Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Dimanche 29 mars, messe des Rameaux, Collégiale Notre-Dame, Villefranche
Lundi 30 mars, en la cathédrale Rodez, célébration de la messe chrismale. Cliquez ici pour voir les images.
Lundi 6 avril, au sanctuaire de St-Igest, frère Muthu célébrait ses 25 ans de sacerdoce. Cliquez ici pour voir les images.
Villefranche-de-Rouergue, Brandonnet.
Anne et Laurent PAGOT, sa fille et son gendre, Clara, Thomas, Benjamin, ses petits-enfants ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Jacqueline CALVET née BESSIERE, survenu à l'âge de 93 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 10 avril 2026, à 14h30, en l'église Notre-Dame de Brandonnet, suivie de l'inhumation au cimetière.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Drulhe
Simone LAFAGE, son épouse, Marie-Claire, Françoise et José, Jean-Luc et Sophie, Marie-Agnès et Claude, ses enfants, Elisabeth et Romain, Guilhem, Aurore et Samuel, ses petits-enfants; Justin, son arrière petit-fils, Daniel LAFAGE, son frère, ses neveux et nièces, parents et amis, ont la tristesse de vous faire part du décès de leur cher
Monsieur Bernard LAFAGE, survenu dans sa 95ème année.
Les obsèques religieuses seront célébrées lundi 13 avril à 10h30 en l'église Notre-Dame de Drulhe. Un dernier hommage peut lui être rendu en son domicile à Révignes, vendredi 10 avril, après-midi et samedi 11 avril.
Chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
On ne conçoit pas un pape justifiant un conflit armé. Ce serait le déni même de sa mission. Le XXe siècle est significatif là-dessus. Saint Pie X n’était-il pas décédé épuisé par la souffrance morale causée par le déclenchement de la Première Guerre mondiale ? Son successeur Benoît XV engagera tous ses efforts pour hâter la fin de la guerre, souvent incompris, même par l’opinion catholique dans les pays belligérants. Plus tard, Pie XII, qui avait participé aux pourparlers de paix de son prédécesseur comme secrétaire d’État, et organisé les secours au service des victimes du conflit, tentera lui aussi d’empêcher que n’éclate la Seconde Guerre mondiale. La polémique injuste qui le mettra en accusation pour son attitude envers l’Allemagne ne saurait effacer son action inlassable en faveur des persécutés ainsi que son engagement auprès de l’opposition à Hitler, dirigée par l’amiral Canaris (cf. l’ouvrage de l’historien américain Mark Riebling La Guerre secrète de Pie XII contre Hitler, Tallandier, coll. « Texto »).
On se souvient aussi du cri de Paul VI aux Nations unies, à New York le 4 octobre 1965 : « Jamais plus la guerre ! » Ne rapporte-t-on pas aussi le jugement du président Kennedy : « L’humanité devra mettre fin à la guerre, ou c’est la guerre qui mettra fin à l’humanité. » Telle était l’obsession du pape François qui ne cessait de dénoncer « une troisième guerre mondiale par morceaux ». Il appelait avec constance à un désarmement mondial : « Combien de vies pourraient être sauvées avec les ressources destinées aujourd’hui aux armements ? Ne serait-il pas préférable de les investir dans une véritable sûreté mondiale ? »
On ne s’étonne donc pas que Léon XIV soit dans le même état d’esprit, notamment lorsqu’il interpelle le président Donald Trump pour qu’il cherche une issue à la guerre avec l’Iran et à réduire les bombardements. N’avait-il pas fustigé de manière générale, le dimanche des Rameaux, « ceux qui invoquent Dieu tout en faisant couler le sang » ?
Il y a donc une continuité des successeurs de Pierre dans un souci d’écarter l’humanité des pires fléaux que l’âge moderne a aggravés plutôt que supprimés. Pourtant, on s’interroge. Cet appel au désarmement n’est-il pas utopique à l’heure de l’équilibre de la terreur et alors que les conflits reprennent des dimensions effrayantes, comme en Ukraine. La pertinence des spécialistes en polémologie ne s’oppose-t-elle pas à l’utopisme évangélique de l’évêque de Rome ?
Le réalisme des meilleurs spécialistes ne saurait toutefois faire l’impasse sur une forme d’éclairage supérieur que permet l’appréhension du monde par le christianisme. C’était le propos d’un René Girard, commentant ce grand polémologue qu’était Clausewitz. Si se poursuit la montée aux extrêmes analysée par ce dernier, elle pourrait nous conduire à « l’extinction de toute vie sur la planète ». Le cri d’angoisse de Léon XIV doit être pris très au sérieux. La logique de guerre qui s’est emparée de la planète est grosse de la pire des menaces.
Elles carillonnent à Pâques pour annoncer la Bonne Nouvelle ! Mais elles dialoguent aussi entre elles, disent les Romains…
La nuit de Pâques, les cloches de toutes les églises résonnent et chacun dit à son voisin : « Les voilà, elles sont revenues de Rome ! » Parties le Jeudi Saint, ayant reçu la bénédiction du Pape, elles laissent tomber des quantités d’œufs en chocolat sur la route de leur retour. Dans les jardins, les enfants, munis de petits paniers en osier, organisent une chasse aux œufs fructueuse. Et pourtant, je vais vous dire, c’est un grand mystère… Je me suis rendu à Rome, je voulais voir ces cloches rassemblées place Saint-Pierre et je n’ai rien vu ! Rien non plus dans les parkings, les jardins, les rues ! Il aurait dû y en avoir des milliers. Où sont-elles donc ? Le Pape les cache peut-être dans un endroit connu de lui seul, et il a sans doute des gens très discrets qui le rejoignent pour les garnir de milliers d’œufs en chocolat. C’est le secret le mieux gardé du Vatican. Pourtant, elles avaient bien disparu de nos clochers, mais elles sont au rendez-vous du Gloria de la Vigile pascale et les jardins sont parsemés de gros et petits œufs bien emmaillotés de papier multicolore !
Si cloches et carillons ont tant d’impact, c’est bien parce qu’elles accompagnent tous les événements de l’existence. Joyeuses lors des baptêmes et mariages, elles prennent le son lugubre de tintements répétitifs pour les enterrements. Nos anciens se souviennent qu’elles sonnaient le tocsin pour avertir de la guerre ; qu’en pleine nuit elles appelaient les pompiers pour éteindre le feu ; qu’en les faisant sonner très fort elles éloignaient l’orage sur le village d’à-côté et avaient le pouvoir de chasser démons et épidémies. Chaque dimanche, elles appellent à la Messe. Elles sonnent l’Angélus trois fois par jour. Celui du matin et celui du soir ont été demandés par Urbain II, en 1095, pour obtenir la victoire de la première croisade. L’Angélus du midi, quant à lui, déjà pratiqué ici et là, fut imposé par Calixte III en 1456, en remerciement pour la libération de Belgrade assiégé par les Turcs.
À Rome, avec des amis, en 1907, nous avons fait le tour des clochers de toutes les églises et couvents. Nous avons répertorié 1 260 cloches. Pourtant, très peu sont anciennes car ce grand bandit normand, Robert Guiscard, appelé « la terreur du monde », lors d’une effroyable attaque, le 21 mai 1084, « brûle, pille, viole et tue » et emporte la quasi-totalité des cloches de Rome. 443 ans plus tard, le 6 mai 1527, les troupes de Charles Quint pillent et détruisent Rome. La réforme hérétique de Luther faisait son effet. « L’enfer n’est rien comparé à l’apparence que Rome présente maintenant », écrivit un témoin quatre jours après le sac.
« À Rome, capitale de la chrétienté, aucune cloche ne sonne, aucune église n’est ouverte, aucune messe n’est célébrée… » Certaines cloches, pour échapper à la violence des anglicans, autres schismatiques, arriveront à s’envoler jusqu’à rejoindre les rives du Tibre. Ainsi, allez écouter à San Giovanni dei Fiorentini Maria is my name provenant de la cathédrale Saint-Paul de Londres, et une autre au Gesù.
À Rome, chacune produit un son différent : strident, perçant, doux, plus rauque, aigu, tonitruant. Elles aiment dialoguer entre elles. Seuls les Romains bons vivants interprètent leur langage. Ainsi la grosse cloche de Sainte-Marie-Majeure commence : « On a fait les facioli, on a fait les facioli ! » Celle du Latran, grande et puissante, répond : « Avec quoi ? Avec quoi ? » La petite cloche fluette de Sainte-Croix précise : « Avec de la couenne de porc, avec de la couenne de porc ! » Dans un même temps, plus loin, la cloche de Sainte-Marie-au-Trastevere demande : « Où mange-t-on la polenta ? Où mange-t-on la polenta ? » De sa grosse voix sourde, la Campanone de Saint-Pierre affirme : « Dans le Borgo ! Dans le Borgo ! »
La Campanone, appelée aussi la Valadier, du nom de son fondeur, est la plus grosse des six cloches de la basilique. Elle est accompagnée du Campanoncino et de la Rota. La Campanone a joué un mauvais tour au pape François. Devant annoncer sa mort et déclencher le glas de toutes les autres églises, elle resta muette. Sa chaîne trop vieille avait cassé. Il a fallu du temps et pas moins de six sampietrini pour grimper au clocher et actionner à la main son lourd marteau. Même les cloches ont toujours un message !
C’est avec discrétion que le Christ révèle qu’il a triomphé de la mort, choisissant Marie-Madeleine comme premier témoin de sa Résurrection.
« Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. » Cette affirmation décisive de saint Paul (1 Co 15, 14) nous renvoie au cœur même du mystère chrétien. Pâques est la grande fête chrétienne, solidaire de la semaine qui la précède. « Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a vaincu la mort ; à ceux qui gisaient dans les tombeaux il a donné la vie ! » Les fidèles manifestent de tout leur cœur la gloire du Christ vainqueur. Ce qui renvoie encore à l’affirmation impressionnante de saint Paul, évoquant le Christ remettant « sa royauté à Dieu le Père, après avoir détruit toute Principauté, Domination et Puissance. Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait placé tous ses ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi détruit, c’est la mort ; car il a tout mis sous ses pieds » (1 Co 15, 20-28).
Pourtant, à ce chant de triomphe semble s’opposer Blaise Pascal dans ses Pensées, à travers une formule a priori étonnante : « Qu’on considère cette grandeur-là dans sa vie, dans sa Passion, dans son obscurité, dans sa mort, dans l’élection des siens, dans leur abandonnement, dans sa secrète résurrection et dans le reste, on la verra si grande qu’on n’aura pas sujet de se scandaliser d’une bassesse qui n’y est pas » (Pensées 290, Pléiade).
N’y a-t-il pas un paradoxe dans cette « secrète résurrection » qui est pourtant l’expression de la plus grande gloire ? Certes, on peut retrouver ainsi, chez l’auteur de cette apologie de la foi chrétienne, une preuve de la distance qui sépare l’ordre de la charité de l’ordre des esprits : « La distance infinie des corps aux esprits figure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité, car elle est surnaturelle. »
La Résurrection est précisément de cet ordre surnaturel : « Il eût été inutile à notre Seigneur Jésus Christ pour éclater dans ce règne de sainteté de venir en roi, mais il y est bien venu avec l’éclat de son ordre. » Et certes la Résurrection est d’un autre ordre. Mais cet ordre correspond aussi rigoureusement aux récits évangéliques.
Le Ressuscité ne se manifeste pas au centre de Jérusalem, dans l’enceinte du Temple, à la face de Pilate ou des grands prêtres. Il fait le don de son apparition en priorité à Marie-Madeleine. Ce qui donne entièrement raison à Pascal. Marie-Madeleine, personnage capital des Évangiles. Le Dictionnaire Jésus publié par l’École biblique de Jérusalem lui consacre une de ses plus longues notes, en insistant sur le matin de Pâques : « L’obscurité dans laquelle se déroule la rencontre n’est donc pas la ténèbre menaçante et confuse, mais la nuit qui, en chassant le flot des images, est propice à l’intériorisation du mystère. Jésus prononce son prénom : “Marie”. Il n’y a rien de plus réaliste que ce détail. Marie doit reconnaître Jésus à une inflexion typique de sa voix lorsqu’il l’appelait. La foi de la première chrétienne germe du témoignage conjoint de la mémoire et de la présence. C’est par la foi, en effet, qu’on connaît le Christ ressuscité, non par une perception directe. »
Voilà qui conforte pleinement la formule paradoxale de « secrète résurrection », qui se révèle de personne à personne, et singulièrement dans ce face-à-face avec Marie-Madeleine, et le décalage qu’il y a avec la présence d’un autre ordre qui exige l’adhésion de la foi.
Plus de 21 000 baptêmes d'adolescents et d'adultes seront célébrés en 2026 à Pâques, soit 17 400 de plus qu'il y a cinq ans. Un renouveau qui aide l'Église à quitter ses vieux vêtements.
« La lumière est revenue de manière assez inattendue. » Curé de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, le père Jean-Luc Mairot est assis dans son bureau à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). « Quand les scandales des abus ont été révélés, nous nous sommes dit que tout était foutu », poursuit-il. Mais voilà qu'à partir de 2021, l'année de la publication du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Église (Ciase), le nombre de jeunes adultes qui demandent le baptême croît soudainement en France.
De 3 600 en 2021, ils passent à plus de 21 000 en 2026 – 13 000 adultes et 8 000 adolescents. Sans compter les confirmants, de plus en plus souvent des jeunes adultes baptisés enfants et n'ayant pas pratiqué ensuite : ils étaient plus de 11 000 en 2025, contre 4 000 en 2022. La traversée du désert toucherait-elle à sa fin ? « Je comprends ce renouveau comme une réponse de Dieu. Comme s'il nous disait : Maintenant que la maison est plus sûre, je vous envoie du monde », interprète Geoffroy de Marsac, curé de Talence, près de Bordeaux (Gironde).
L'effondrement des baptêmes d'enfants, qui ont diminué de moitié depuis l'an 2000, ou la quête de sens accrue des jeunes, ne peuvent expliquer à eux seuls le phénomène. Ce dernier est d'autant plus spectaculaire que les églises se vidaient depuis des décennies. Son ampleur, sa soudaineté et les expériences mystiques dont témoignent les convertis bouleversent ceux qui les accueillent.
« Croire, par principe, que Dieu agit, et l'observer de ses yeux, c'est très différent », confie Marie-Pierre Talabot, 60 ans, accompagnatrice de catéchumènes à la paroisse Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Devant la diversité des origines sociales et religieuses de ces derniers, une expression biblique revient dans la bouche des fidèles : « Le vent souffle où il veut » (Jn 3, 8). Les prières de celles qui, aujourd'hui grands-mères, se désolaient du rétrécissement de l'assistance dominicale semblent avoir été exaucées.
Le sentiment est unanime, c'est une grande joie. Et après ? « Il faut aller au-delà et se poser des questions plus profondes », estime Isabelle de La Garanderie, membre du bureau du concile provincial d'Île-de-France. Engagée depuis janvier 2026, cette vaste consultation de l'ensemble des diocèses franciliens a pour ambition « de déterminer comment mieux accueillir les catéchumènes et néophytes ( fidèles venant d'être baptisés, ndlr), mais aussi comment les accompagner dans la durée. Le troisième enjeu est la manière dont nous-mêmes sommes transformés », complète Isabelle de La Garanderie.
Les différentes assemblées conciliaires ont jusqu'à l'été 2027 pour rendre le résultat de leurs travaux – très attendu par les autres diocèses de France.
Car les nouveaux arrivants ne laissent pas l'Église indemne. Leur soif de spiritualité, de vérité et de fraternité met en lumière les manquements d'une institution vieillissante, et suscite à son tour une véritable conversion des catholiques qui les accueillent.
« Nous avions pris l'habitude de nous lamenter sur nos difficultés, alors qu'autour de nous il y a une attente incroyable », relève Mgr Alexandre de Bucy, évêque d'Agen (Lot-et-Garonne). Tandis que nombre de catholiques se considéraient à l'écart de la société moderne, certains prennent soudain conscience qu'ils sont les détenteurs d'un trésor qu'il leur revient de transmettre. La façon dont les catéchumènes affichent leur foi de manière décomplexée fait aussi évoluer les mentalités. « Pour eux, elle n'est pas réservée au domaine privé », observe Mgr de Bucy.
La vie des paroisses évolue de la gestion des affaires courantes à la priorité mise sur l'accueil des nouveaux et l'évangélisation. « Nous avons pris conscience que, peut-être, des personnes autour de nous vivent les mêmes expériences que nos catéchumènes », relève le père Jean-Luc Mairot. Dans des communautés chrétiennes souvent assez uniformes, les nouveaux venus apportent un vent de fraîcheur. « Rien que par leur manière d'être et de s'habiller, ils bousculent l'ambiance un peu bourgeoise de nos paroisses », apprécie le père Basile Dumont, vicaire de Talence chargé des catéchumènes.
En 2026, 34 % des ceux qui se préparent au baptême sont issus de la catégorie sociale des ouvriers, techniciens et employés. « Les nouveaux venus me font réfléchir à notre ouverture. Nous sommes des petits cercles de copains cathos qui se connaissent depuis l'enfance », confie Pia, pratiquante à Paris. Briser l'entre-soi, présent notamment dans les paroisses de centre-ville, est une condition de l'intégration. « La mondanité est une des maladies spirituelles qui les choque », confirme Guillaume-François Saling, accompagnateur de catéchumènes à Talence. Auteur de Pour toi qui demandes le baptême (Éd. de l'Emmanuel) , lui-même a reçu le sacrement à 21 ans.
Du simple œuf dur coloré aux plus prestigieux œufs de Fabergé, l’œuf de Pâques est resté une tradition dans le monde entier. En Italie, de nos jours encore, on fait bénir les œufs de Pâques que l’on place au centre de la table. Les œufs de Pâques russes et ukrainiens sont de véritables œuvres d’art, aux motifs et aux couleurs très symboliques et géométriques, avec des représentations chrétiennes comme la croix, le Christ lui-même.
En Occident, dans les campagnes ou les jardins de la maison en ville, une mystérieuse chasse aux œufs s’organise au petit matin de Pâques. Selon la tradition, en revenant de Rome, les cloches qui se sont tues depuis le jeudi Saint au soir, y répandaient, œufs, cloches, cocottes et autres gourmandises. La coutume d’offrir des œufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale.
La tradition allemande veut, pour les enfants, que ce soit un lapin blanc invisible qui les cache. Aux États-Unis et en Alsace, c’est un lièvre ; en Thuringe, une cigogne ; en Westphalie, un renard ; en Suisse, un coucou.
La coutume d’offrir des œufs décorés, teints ou travaillés existait bien avant l’ère chrétienne. Comme le printemps est la saison de l’éclosion de la nature, l’œuf, représentant la vie et la renaissance, a été probablement le premier symbole utilisé lors de rituels qui datent de la nuit des temps. Au printemps, les Égyptiens et les Perses avaient pour habitude de teindre des œufs et de les offrir pour symboliser le renouveau de la vie. Dans l’antiquité gauloise, les druides teignaient les œufs en rouge en l’honneur du soleil.
Pour les Juifs, l’œuf est le symbole de la vie mais aussi de la mort. La libération du peuple hébreu a coûté la vie à de nombreuses personnes, et le bonheur n’est jamais absolu pour les hébreux. A Pessa’h les Juifs trempent un œuf dans de l’eau salée en souvenir de toutes les larmes versées suite à la perte de leur indépendance.
De nombreuses fêtes païennes célébraient donc la résurrection de la nature symbolisée par l’œuf, porteur d’un germe de vie. Mais c’est très probablement de l’interdiction faite par l’Église, jusqu’au XVII° siècle, de consommer des œufs pendant le Carême qu’est née la tradition des œufs de Pâques. Comme on ne pouvait empêcher les poules de pondre, on conservait précieusement ces œufs jusqu’à la fête de Pâques, à partir de laquelle il fallait écouler le stock !
Le roi Louis XIV fait de l’œuf décoré de Pâques une institution. D’une part, ses gens devaient lui apporter le plus gros œuf pondu en son royaume durant la Semaine Sainte et, lui-même, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, distribuait en personne des œufs peints à la feuille d’or à ses courtisans aussi bien qu’à sa valetaille.
Ces dernières années, dans bien des familles françaises, se renoue ce geste de jadis au moment du dessert, le dimanche de Pâques. Sur un plateau, se trouvent quelques petits vases de fleurs, des œufs ou des petits lapins en chocolat. Les vitrines des pâtissiers les ont présentés à la gourmandise. À nous de dire aux convives de la fête leur signification pascale !
Après l’Afrique et l’Espagne, Léon XIV pourrait-il enfin fouler le sol français ? Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche le 4 avril, Mgr Jean-Marc Aveline a laissé entendre que cette visite pourrait se concrétiser prochainement.
Après Monaco, Léon XIV s’apprête à entamer sa première tournée africaine. Du 13 au 23 avril prochains, le pape visitera quatre pays : l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale. Des destinations qui traduisent sa filiation augustinienne et sa proximité avec les migrants. Ce périple constituera le troisième déplacement international du pontife américano-péruvien, avant sa venue prévue du 6 au 12 juin prochains en Espagne, où il rendra hommage à Antoni Gaudí à Barcelone.
Mais quid de la France ? Si quelques invitations ont déjà été lancées par le passé, notamment à l’occasion de la réouverture de cathédrale Notre-Dame de Paris, l’archevêque de Marseille, Jean-Marc Aveline, estime que cette visite pourrait bientôt devenir réalité. "Nous y travaillons. J’ai encore abordé le sujet avec le Pape il y a quelques jours", a-t-il assuré dans un entretien accordé le 4 avril à La Tribune Dimanche, laissant entrevoir une volonté partagée de concrétiser ce projet.
Le président de la Conférence des évêques de France n’en est pas à son premier coup d’essai, lui qui avait déjà joué un rôle déterminant dans la venue de François à Marseille en septembre 2023, un événement marqué par une forte dimension méditerranéenne et migratoire. "Pour l’instant, nous devons préparer notre cœur à accueillir bientôt sa visite", a encore déclaré Mgr Aveline, invitant l’Église de France à se préparer d’ores et déjà spirituellement à cette éventualité. Si aucune date n’est encore avancée, la venue de Léon XIV en Hexagone pourrait s’inscrire comme un moment fort, à la fois attendu et symbolique, non seulement pour l’Église de France, mais aussi pour l’ensemble de la société.
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples, pour en retrouver toute la saveur. Dans l’ultime invocation du Notre Père, qui est une demande de rédemption, Jésus nous enseigne à supplier Dieu de nous libérer du mal.
« Mais délivre-nous du Mal » (Matthieu 6, 13), est l’ultime demande du Notre Père, inséparables de l’avant-dernière. Quel est ce Mal dont nous supplions le Père d’être délivrés ? Si le Christ a vaincu le Mal à sa racine, pourquoi devons-nous encore en souffrir ? Pourquoi saint Cyprien écrit-il que « Quand nous avons dit : “Délivrez-nous du Mal”, il ne reste plus rien à demander » ? Explications.
Le « mais » qui ouvre cette dernière demande incite à l’interpréter comme le versant positif de la requête précédente concernant la tentation : après avoir supplié le Père de ne pas donner de l’espace au mal au-delà de ce qui est supportable, nous lui demandons de nous en arracher.
Mais quel est ce « mal » dont nous prions le Père d’être libérés, délivrés ? En lui mettant une majuscule, la traduction liturgique officielle indique clairement de quoi il s’agit, ou plutôt de qui : du Malin, du « grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier » (Apocalypse 12, 9). Cet ange déchu est le Mal par excellence, à l’origine de tous les maux et malheurs.
Satan, c’est l’« adversaire » ou l’« accusateur » en hébreu : ennemi des serviteurs de Dieu, il cherche à causer leur perte en les mettant à l’épreuve. Le Tentateur, c’est « celui qui éprouve » en grec. Le Diable, diabolos en grec, c’est le « diviseur » : il veut briser l’amitié entre le Créateur et sa créature. Au fond, l’objectif du Malin est de nous détruire en nous éloignant de Dieu, en nous arrachant la foi qui nous fait voir Dieu et nous unit au Christ.
D’où cette ultime demande qui fait écho à la prière de Jésus au Père : « je prie pour que tu les gardes du Mauvais » (Jean 17, 15). Père, garde-nous de tout ce qui nous éloigne de toi !
Cette délivrance qu’il nous exhorte à demander, Jésus l’est en personne puisque par sa mort et sa résurrection, il a vaincu le Mal à sa racine.
« Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jean 16, 33). L’ultime demande, qui se situe entre le « déjà » et le « pas encore », est un cri plein d’espérance : Seigneur, toi seul peut nous garder uni à toi ! Or, « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? (…) qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? (…) en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés » (Romains 8, 31-39).
Nous pouvons bien sûr demander au Père de nous délivrer des maux et malheurs qui accablent l’humanité, mais avec l’assurance que même du mal il peut tirer du bien. « Vous aviez voulu me faire du mal, Dieu a voulu le changer en bien », dit Joseph à ses frères (Genèse 50, 20).
Villefranche, vendredi 3 avril 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le calendrier des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques. Lieux, dates et horaires consultables en haut de page.
Messe chrismale : lundi 30 mars, dans le prolongement de la journée de rencontre des prêtres, des diacres et de leurs épouses à la Maison Saint-Pierre, notre évêque a présidé la messe chrismale en la cathédrale de Rodez. Article et images en haut de page.
La messe des Rameaux : elle a été célébrée dimanche 29 mars 2026, en la Collégiale Notre-Dame de Villefranche. Belles images à voir en haut de page.
Les messages de Pâques : ils nous sont adressés par Mgr Luc Meyer, notre père évêque et par le père Daniel Boby, vicaire général. A lire et méditer, en haut de page.
Lectures de Pâques. France Catholique vous conseille : Jésus, par Jean-Christian Petitfils, publié chez Fayard et le Dictionnaire amoureux de Jésus, par Jean-Christian Petitfils, publié chez Plon. Voir en haut de page.
Dans la presse chrétienne : Le Jeudi Saint dans l’histoire ** La Grande semaine ** Quel est le sens du Chemin de croix ? ** Léon XIV: la Semaine Sainte doit être un temps de paix ** Comment célébrer Pâques en temps de guerre ? ** « Et ne nous laisse pas entrer en tentation… » : d’où vient la prière du Notre Père ?
Sur l’agenda :
Samedi 11 avril 2026 : L'initiation chrétienne dans la catéchèse et le catéchuménat Session pastorale - Maison Saint-Pierre à Rodez. Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat : 05 65 68 86 20.
Samedi 11 avril 2026 à 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 RODEZ
Que Dieu nous garde, Bonne et sainte fête de Pâques
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Samedi 11 avril Session pastorale diocésaine L’initiation chrétienne dans la catéchèse et le catéchuménat. Dans le prolongement de la session pastorale du 5 avril 2024, sur « l’initiation chrétienne et ses sacrements », cette journée, préparée sous la responsabilité du Service diocésain de la catéchèse et du catéchuménat, avec la participation de l’équipe du catéchuménat, permettra d’accompagner la transformation catéchuménale de nos communautés. Public : elle s’adresse particulièrement aux catéchistes, accompagnateurs des catéchumènes enfants, jeunes et adultes. Modalités : un accueil est prévu pour les enfants, afin de faciliter la participation des parents investis dans la catéchèse ou l’accompagnement des catéchumènes. > Contact: sdcc@rodez-catholique.fr
Dimanche 12 avril Fête départementale de l’ACE L’Action catholique des enfants (ACE) est un mouvement d’Église et d’éducation populaire, organisé en association Loi 1901. Elle propose des rencontres mensuelles en club aux enfants de 6 à 15 ans. Elle rassemble les enfants lors d’une fête départementale ouverte à tous au printemps et organise un camp d’été. > Contact: 07 80 49 43 15 ace.aveyron@gmail.com
du 22 au 25 avril Aquerò Pour les collégiens de 4e et 3e . Une expérience de quatre jours exceptionnels à Lourdes. Aquerò est un grand rassemblement provincial qui réunit tous les deux ans des centaines de jeunes venus de toute la région pour prier, chanter, célébrer, partager et vivre une vraie expérience de foi et d’amitié.
Vendredi 8 mai Ouverture des fêtes du couronnement à Ceignac • De 10 heures à 16 h 30 : journée festive pour la solennité de Notre Dame de Ceignac. • 10 h 45 : messe solennelle. • 14 heures : conférence de Monique Dugué-Boyer sur « Les Vierges couronnées de l’Aveyron ». • 15 heures : danses traditionnelles et goûter.
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS