Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Véritable témoin de l’histoire locale, l’église Saint-Michel de Toulonjac figure parmi les monuments les plus emblématiques de l’Ouest Aveyron. Cet édifice chargé de mémoire vient d’être retenu par la Fondation du Patrimoine pour bénéficier d’une collecte de fonds nationale consacrée à la sauvegarde du patrimoine religieux des villages de France.
Les sommes recueillies contribueront à la restauration et à la mise en valeur de cette église, profondément ancrée dans l’histoire de la commune et chère au cœur des Toulonjacois.
La Fondation du Patrimoine souhaite mobiliser particuliers, mécènes et entreprises autour de ce projet ambitieux. Le lancement officiel de cette campagne de financement a eu lieu lundi 8 juin, sous le porche de l’église Saint-Michel, en présence d’élus et de représentants institutionnels de la Région Occitanie et du Département. Plus de soixante habitants de Toulonjac ont participé à cet événement symbolique pour l’avenir du patrimoine communal.
Le maire, Pascal Massaï, a accueilli les officiels et le public par quelques mots de bienvenue. Puis, Pierre Guéranger, dont la richesse érudite a parfois semblé difficile d’accès pour une partie du public venu avant tout découvrir les enjeux concrets de la restauration, a présenté l'histoire de cette église. Ensuite, Patrice Lemoux, délégué de la Fondation du Patrimoine a développé les actions de la Fondation du Patrimoine et en a présenté les avantages fiscaux. Etaient présents Sébastien Orcibal, maire de Villefranche de Rouergue, Jean-Michel Bouyssié, adjoint au maire de Villefranche, Jean-Louis Alcouffe, maire honoraire de Toulonjac, le père Florent Dixneuf, doyen de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois. Jean-Pierre Masbou, président délégué du conseil départemental de l'Aveyron et maire de Villeneuve, a souligné l’engagement du Département en matière de protection du patrimoine et salué l’action déterminante de G. Ruscassié dans ce domaine.
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On regrettera cependant que les inquiétantes lézardes, l’effritement des grands blocs de pierre des piliers, les trous dans la voute du porche, les signes préoccupants de vieillissement du toit et du clocher n’aient pas été mis en évidence et montrés aux nombreux visiteurs afin de motiver les dons.
A savoir : Les dons versés par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine ouvrent droit à des avantages fiscaux importants, notamment une réduction de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Au-delà de cet aspect, cette opération représente également un véritable levier économique local : selon la Fondation, chaque euro investi dans le patrimoine génère en moyenne 21 euros de retombées économiques, en faisant travailler artisans, entreprises locales et acteurs du tourisme.
En ce début du mois de juin, les louveteaux de la troupe des Scouts unitaires de France de la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois ont vécu un week-end d’aventure et de découverte dans le cadre verdoyant qui entoure l’abbaye de Loc-Dieu. Encadrés avec attention par leurs chefs, les responsables de groupe et le père Florent Dixneuf, les jeunes ont partagé deux journées riches en activités, ponctuées par une nuit sous la tente.
La trentaine de participants s’est pleinement investie dans la vie du camp : montage des tentes, organisation des jeux, préparation du feu de camp et confection du repas du soir. Chacun a ainsi pu mettre en pratique l’esprit de service, d’entraide et d’autonomie qui caractérise le scoutisme.
Temps fort du séjour, la veillée a rassemblé les jeunes dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, faite de chants, de partage et de moments de réflexion. Des temps de prière et de recueillement ont également jalonné cette rencontre, qui s’est achevée par une messe célébrée en plein air et suivie avec beaucoup de ferveur.
Mouvement catholique d’éducation, les Scouts unitaires de France cultivent un lien étroit avec l’Église locale et la vie paroissiale.
La dimension spirituelle, nourrie par la prière, la participation à la messe et aux sacrements, occupe une place essentielle dans leurs activités. À travers ces expériences de vie en pleine nature, les chefs s’attachent à accompagner chaque jeune dans sa croissance humaine, spirituelle et citoyenne.
« Une grâce que Dieu fait à la France »
Chers amis,
Le pape Léon XIV effectue cette semaine un voyage apostolique en Espagne. Avec quelques évêques du Conseil permanent, nous le rejoignons aujourd'hui à Barcelone. Comme nous le montrent les images, le peuple espagnol vit cette visite avec une joie immense et dans une ferveur profonde. Et nous sentons bien que nous devons nous préparer activement à accueillir le Pape en France, du 25 au 28 septembre prochains.
Dès le début de son pontificat, j’avais invité Léon XIV à venir chez nous. Il n’a pas été difficile à convaincre, tant est grande son estime pour notre pays, pour son rôle dans le monde, pour sa riche histoire spirituelle et pour sa vigueur missionnaire. Dès le mois d’avril, j’ai commencé à travailler avec lui l’ébauche d’un programme pour cette voyage apostolique en France et cette visite au siège de l’UNESCO. La Conférence des évêques de France (CEF) en avait fait l’annonce dans un communiqué le 6 mai dernier. Un comité de pilotage a été mis en place depuis plus d’un mois pour coordonner, sous l’égide de la CEF et avec le concours des différents diocèses où se rendra le Pape, la préparation de chaque étape.
Aujourd’hui, en accord avec le Nonce apostolique et dans l’attente de la publication par le Saint-Siège du programme complet de ces journées, il est nécessaire de rendre officiels les principaux rendez-vous de ce voyage apostolique, afin que tous puissent s’organiser :
Vendredi 25 septembre : vêpres solennelles à Notre-Dame de Paris. Les prêtres, les diacres et leurs épouses, les personnes consacrées, religieuses et religieux, ainsi que les séminaristes de toute la France sont invités ;
Dans la soirée de ce vendredi 25 septembre : grande veillée de prière avec les jeunes de France ;
Samedi 26 septembre en début d'après-midi : messe solennelle en plein air à Paris ;
Dimanche 27 septembre en début d'après-midi : à Lourdes, messe sur la prairie face à la Grotte ;
Lundi 28 septembre dans l’après-midi : messe à la cathédrale Saint-Étienne de Metz.
Les informations pratiques pour participer à ces grands rendez-vous vous seront communiquées très rapidement (lire encadré ci-dessous). Mais le plus important est d’ordre spirituel : avant toute chose, nous devons nous préparer à accueillir la grâce que Dieu veut faire à la France et à notre Église. Par notre disponibilité intérieure et par notre audace missionnaire, préparons-nous à coopérer à l’œuvre que l’Esprit Saint voudra bien accomplir dans les cœurs à la faveur de la visite chez nous du successeur de Pierre. Je confie donc à vos prières la préparation de ce grand événement.
†Jean-Marc Cardinal Aveline, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France
par Madeleine Vatel
Plus de 33 millions de pèlerins à Rome en un an. Un record pour le Vatican. Comment comprendre cet afflux ? Pourquoi tant de jeunes continuent-ils de chercher des réponses dans la foi alors que tout semble accessible en ligne ? Madeleine Vatel pose la question.
Il n’y a pas que les records de température…Il y a aussi ceux qui sont établis par le Vatican : le pape a fait un petit bilan sur le nombre de personnes qui se sont rendues à Rome l’an dernier, à l’occasion du jubilé. Le Vatican a estimé qu’il y avait eu plus de 33 millions de personnes venues en pèlerinage. Et comment le pape comprend le succès de cette année spéciale ? Par une quête que rien n’a remplacée.
Pour lui, l’idée que l’on puisse vivre sans la foi s’est développée… Mais elle a laissé des milliers de gens sans réponse sur des grandes questions existentielles. La promesse qu’une technologie répondrait à la recherche de sens est définitivement un trompe-l’œil, car le pape continue de s’interroger sur ce qui peut conduire à mieux connaître le Christ. À vrai dire, ce n’est pas si étonnant : c’est même une grande partie de son travail. Ce qui l’interpelle, ce qu’il a exprimé devant ce qu’on pourrait appeler son ministère de l’évangélisation, c’est la quête qui demeure au fond de chacun. Et que l’Église catholique a pour mission d’accompagner.
Des milliers de jeunes demandent le baptême….mais ce sont parfois les même qui cherchent des réponses avec ChatGpt. Cela veut donc dire que ce ne sont pas les réseaux sociaux qui répondent à notre soif… même s’ils apportent parfois des solutions, des distractions. Hier, j’étais à la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille à Lille. 144 lycéens ont reçu la confirmation. La veille, ils étaient plus de 200. La cathédrale était bondée, les confirmands ne pouvaient pas inviter plus de neuf personnes…. L’évêque avait fortement mobilisé ses prêtres. Bref, record là aussi dans l’église. Alors ces lycéens qui en allumant leur téléphone, qui voient défiler des milliers de réponses, et trouvent si facilement toute sorte de tutos, pourquoi continuent-ils d’entrer dans les églises ? Pour le pape, quand ces jeunes redécouvrent l’Évangile, ils saisissent combien mieux connaître le Christ, c’est aussi mieux saisir ce qui rend heureux. Il insiste : « Ce qui reste essentiel c’est d’avoir confiance envers la conduite de l’Esprit Saint, suivre les chemins qu’Il indique pour conduire au Christ, à sa parole qui sauve, à son amour qui renouvelle la vie ».
Le pape a souligné à quel point, la foi finalement est liée à la patience toujours, à la difficulté parfois, à la persévérance souvent. C’est un don, mais pas une donnée. Ça n’a rien de froid, d’interchangeable. La foi n’est pas une opinion parmi tant d’autres, une idéologie à laquelle il faudrait souscrire les yeux fermés. C’est une rencontre avec le Christ, mais surtout avec les autres. Rien de tel que d’être serrés les uns contre les autres dans une cathédrale….D’ailleurs, « c’est seulement au travers d’hommes touchés par Dieu que Dieu peut revenir parmi les hommes », a redit le Pape en évoquant l’évangélisation. Alors peut-être que c’est ça
Saint-Salvadou
Annie FALIPOU, son épouse ; Brigitte et Jean-Marie MARRE, Mireille FALIPOU, Vincent et Pierrette FALIPOU, Pascal et Cathy FALIPOU, Bertrand et Magali FALIPOU, ses enfants ; ses petits-enfants et arrière-petits-enfants ; ses frères et sa sœur, son neveu et sa nièce ont la douleur de vous faire part du décès de
Monsieur Jean FALIPOU, survenu à l'âge de 89 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 10 juin 2026, à 15 heures, en l'église Sainte-Madeleine de Saint-Salvadou, suivie de l'inhumation au cimetière. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Villefranche-de-Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Paulette FABRE née BOSC décédée le 9 juin 2026 à l'âge de 87 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 11 juin 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite. Un dernier hommage peut lui être rendu à son domicile. Contactez la famille si vous souhaitez vous rendre à ce service funéraire. Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
La commission mixte paritaire qui doit tenter de trouver un compromis sur la proposition de loi créant un "droit à l'aide à mourir" doit se réunir mardi 2 juin. L'issue de cette commission demeure incertaine, tant députés et sénateurs sont opposés sur le texte.
L'Assemblée nationale et le Sénat trouveront-ils un accord permettant d'adopter la loi sur "l'aide à mourir" ? Après un deuxième échec lors de l'examen par le Sénat le 12 mai, les deux chambres doivent se réunir en commission mixte paritaire ce mardi 2 juin.
Cette réunion en commission composée de sept députés et de sept sénateurs doit permettre de trouver un compromis menant à l'adoption des deux propositions de loi sur la fin de vie; l'une légalisant le suicide assisté, l'autre prévoyant l'élargissement de l'accès aux soins palliatifs. Si la seconde génère un consensus depuis le début des débats, l'issue est plus incertaine pour la première tant les deux chambres sont frontalement opposées sur le sujet. Là où l'Assemblée nationale a par deux fois largement voté pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a rejeté en bloc tout processus "d'aide à mourir". La commission mixte paritaire a donc peu de chances d'aboutir à un accord. A l'issue de cette étape, le gouvernement pourra demander aux deux Chambres une nouvelle lecture de la proposition de loi, avant de donner le dernier mot à l'Assemblée nationale.
Tout semble donc concourir à satisfaire l'ambition affichée par le gouvernement depuis le lancement de la proposition de loi : légaliser "l'aide active à mourir" d'ici le début de l'été. Emmanuel Macron avait fait de ce changement éthique majeur l'une des priorités de son nouveau quinquennat. Mais le Sénat dominé par la droite républicaine semble contrecarrer cette ambition.
Le 12 mai, pour la deuxième fois en quelques mois, l'ensemble de la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir a finalement été rejeté par la chambre haute après le rejet de l’article 2, considéré comme la "clé de voûte" du dispositif. Les sénateurs ont ensuite supprimé les autres articles un à un, actant leurs désaccords sur ce texte déjà rejeté fin janvier en première lecture.
"Ce qui me choque profondément dans ce texte, c'est qu'on nous vend les soins palliatifs comme solution, alors qu'en vingt ans on n'a pas trouvé le premier centime pour les rendre effectifs sur l'ensemble du territoire. En revanche, on trouve l'argent pour rembourser l'injection létale par la Sécurité sociale", réagissait alors auprès d'Aleteia Dominique de Legge, sénateur (Les Républicains) opposé au texte. Outre une partie du monde politique et de la société civile, nombreux sont les soignants et professionnels de santé qui s'inquiètent d'un glissement progressif des critères et d'une pression implicite sur les patients vulnérables. Si la loi est adoptée telle que conçue par les rapporteurs du texte, elle pourrait être l'une des plus permissives d'Europe.
À l’occasion de l’année du Centenaire de la Canonisation de sainte Thérèse, le Sanctuaire de Lisieux a imaginé pour tous les fidèles qui le souhaitent de vivre en communauté un parcours d’initiation en 5 épisodes sur les pas de sainte Thérèse et sa petite voie de sainteté. Une idée d’animation en paroisse ou entre amis.
Le sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux vous invite à parcourir ce cheminement en 5 épisodes dont le 3ème vous est proposé ci-après.
La première encyclique de Léon XIV s’inscrit dans la continuité du magistère exercé par les successeurs de Pierre depuis les origines chrétiennes. Celle-ci est forcément liée aux conjonctures des différentes époques traversées. L’époque dite moderne a suscité tout un enseignement sur la question sociale, liée à l’industrialisation de l’économie.
Léon XIV n’a jamais fait mystère de sa relation étroite avec son prédécesseur Léon XIII, auquel on doit l’encyclique Rerum novarum à la fin du XIXe siècle. C’est dans son sillage qu’il entend exercer son discernement sur cette autre question nouvelle que constitue l’avènement d’une civilisation aux prises avec le développement de l’intelligence artificielle. Civilisation dont le Pape ne cache pas qu’elle suscite de redoutables défis : « Sur chaque époque pèse le risque de construire un monde inhumain et plus injuste. Là où l’humanité court le danger de perdre son visage, nous, chrétiens, nous levons les yeux vers le Dieu qui s’est fait chair, sachant que “le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné” » (Gaudium et Spes)
Ces deux seules phrases de l’introduction indiquent l’importance du sujet et comment le défi imposé exige le recours à la Révélation pour mettre en lumière ce qu’est cette « magnifique humanité », créée à l’image de Dieu et vouée aux périls de l’Histoire. Les progrès de la technologie n’entraînent pas forcément un surcroît d’humanité, ils peuvent même provoquer des difficultés propres à engendrer une forme de déshumanisation. Pour saisir le phénomène, le Pape n’hésite pas à entrer dans la technicité des problèmes posés, tout en prenant la distance nécessaire pour évaluer les risques moraux et spirituels des pratiques imposées par le fonctionnement de l’IA, dont la puissance est exclusivement liée au traitement des données : « Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’il faut éviter l’erreur consistant à assimiler cette intelligence à l’intelligence humaine » (cf. page 11).
Cette nature très particulière du fonctionnement de l’activité exige plus que de la prudence : « Il ne suffit pas d’invoquer de façon générale l’éthique : il faut des cadres juridiques adéquats, une surveillance indépendante, l’éducation des utilisateurs, une politique qui n’abdique pas son devoir. Autrement le changement ne sera régi que par des logiques technocratiques et présentées comme nécessaires et inévitables, finissant par imposer des règles dictées par ceux qui possèdent les données, les infrastructures et les capacités de calcul. »
En d’autres termes, la révolution technologique en cours exige un approfondissement anthropologique radical, qui mobilise toutes les ressources de la culture chrétienne, notamment l’enseignement de la doctrine sociale de l’Église.
En dernier ressort, la réponse au péril de déshumanisation, explique Léon XIV, c’est la contemplation du Christ dans son incarnation, le don de sa chair dans l’Eucharistie qui restaurent notre magnifique humanité dans sa vocation divine.
Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à prévenir et à lutter contre les violences dans le milieu scolaire, qui envisage de remettre en question le secret de la confession ou le contrat d’association pour l’Enseignement catholique. Cette réaction a été publiée dans Le Figaro le 29 mai 2026.
La proposition de loi d’origine parlementaire visant à prévenir et lutter contre les violences en milieu scolaire, comme le projet de loi pour la protection de l’enfance porté par le gouvernement, manifestent l’intention de nos dirigeants d’engager résolument notre pays dans ces combats nécessaires et urgents. L’Eglise soutient cette intention. Elle est elle-même investie depuis plusieurs années dans un travail de vérité et mobilisée dans la lutte et la prévention contre les violences sexuelles.
Néanmoins, certains articles de la proposition de loi qui sera débattue lundi en séance publique à l’Assemblée nationale remettent en cause plusieurs libertés fondamentales, comme la liberté de conscience, le secret professionnel, la liberté d’enseignement ou la liberté de culte. C’est pourquoi la Conférence des évêques de France interpelle les parlementaires à ce sujet et exprime ici sa grande préoccupation.
Alors que le Sénat vient de terminer l’examen des propositions de loi sur la fin de vie, la Conférence des évêques de France se réjouit de l’adoption définitive du texte relatif aux soins palliatifs. L’accès à un accompagnement digne, humain et apaisé en fin de vie constitue une exigence de solidarité nationale.
Par ailleurs, le nouveau rejet de la proposition de loi relative à l’aide à mourir souligne la fracture de plus en plus importante parmi les parlementaires sur ce sujet déterminant pour notre vie collective. Ce vote confirme l’absence manifeste de consensus politique et social à propos de l’«aide active à mourir ». Ce désaccord profond s’était déjà exprimé à l’Assemblée nationale durant les débats et par un vote plus serré en deuxième lecture.
Dans ces conditions, poursuivre à marche forcée l’adoption d’un texte légalisant l’euthanasie et le suicide assisté reviendrait à faire fi de la voix d’un nombre significatif de parlementaires. Eu égard à la gravité du sujet et à la diversité des points de vue exprimés, ce serait une imprudence morale et un irrespect démocratique, aux conséquences humaines, éthiques et sociales majeures.
Une transformation aussi profonde de notre droit, de la médecine et du pacte social ne saurait être soumise à des précipitations électorales. Elle mérite à l’inverse d’être discutée dans le cadre d’un débat apaisé, au service de la dignité de la vie dans tous ses états et à toutes ses étapes.
Des myriades de petits mots disent la joie de croire. Chaque semaine, nous les explorons, pour en retrouver toute la saveur.
Dans son échange avec Nicodème lu ce dimanche, Jésus révèle le dessein divin d’universalité du salut : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jean 3, 17). L’apôtre Paul est encore plus clair : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2, 4).
Faudrait-il en conclure avec Michel Polnareff qu’« on ira tous au paradis » ? Quelques grands penseurs chrétiens des premiers siècles n’auraient pas contredit notre chanteur, à commencer par Origène, qui exposa au IIIe siècle la doctrine de la restauration universelle, appelée « apocatastase ».
Si Dieu est Amour, peut-il supporter que certaines de ses créatures soient à jamais privées de la vie éternelle ? L’enfer ne saurait être que « provisoire ». Pour séduisante qu’elle soit, cette conception d’un enfer vide ou vidé à la fin des temps est condamnée par l’Église depuis le VIe siècle. D’abord parce que Dieu est Amour, précisément.
L’amour vrai ne pouvant qu’être libre, Dieu ne peut contraindre quiconque à lui dire « oui » : nous sommes libres d’accueillir le salut offert à tous, libres aussi de le refuser. Ensuite parce que le bon Dieu est un Dieu de justice : il ne peut laisser le mal impuni. Quand on lui demande s’il n’y a que « peu de gens qui soient sauvés », Jésus renvoie à la responsabilité personnelle : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite » (Luc 13, 23-24).
Judas ou Hitler sont-ils en enfer ? Même les plus hautes autorités spirituelles ne peuvent trancher la question car le jugement dernier revient à Dieu et à lui seul. Si l’Église a toujours rejeté l’apocatastase, elle a toujours aussi rejeté l’affirmation selon laquelle il y aurait des êtres humains en enfer. Autrement dit, l’enfer doit être considéré comme une possibilité réelle, mais il est impossible d’aller plus loin.
Tout au plus pouvons-nous « espérer pour tous » le salut, selon l’expression d’Hans Urs von Balthasar. « Nous ne savons pas, écrit le théologien suisse, si une liberté humaine est capable de se refuser jusqu’au bout à l’offre que lui fait l’Esprit de lui donner sa liberté propre et véritable. » Un endurcissement qu’Edith Stein juge quant à elle « infiniment improbable ».
Du 26 juin au 6 juillet 2026, la Nuit des Églises revient pour sa 15ᵉ édition. Partout en France, des centaines d’édifices ouvrent leurs portes le temps d’une soirée pour inviter chacun à découvrir autrement ce patrimoine commun. Cette année, le thème de la lumière et de la paix résonne avec une force toute particulière.
Depuis 2011, la Nuit des Églises poursuit une intuition simple et profonde : et si l’église de votre village ou de votre quartier vous appartenait à vous aussi ? Que vous soyez pratiquant régulier, visiteur occasionnel ou simplement curieux, ces soirées sont faites pour vous. En quinze ans, ce sont plus de 3 000 églises et près de 7 500 événements qui ont participé à cette initiative coordonnée par la délégation nationale pour l’Art sacré de la Conférence des évêques de France.
Pour cette 15ᵉ édition, le thème retenu est celui de la lumière comme symbole de paix. La phrase choisie : « Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière » est une prière attribuée à saint François d’Assise, dont l’Église catholique célèbre cette année le 800ᵉ anniversaire de la mort. Dans un monde traversé par les conflits et l’inquiétude, ce choix n’est pas anodin.
La lumière se décline ici sur plusieurs registres : la lumière physique, avec des cierges, des illuminations, des projections et peut-être même des veillées jusqu’à l’aube pour accueillir le soleil levant ; la lumière comme matière artistique, à travers la peinture, la photographie, la musique ou le théâtre ; et enfin la lumière spirituelle, celle qui, dans la tradition biblique, est le nom même de Dieu.
Concerts, expositions, visites aux flambeaux, mappings lumineux, représentations théâtrales, déclamations de grands textes… chaque équipe locale compose sa propre soirée, avec la liberté et la créativité qui font la richesse de l’événement. L’objectif reste le même depuis l’origine : remettre l’église au centre du village, au sens propre, et en faire un lieu de rencontre, de beauté et de lien pour toute la communauté.
Les organisateurs peuvent être une paroisse, une commune, une association ou tout autre groupe de volontaires. Pour participer, il suffit d’adhérer à la charte disponible sur nuitdeseglises.fr et d’inscrire son événement sur la plateforme nationale.
par Christine Pedotti
« Vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal » : c’est ce que susurre le serpent dans le second récit de la Création dans le livre de la Genèse. Et c’est à cette promesse juteuse que succombent les deux premiers humains. Promesse séduisante de savoir et de discernement, promesse de puissance aussi.
Selon la Bible, ce fruit, nous – l’humanité – en avons goûté. Était-il aussi bon qu’il en avait l’air ? Pas sûr, sans doute y avait-il là de l’amertume à venir, celle de la fin de l’innocence… Et l’humanité, dûment munie du nécessaire par son Dieu, s’est retrouvée expulsée des douceurs enfantines du jardin originel et lancée dans le grand bain de l’histoire, non pas comme des dieux, mais comme des grands entrés dans l’âge adulte. Dès lors, qu’allions-nous faire de ce discernement chèrement acquis ?
Tout au long des millénaires, nos ancêtres ont affronté bien des risques, bien des souffrances, bien des pestes et bien des malheurs, mais les générations issues de la seconde moitié du XXe siècle et des premières décennies du XXIe, les nôtres, doivent faire face à trois grandes ruptures anthropologiques.
La première est celle du risque nucléaire. Après Hiroshima et Nagasaki, l’humanité sait qu’elle a les moyens de s’anéantir et avec elle la quasi-totalité du vivant. Immense vertige… sur lequel se sont penchés les pères conciliaires lors de Vatican II. Leur conclusion – le refus de la dissuasion nucléaire – heurte alors les opinions publiques et les gouvernements occidentaux. Récemment, le pape François a fait un pas de plus dans ce sens en condamnant toute possession d’armes nucléaire.
C’est justement François qui prend à bras-le-corps l’autre grand risque pour l’humanité, celui d’un environnement détruit par l’activité humaine, dans son encyclique Laudato si’. L’Église catholique avait attendu longtemps, mais le propos, très ferme, fait date et galvanise les énergies bien au-delà des cercles religieux.
Avec l’encyclique Magnifica Humanitas, Léon XIV n’attend pas pour évoquer la troisième rupture. Alors que la question de l’intelligence artificielle semble encore obscure à beaucoup et qu’il est bien difficile de prédire ce qui nous menace, il remet l’humain au centre du jeu et en appelle à la régulation immédiate de cette super puissance qui pourrait nous dévorer.
Souvenons-nous : nous sommes capables de connaître le bien et le mal, à nous de discerner !
Villefranche, jeudi 4 juin 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’encyclique du pape Léon XIV, relative à l’intelligence artificielle. L’IA va profondément modifier notre cadre de vie. Sujet grave et préoccupant que notre pape a analysé avec sagesse et lucidité. Plusieurs nouveaux articles en lire en page actus.
Sacrement des malades : il vous sera proposé jeudi 11 juin 2026 à 15h00, en la chapelle de la Ste Famille. Accueil et préparation auront lieu dans la grande salle de la Sainte Famille, à partir de 14h00. Plus d’infos : paroisse Ste Emilie 05 65 45 21 27. Vous pouvez également contacter les membres du Service évangélique des malades.
L'école de prière, c'est du mardi 11 août au samedi 15 août. Les inscriptions pour l'École de Prière, organisée par le diocèse de l'Aveyron, sont ouvertes ! Détails en haut de page.
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026 : Les inscriptions ont commencé. Selon votre situation, faites votre choix selon les infos indiquées en haut de page.
Dans la presse chrétienne, à lire ci-dessus : Le pape contre les robots ** Quand tout va vite, la foi impose la patience ** Fin de vie : le compromis incertain de la commission mixte paritaire ** Magnifique et douloureuse humanité ** Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire ** Toute-puissance.
Sur l’agenda, ci-dessous :
Samedi 6 juin 2026 : audition diplômante, une journée de carillon.
Dimanche 7 juin 2026 vers 11h30 : apéro offert par le Parcours Alpha à la Maison paroissiale
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Samedi 20 juin, de 8h30 à 16h30 Sanctuaire diocésain Notre-Dame de Ceignac. Rassemblement diocésain des équipes du Rosaire.
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 >> Le Couvent 12200 Monteils
Du mardi 11 au samedi 15 août : école de prière à Monteils.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Jeudi 11 juin 2026 à 15h : Sacrement des malades, en la chapelle de la Ste Famille. Plus d’infos : paroisse Ste Emilie 05 65 45 21 27
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Samedi 20 juin, de 8h30 à 16h30 Sanctuaire diocésain Notre-Dame de Ceignac. Rassemblement diocésain des équipes du Rosaire. Thème « Jésus nous interroge et renforce notre foi » Intervenant : frère Hugues François Rovarino. 9h : prière et enseignement 10h45 : messe à la basilique Repas tiré du sac 14h : témoignages 15h15 : chants et textes mariaux 16h30 : clôture et envoi
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 Monteils
Vendredi 10 juillet Clôture des festivités des 150 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame de Ceignac. 13h : arrivée des jeunes du pélé VTT et de leurs accompagnateurs. 14h : spectacle de la troupe Trucaluna sur la vie du père Marie-Antoine de Lavaur : entrée libre et gratuite, dans la mesure des places disponibles. 15h : messe présidée par Mgr Meyer
Du jeudi soir 16 juillet au jeudi matin 23 juillet : Retraite à l’accueil Saint-Joseph, proposée par les sœurs de l’Institut Saint-Joseph. Animation : père Bernard Ladet (prêtre diocésain), sœur Agate Delpech, Isabelle Lacheret (liturgie) ; thème : « Vivre en Christ nos périodes difficiles, à la lumière des prophètes, des psaumes de l’exil à Babylone, et surtout du mystère pascal ». Inscriptions auprès de Natalia Gridina : tél 05 56 87 14 90 ou accueilsaintjoseph@outlook.com
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026