Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
« Si nous n’avons pas de pain, partageons au moins notre cœur et notre amour avec les affamés, car l’amour de Dieu est plus fort que tout ce que le monde peut offrir. » (Saint François d’Assise)
L’année 2025, année jubilaire, a été placée à l’initiative du Pape François sous le signe de l’Espérance. En ce carême 2026, fortifiés de ce que nous avons vécu l’an dernier, le CCFD Terre Solidaire nous invite à être des artisans de l’Espérance, non seulement par nos prières, et par notre conversion intérieure, mais aussi par des actions concrètes de solidarité. Nourrir les affamés, lutter pour un monde plus juste, c’est également nourrir l’Espérance des vulnérables et témoigner de la lumière du Christ dans le monde. L’Église célèbre cette année les 800 ans de la mort de Saint François d’Assise.
En ce début de Carême, suivons l’exemple de ce saint qui vivait dans la simplicité et la fraternité, permettons à tous les habitants de cette Planète de se nourrir, apprenons à respecter la Création et à partager l’Espérance de Dieu avec tous.
Des livrets spirituels seront à votre disposition pour vous aider à vivre ce temps de carême. N’hésitez pas à en prendre pour les personnes de votre entourage qui ne peuvent se déplacer.
Des enveloppes seront à votre disposition. Les dons récoltés permettront de soutenir des associations partenaires du CCFD-Terre solidaire.
Ces associations agissent pour lutter contre les causes de la faim. Face à la faim, unissons nos pouvoirs.
Le jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire (KAWTAL) vous partagera son expérience et sa mission au Tchad. Ce partenaire accompagne les communautés nomades et les agriculteurs afin qu’ils puissent cohabiter et gérer ensemble leurs ressources. Nous terminerons la soirée par un partage (pain, pommes). Cela permettra de prolonger la rencontre.
« L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume
Vivons en enfants de lumière ! »
Pour la deuxième semaine de carême, marchons avec les bénédictines du Mont des Oliviers, qui nous confient, à nous fidèles en France, cette prière :
Cette semaine, alors que de nouveau nous entendons les sirènes dans le pays depuis l’attaque de l’Iran et que plane la menace que le conflit s’étende à toute la région, nous confions à votre prière l’avenir des jeunes chrétiens de Terre sainte : une jeunesse palestinienne dont l’avenir semble bouché avec une guerre endémique, qui n’en finit pas avec beaucoup de violence et pas de travail à l’horizon ; une jeunesse en mal d’identité qui ne se reconnaît pas dans le monde musulman.
Prions pour que ces jeunes n’aient pas la tentation de l’exil, qu’ils puissent trouver leur place et découvrir la mission que le Seigneur leur confie comme habitants de cette terre : témoigner par leur vie de la venue du Messie et du mystère du Salut, travailler à la réconciliation et la paix.
La communauté des sœurs bénédictines de Notre-Dame du Calvaire est établie sur le Mont des Oliviers depuis 1896, face à l’esplanade des Mosquées, le Calvaire et le Saint Sépulcre. Leur présence s’inscrit dans une histoire de plus d’un siècle, marquée initialement par la gestion d’un orphelinat pour jeunes filles grecques-melkites, signe d’une insertion précoce dans le tissu ecclésial oriental. Aujourd’hui, ces religieuses latines assurent une mission de prière et d’accueil. Leur quotidien repose sur l’équilibre entre la vie contemplative et le travail manuel, notamment via un atelier d’iconographie reconnu mondialement. Elles gèrent également le projet « Vacare Deo », un jardin dédié à la méditation et à la lecture biblique pour les pèlerins, tout en s’efforçant de préserver l’intégrité foncière et écologique d’un secteur fortement convoité par les projets d’urbanisme locaux.
En ce Carême 2026, la vie de la communauté est rythmée par la superposition des calendriers religieux, la période de jeûne chrétien coïncidant avec le Ramadan. Cette simultanéité souligne la complexité de leur environnement, où la ferveur spirituelle côtoie des tensions politiques persistantes à Jérusalem-Est. Les sœurs témoignent d’une situation sociale dégradée, marquée par la difficulté croissante pour les travailleurs et enseignants palestiniens d’obtenir des permis de circulation. Les restrictions de mouvement entre Bethléem et Jérusalem impactent directement les institutions chrétiennes. Les bénédictines partagent la vulnérabilité des populations locales, vivant une forme de « Samedi Saint » permanent, entre la mémoire des souffrances et l’attente d’une stabilisation de la région.
Il y a des scénarios qu’on pense réservés au grand écran… et puis il y a la réalité, qui parfois rend hommage au cinéma français
À Espalion, depuis plusieurs semaines, le représentant de l’église observait un phénomène pour le moins… miraculeux. Le tronc de dons se vidait avec une régularité quasi liturgique. Pas de multiplication des pains ici, mais une mystérieuse évaporation des pièces et billets.
Face à ce mystère digne d’un polar paroissial, une surveillance est mise en place. Et là, surprise : le suspect apparaît.... Un homme d’une soixantaine d’années, toujours vêtu de la même façon. Le détail qui vaut son pesant d’or, c’est qu’avant de quitter les lieux, notre homme prend soin de faire un signe de prière. Un petit geste vers le ciel, comme pour dire : « Seigneur, je prends… mais je m’excuse. »
Difficile de ne pas penser à « Un drôle de paroissien », le film culte réalisé par Jean-Pierre Mocky, dans lequel Bourvil incarnait Georges Lachaunaye, aristocrate désargenté qui “empruntait” dans les troncs d’église avec une ferveur très personnelle.
Comme quoi, certains regardent des films pour se divertir… d’autres pour prendre des notes.
Mais cette fois, nous ne sommes pas au cinéma. Ce lundi 23 février, le dispositif mis en place par les gendarmes de la COB d'Espalion, a permis d’interpeller le voleur. Il ne s’agissait pas de Georges Lachaunaye, mais d’un Aveyronnais domicilié à Rodez, originaire du Tarn, qui a vraisemblablement trouvé son inspiration dans ce classique de 1963.
Avant d’espérer obtenir le pardon divin, notre “drôle de paroissien” version 2026 devra d’abord passer par une étape un peu plus terrestre : s’expliquer devant le tribunal judiciaire de Rodez. Et là, il ne suffira sans doute pas d’un simple signe de croix pour alléger la sentence.
Najac
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Marie LACOMBE née BARTHELEMY décédée le 4 mars 2026 à l'âge de 87 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées samedi 7 mars 2026 à 10h30 en l’église Saint-Jean de Najac, suivies de l’inhumation au cimetière de Najac.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Vailhourles "Mémer" "Pouxviel".
René et Gisèle RIQUIER, ses parents ; Nicolas RIQUIER et Christine, son fils et sa compagne ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Pascal RIQUIER survenu à l'âge de 56 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 6 mars 2026, à 15h00, en l'église Notre-Dame de l'Assomption de Mémer, suivie de l'inhumation au cimetière.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
À Guérande, le glas a sonné le 25 février au soir, lorsque les députés ont adopté pour la deuxième fois la loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. Un symbole ! Est-ce à dire que toutes les prières, les neuvaines et les jours de jeûne n’auront servi à rien ? Certainement pas. D’abord parce que le dernier mot n’est pas écrit. Le circuit parlementaire est loin d’être clos : le texte doit d’abord repasser au Sénat, puis en commission mixte paritaire…
Même si les partisans de cette loi de mort sont décidés à aller jusqu’au bout avant 2027, le combat doit donc continuer. Et s’accentuer. Le 3 mars, une Petite Sœur des Pauvres, telle David contre Goliath, devait plaider la cause des établissements catholiques devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève. À son exemple, édifiant, les catholiques doivent tirer les leçons des épisodes précédents. Malgré tout, la pression sur les députés a réduit l’écart initial entre les partisans et les opposants à l’Assemblée. Trente-trois députés, au départ favorables, ont même changé d’avis à mesure que se dévoilaient les enjeux négatifs de cette loi. Lors des prochaines échéances électorales, chacun pourra s’en faire le relais dans sa commune ou sa circonscription. « Les hommes batailleront, et Dieu donnera la victoire. »
Mais au-delà de la loi et du rapport de forces politique, il y a la foi. Là est le combat le plus important. C’est la foi qui nous affirme qu’aucune prière n’est inutile. C’est la foi qui donne au corps humain, contre les idéologies mortifères, sa dignité et sa noblesse incomparables, même défiguré, depuis que le Verbe s’est fait chair et a prononcé les paroles sacrées : « Ceci est mon corps. »
C’est aussi la foi qui fait considérer la mort comme une épreuve dont nous pouvons être vainqueurs, par la grâce divine, et nous fera proclamer à Pâques : « Ô mort, où est ta victoire ? »
La foi donne encore l’audace de poser la question, qui ressurgit périodiquement : les élus catholiques qui voteraient cette loi peuvent-ils continuer à communier comme si de rien n’était ? On dira que l’argument ne porte plus dans la France déchristianisée.
Mais est-ce si sûr ? Qui dit excommunication publique dit aussi absence de funérailles chrétiennes. Les familles des élus n’y seraient-elles pas sensibles ? Sans compter la force symbolique de l’argument, même s’il n’est plus compris. Ce pourrait être l’occasion d’une catéchèse sur le salut des âmes, qui n’est pas automatique, et constitue la raison d’être de l’Église…
Au Moyen Âge, le prêtre demandait aux chrétiens qui s’approchaient de la mort une ultime profession de foi devant l’hostie consacrée. Saint Thomas d’Aquin, chantre de l’Eucharistie par excellence, n’a pas échappé à la règle. Au bord de la mort, voici ce qu’il déclara : « Je te reçois, prix de la rédemption de mon âme. Par amour pour toi j’ai étudié, veillé, travaillé ; je t’ai prêché et enseigné ; jamais je n’ai rien dit contre toi. Je ne suis pas obstiné dans mes opinions personnelles ; si j’ai dit quelque chose de mal de ce Sacrement, je laisse le tout au jugement de la Sainte Église Romaine ; en l’obéissance à cette Église je quitte maintenant cette vie. »
Magnifique et émouvant témoignage d’une foi, non pas abstraite mais incarnée, en la présence réelle de Jésus, vrai Dieu et vrai homme, dans le Saint-Sacrement de l’autel.
Soins palliatifs et droit à l’aide à mourir : les deux lois réorganisant l’accompagnement de la fin de vie en France ont été votées par l’Assemblée nationale ce mercredi 25 février. Autant celle sur les soins palliatifs fait consensus, autant celle sur l’aide à mourir fait débat. La Conférence des évêques de France a réagi à ce vote en soulignant trois points. Car le débat n’est pas fini et la discussion de ces lois n’est pas encore achevée.
Dans un communiqué daté du 27 février 2026, les évêques français soulignent la diminution de la majorité favorable à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 60 % lors du premier vote sur cette loi le 27 mai dernier; 56 % lors du second vote mercredi. L'opposition est passée de 39,5 % à 43 %. L'abstention a régressé de 11,3 % à 7 %.
Les tenants de la légalisation saluent une victoire dans ce second vote tandis que les opposants, dont l'Eglise catholique, soulignent que l'affaire n'est pas pliée. Les évêques ajoutent qu'une question touchant à la vie et à la mort « ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile ».
Sur un sujet aussi grave, il devient indécent de se satisfaire d'une simple avance dans le nombre de voix. En matière de vote, la tradition de l'Eglise, tout en reconnaissant la logique de la majorité, promeut la recherche de consensus, l'accueil et la prise en compte des objections de la minorité. Risques de pression sociale ou familiale pour orienter le choix de personnes vers le suicide assisté ou l'euthanasie, “transformation radicale de la mission du médecin” qui inclurait le fait de provoquer la mort : les évêques relèvent plusieurs réserves sur des questions cruciales qui n'ont pas été prises en compte dans la loi.
Des congrégations religieuses et des regroupements d'EHPAD demandaient que soit respecté leur choix d'accompagner leurs résidents jusqu'au bout sans proposer d'euthanasie ni de suicide assisté dans leurs murs. Le texte voté ce mercredi 25 février 2026 ne tient pas compte de ces demandes. Il instaure au contraire un “délit d'entrave” “pour “le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur l'aide à mourir”. Même si la ministre de la Santé a précisé que ce délit vise des actes d'intimidation et de désinformation, il constitue une réalité intimidante qui peut dissuader de faire savoir à une personne s'interrogeant sur sa fin de vie que l'institution à laquelle on appartient est défavorable au suicide assisté ou à l'euthanasie.
Que sera une désinformation en la matière ? Il y a en tout cas un intense débat sur les mots et leur sens. Les tenants de l'aide active à mourir parlent d'un acte de “fraternité”, d'un “progrès” en “humanité”. L’Église catholique, dans son communiqué, défend une autre compréhension de ces mots : « donner délibérément la mort ne saurait constituer un progrès humain ».
Elle réaffirme « qu'une société véritablement fraternelle se reconnaît à la manière dont elle entoure les plus fragiles, non à la facilité avec laquelle elle accepte de provoquer leur mort ».
Les deux lois seront réexaminées en séance publique au Sénat début avril. Ayant rejeté la création d'une aide à mourir lors de sa première lecture, que feront les sénateurs ? Il est probable que les deux chambres ne s'accordent pas, y compris au sein d'une commission mixte paritaire rassemblant des députés et des sénateurs en cas de désaccord profond. Ce serait alors à l'Assemblée nationale de trancher.
Les tenants de l'instauration du suicide assisté et de l'euthanasie veulent aller au plus vite, afin de trancher la question avant l'été. Dans les semaines qui viennent, il est plus que jamais important que les voix minoritaires s'expriment, notamment quand des citoyens s'adressent à leurs représentants, sénateurs et députés.
L’évangile de ce deuxième dimanche de carême raconte la Transfiguration de Jésus devant trois de ses disciples. Notre chroniqueuse éclaire la scène en évoquant celles qui manquent à l’appel.
Par Anne Lécu
Une montagne, trois disciples choisis, Pierre, Jacques et Jean, fatigués semble-t-il puisqu’ils voudraient bien rester là, avec Jésus dont le visage éclaire la nuit.
Nous sommes au chapitre 17 de l’Évangile selon Matthieu, mais nous pourrions tout aussi bien nous trouver au chapitre 26, lorsque Jésus prend avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée pour monter sur le mont des Oliviers après la Cène. Je cite : « Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse » (26, 37).
Le récit de la Transfiguration, quand on le regarde de près, ressemble à une répétition de celui que nous lirons à la Passion. Mais voilà, sur cette montagne où quelque chose de la gloire de Jésus se révèle bien mystérieusement, il manque du monde. Où sont-ils, ceux qui attendent quelque chose de Dieu, qui l’ont supplié dans la nuit et n’ont reçu aucune réponse ? Où sont-elles, les victimes de tous les conflits, les victimes de la violence des hommes qui ont appelé au secours et n’ont pas été secourues ? Où sont-ils tous les vaincus de tous les temps, tous ceux qui auraient tellement besoin d’être là ?
Nous n’avons pas tous à vivre une « expérience spirituelle » comme celle que vivent Pierre, Jacques et Jean, pour conforter notre foi. Ne sommes-nous pas pourtant à la recherche de cela, en attente d’un encouragement venu du ciel qui pourrait nous faire dire que nous ne nous sommes pas trompés, que tout cela n’est pas vain ?
Or, sur la montagne de la Transfiguration comme au jardin de Gethsémani qui lui fait écho, il y a des absents ou plutôt des absentes : les femmes ne sont pas là. Peut-être aujourd’hui, nous faut-il porter la prière des absentes et des absents.
En effet, si à la Transfiguration il y a des absents, et surtout des absentes, à la passion du Christ, au Golgotha, ce sont les apôtres qui ne sont pas là. La dernière mention de Pierre dans l’Évangile selon Matthieu est au chapitre 26, quand il pleure amèrement après avoir pris conscience d’avoir trahi Jésus. Quant aux fils de Zébédée, ils disparaissent purement et simplement et laissent la place à leur mère, présente avec les autres femmes au pied de la Croix (Matthieu 27, 54-56).
Dans cette dernière scène, il n’y a plus la voix qui vient du ciel, mais l’unique cri de Jésus devant le ciel qui se tait : « Éli, Éli, lema sabactani ? », « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (27, 46). Certains croient que Jésus appelle Élie ! Mais ce sont les centurions, les étrangers, qui écoutent et entendent ce cri comme la voix du ciel l’avait demandé aux apôtres. Ce sont eux qui entendent et confessent : « Vraiment, celui-ci était le fils de Dieu. » Quant aux femmes, elles sont bien là et elles regardent celui qui est transpercé.
Je crois que comme nombre de passages clés de la Bible, la Transfiguration se passe de nuit. Placé ainsi à l’orée de la seconde semaine du carême, ce texte vient nous dire – discrètement, comme une voix de fin silence – que le lieu de la gloire en régime chrétien est la croix. Sur la croix, ce sont les vaincus de tous les temps que le Christ vient rejoindre. Les absents de la transfiguration. L’Évangile nous invite à nous mettre à l’école des femmes de l’Évangile qui n’ont pas eu besoin d’être présentes avec Pierre, Jacques et Jean pour veiller dans la nuit auprès des vaincus de ce monde.
Comme en creux, les absentes nous invitent à veiller dans les nuits du monde, pour les traverser, avec Celui qui a encouragé les siens dans la lumière de la transfiguration.
Discipliner son corps pendant le carême ne veut pas dire éliminer la vie des sens ! Au contraire, souligne notre chroniqueuse Alexandra Maclennan, mobiliser ses sens dans la prière aide à entrer dans la présence de Jésus.
Alors qu’à la surface du monde s’embrasent chaque jour de nouveaux foyers de tension, c’est toujours un spectacle réconfortant que de se promener dans de belles grandes villes et voir les chefs-d’œuvre de la civilisation se dresser toujours et refléter la lumière et la couleur. Parmi eux, le spectacle du monde se donne encore : des gens qui se sont apprêtés, qui œuvrent au bien et au beau autour d’eux, qui sourient, aident et rassurent, qui trouvent du temps et des ressources pour faire les choses inutiles et pourtant essentielles que sont l’appréciation ou la pratique d’un art, ou encore la cultivation de l’art de vivre en préparant des petites ou grandes célébrations.
À l’heure actuelle, quand notre barque semble jetée en mer aux quatre vents de l’inquiétude, prendre le temps encore de s’émerveiller devant le beau, organiser toujours des petites fêtes pour ses amis ou rendre grâce pour la vie de ceux que nous aimons, n’est-ce pas trivial, voire déplacé ? En carême, de surcroît, où l’on doit discipliner la chair… Et pourtant, célébrer, à temps et à contretemps, c’est vivre, c’est rendre grâce, c’est exprimer sa gratitude pour ce qui nous a été donné : une nature qui nous soigne et qui est belle aussi, et des personnes qui nous aiment. La vie de l’Église est une fête permanente : la première offrande eucharistique eut lieu lors d’un dîner entre amis, et depuis, la vie sacramentelle continue de se déployer, offrant une succession éternelle de célébrations, fêtes, jubilés et anniversaires en tous genres. Car célébrer, c’est faire mémoire, et c’est montrer à soi-même, aux autres et au monde que l’on existe et que l’on a une place dans le monde et dans le temps.
Une telle attitude n’a rien à voir avec l’intempérance de la chair. Les convives du Festin de Babette de Karen Blixen l’ont compris au cours du fameux dîner, et on le voit à leurs regards dans l’adaptation cinématographique : la communauté puritaine découvre que l’on peut apprécier un repas de grand restaurant non pas sur le plan de la chair, mais sur celui de l’appréciation de la beauté, de la charité et de la gratitude. Les puritains le découvrent à la rencontre du monde culturel catholique : la vie des sens est pleinement intégrée de la vie spirituelle. D’ailleurs, les églises donnent accès pendant la célébration de la messe à une expérience multisensorielle : tous les sens sont sollicités. Ce qui n’a rien à voir non plus avec l’idolâtrie.
Dans une étude toute récente sur le rapport des écrivains irlandais contemporains (post-révélation d’abus) à leur spiritualité, l’universitaire de KU Leuven (Katholieke Universiteit Leuven) Hedwig Schwall a recueilli des textes d’une vingtaine de ces auteurs qui ont exprimé leurs aspirations spirituelles.
Il en émerge trois : la générosité, la sincérité et la sensorialité. La part belle est faite aux rythmes qui restent imprimés dans l’esprit même quand ils ont quitté l’institution, et pour cette même raison aux images et métaphores utilisées dans les textes.
Certaines traditions spirituelles invitent à se vider de son imagination. La tradition catholique s’appuie au contraire sur l’imagination, que les images de l’Écriture ne stimulent pas pour rien. Tout en essayant de mettre de côté les distractions que son imagination lui propose, le priant va utiliser son imagination pour entrer dans la présence de Jésus, créer un espace et une situation relationnelle où il va pouvoir se laisser toucher et inspirer par la Parole de Dieu. C’est ce que propose saint Ignace de Loyola à la deuxième semaine des Exercices spirituels, par exemple, lorsqu’il évoque la composition du lieu à partir de la lecture d’un passage de l’Écriture.
Allons plus loin encore avec les orateurs d’une conférence donnée par la communauté Cor et Lumen Christi en Angleterre le 21 février dernier : utiliser l’imagination dans la prière n’est pas simplement une manière de prier parmi d’autres, mais bien plutôt un besoin fondamental pour tout priant. Lorsque j’imagine une chose dans ma prière, j’exerce ma foi en sa réalisation dans l’avenir. Imaginer les plus belles et grandes choses, la paix, l’harmonie, la santé des corps, est un acte de foi nécessaire. Je mets de la chair sur la promesse de Dieu, je rends ma prière agissante. Antidote à la peur ! Les sens prient et l’art comme prière prend tout son sens. Pendant ce carême, pendant que nous disciplinons la chair et approfondissons notre vie intérieure, nous pourrons nous entraîner à la prière imaginée en lisant les méditations sur des œuvres d’art écrites par Sœur Nathalie Le Gac CSJ dans Quarante jours, quarante nuits. La beauté du carême (Magnificat, 2026).
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Pour la première fois, les reliques de saint François sont présentées au public à Assise, en Ombrie, à l’occasion du 800e anniversaire de sa mort. Jusqu’au 22 mars, des centaines de milliers de pèlerins et visiteurs sont attendus pour se recueillir devant les ossements du saint, exceptionnellement sortis de leur tombeau dans la basilique qui lui est dédiée.
« Corpus Sancti Francisci » : sur la vitrine en plexiglas, une inscription en latin rappelle à qui appartient le squelette. Pour la première fois, les reliques de Saint François sont exposées au public à Assise, en Ombrie, à l’occasion du 800e anniversaire de la mort du saint. À partir de ce dimanche et jusqu’au 22 mars, devant l’autel de l’église inférieure de la basilique Saint-François d’Assise, pèlerins et visiteurs pourront se recueillir devant les ossements de Saint François, décédé le 3 octobre 1226.
« Nous croyons que cette longue ostension peut être une expérience significative pour les croyants comme pour les non-croyants parce que saint François témoigne, avec ces os si abîmés, si consumés, qu’il s’est totalement donné », explique frère Giulio Cesareo, directeur de la communication du couvent franciscain d’Assise.
Le corps du saint, fondateur de l’ordre des Franciscains qui a renoncé à ses richesses et consacré sa vie aux pauvres, fut transféré dans la basilique construite en son honneur en 1230. Mais ce n’est qu’en 1818, au terme de fouilles menées dans la plus grande discrétion, que sa tombe fut retrouvée.
Habituellement dérobée au regard, la vitrine transparente conservant les reliques de Saint François depuis 1978 a été exhumée samedi matin du coffre en métal où elle se trouvait, à l’intérieur de son tombeau en pierre, dans la crypte de la basilique. Le squelette de petite taille, au crâne endommagé lors de son transfert dans la basilique au XIIIe siècle, repose sur un drap de soie blanc.
En dehors de précédentes exhumations à des fins de contrôle et d’examen scientifique, les os de Saint François n’ont été exposés qu’une fois en 1978, à un public extrêmement restreint et durant une journée seulement.
« Ce qui est très beau, et qui n’était pas prévu au départ, c’est le fait qu’une châsse en verre pare-balles et anti-effraction recouvrira le corps de François, totalement transparente, et cela nous permettra non seulement de voir, mais aussi de toucher cette châsse », poursuit frère Cesareo.
Outre ce caisson en verre enchâssant celui en plexiglas, des caméras de surveillance fonctionneront 24 heures sur 24 pour assurer la sécurité du squelette, qui devrait voir défiler 15 000 visiteurs par jour en semaine, et jusqu’à 19 000 les samedis et dimanches.
Les réservations s’élèvent déjà à « presque 400 000 (personnes) venant de toutes les parties du monde, avec bien sûr une nette prépondérance de l’Italie », a détaillé frère Marco Moroni, gardien du couvent franciscain. « Mais nous avons (aussi) des Brésiliens, des Nord-Américains, des Africains », a-t-il ajouté. Habituellement, en cette période plutôt creuse de l’année, la fréquentation de la basilique ne dépasse pas 1 000 visiteurs par jour en semaine, pour culminer à 4 000 le week-end.
« Depuis toujours, depuis le temps des catacombes, les chrétiens ont vénéré les os des martyrs, les reliques des martyrs, et ils ne l’ont vraiment jamais vécu comme quelque chose de macabre », retrace frère Giulio Cesareo. Ainsi, ce que « les chrétiens vénèrent encore aujourd’hui, en 2026, dans les reliques d’un saint », c’est « la présence de l’Esprit Saint », relève-t-il.
Malgré leur exposition prolongée dans leur coffrage en plexiglas rempli d’azote, les reliques de Saint François ne devraient subir aucune altération, selon les experts. « La vitrine est scellée, donc il n’y a aucun contact avec l’air extérieur ; en réalité, elle reste dans les mêmes conditions que lorsqu’elle était dans la tombe », assure frère Cesareo.
Même la lumière, qui restera tamisée dans l’église, ne devrait pas menacer la conservation des ossements. « La basilique ne sera pas illuminée comme un stade, (...) parce qu’il n’y a rien de particulier à faire, il s’agit de rencontrer saint François, ce n’est pas un plateau de cinéma », conclut le franciscain.Le 4 octobre, pour la première fois depuis près de 30 ans, la Saint François d’Assise sera de nouveau un jour férié en Italie, en l’honneur du saint patron de l’Italie mais également du pape argentin du même nom. Décédé en avril 2025 à 88 ans, le pape François a en effet été le premier à prendre le nom du saint.
Villefranche, vendredi 27 février 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le nouvel annuaire des acteurs de la paroisse : Reflet de la richesse et de la diversité des missions, ce nouvel annuaire est désormais publié et est disponible à l’accueil de la maison paroissiale. Cliquez ici pour le consulter.
Loi sur droit à l’aide à mourir : L’Assemblée nationale a adopté mercredi 25 février la loi créant un "droit à l’aide à mourir". Après plusieurs semaines de débats houleux et l’examen de quelque 2.000 amendements, le texte doit désormais être examiné au Sénat début avril. Lire en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente propose 3 dates pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 6 mars de 19h à 21h : Des ténèbres à la lumière, par Fr. J-M Gayraud. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. Et plus d’infos en page actus.
Ecrire de nouvelles pages d’espérance : c’est le thème développé par Aude Bauguin dans son édito paru dans Eglise en Rouergue. A lire en page actus.
Nous sommes en période de Carême. Des livrets spirituels vous seront proposés pour vivre ce temps qui nous conduit à Pâques. Une collecte permettra de soutenir CCFD-Terre solidaire. Et jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche. En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire vous partagera son expérience. A lire en page actus.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure ** Pour le Carême, attaquez-vous à la Bible ! ** La jeunesse de l’Église ** De la France à la Terre sainte, un Carême en communion ** Méditation biblique : la « catéchèse » du diable ** Le message d’hommes d’Église au monde paysan.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 6 mars de 19h à 21h : « Des ténèbres à la lumière : traverser la nuit avec Christ ressuscité » par Fr Jean-Marc Gayraud. Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez