenant et pour les siècles des siècles.
Villefranche, vendredi 17 juillet 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Les modalités d'inscription pour rencontrer le Pape Léon XIV à Lourdes, dimanche 27 septembre : Le service diocésain des pèlerinages de notre diocèse met en place des départs de bus depuis Rodez, Millau et Villefranche-de-Rouergue afin de permettre au plus grand nombre d'aller à la rencontre du Saint-Père à Lourdes le dimanche 27 septembre prochain. Cliquez ici pour vous inscrire
L’Eglise catholique de France nous adresse une belle prière pour accueillir le pape Léon XIV. A lire, méditer en haut de page.
Au cœur de la célébration de la messe, la communion — reçue dans la bouche ou dans la main — est un moment essentiel, puisqu'elle permet aux fidèles de recevoir le Corps du Christ dans le mystère de l'Eucharistie. Une question revient parfois : qui est habilité à distribuer la communion ? Réponse en haut de page.
La loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté définitivement adoptée. Après deux ans de débats houleux, l’Assemblée nationale a adopté définitivement par 291 voix contre 241 ce 15 juillet la proposition de loi instaurant un "droit à l’aide à mourir". Détails en haut de page.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Méditation biblique : croire, vocation d’humanité ** Léon XIV lance la réflexion mondiale sur l’avenir de la pastorale familiale ** Jésus & le judaïsme | Ep.3 : libérés de la loi de Moïse ? ** Les pèlerinages, un phénomène en pleine expansion ** Le silence et la grâce : la dernière apparition de la Vierge à Lourdes ** Qui sont vraiment nos anges gardiens ? ** Entre deux canicules, où sont nos priorités ?
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du jeudi soir 16 juillet au jeudi matin 23 juillet : Retraite à l’accueil Saint-Joseph, proposée par les sœurs de l’Institut Saint-Joseph. Animation : père Bernard Ladet (prêtre diocésain), sœur Agate Delpech, Isabelle Lacheret (liturgie) ; thème : « Vivre en Christ nos périodes difficiles, à la lumière des prophètes, des psaumes de l’exil à Babylone, et surtout du mystère pascal ». Inscriptions auprès de Natalia Gridina : tél 05 56 87 14 90 ou accueilsaintjoseph@outlook.com
Du 25 au 26 juillet 2026 : 10e anniversaire de commémoration de l'assassinat du Père Jacques Hamel. Clic pour plus d'infos
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Du 12 au 17 août 2026 : 153e Pèlerinage National à Lourdes : marcher, prier, servir Clic pour plus d'infos.
Du 21 au 24 août 2026 : Pèlerinage diocésain Rodez & Vabres, à Lourdes
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.