Les actus de nos paroisses
Les actus de nos paroisses
Ce samedi 31 octobre, la chapelle Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-d’Aigremont a retrouvé une animation inhabituelle. À l’occasion d’une messe célébrée en mémoire des défunts, ce lieu chargé d’histoire a accueilli de nombreux fidèles venus du Villefranchois et des communes environnantes.
D’origine très ancienne, la chapelle, autrefois dédiée à Saint-Carpil avant de prendre le nom de Saint-Jean-Baptiste, remonterait à l’époque carolingienne. Les vestiges archéologiques découverts sur le site dont des sarcophages, témoignent toutefois d’une présence cultuelle dès l’Antiquité tardive. A proximité du cimetière, l’édifice rappelle ainsi l’ancienneté de cette implantation paroissiale. Aujourd’hui, son emplacement à l’écart de la ville et la proximité d’autres lieux de culte plus accessibles expliquent la rareté des célébrations.
Aussi, en cette belle journée d’automne, les fidèles ont particulièrement apprécié la présence du père Aurélien de Boussiers, curé doyen de la paroisse Sainte-Émilie-du-Villefranchois, accompagné du père Ange-Martial Ahouma. La chapelle, quasiment comble, réunissait paroissiens, habitants des environs et amis de ce lieu patrimonial. Les religieuses de la communauté des Béatitudes ont assuré l’animation liturgique, contribuant à la beauté de la célébration.
À l’issue de la messe, les fidèles ont rejoint le cimetière tout proche, accompagnés des deux prêtres, pour un temps de prière et de recueillement à la mémoire des défunts.
Au-delà de cet hommage, cette célébration a été un beau moment de foi, de partage et de convivialité, dans une chapelle à laquelle les Villefranchois restent profondément attachés. Elle a également permis à beaucoup de mieux découvrir leur nouveau curé, le père Aurélien, dont ils ont apprécié la simplicité, la chaleur du contact et le sens de l’humour.
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Aimée COTER survenu le vendredi 30 octobre 2026, à l'âge de 92 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mardi 3 novembre 2026 à 14h00 en la chapelle Sainte-Barbe, place Antoine de Morlhon, 12200 Villefranche de Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite.
Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Nancy, Chantraine, Staffelfelden, Villeneuve.
Marie-Jo SUTTER, Elisabeth MARCHAL et Olivier BÉDRUNE, ses enfants et leurs conjoints ; Frédérique, Christophe, Florence, Valérie, Virginie, Marielle et François, ses petits-enfants et leurs conjoints, ses 9 arrière-petits-enfants, toute sa famille et les amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Jeannine BÉDRUNE née SAINT-GERMES survenu le jeudi 29 octobre 2026, à l'âge de 98 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 6 novembre 2026, à 10h30, en l'église du Saint-Sépulcre de Villeneuve, suivie de l'inhumation au cimetière de Septfonds de cette même commune.
Pompes Funèbres PFG Villefranche de Rouergue 23, allée Aristide Briand 12200 Villefranche de Rouergue tél 05 65 45 17 93
Ce mardi 27 octobre, à l’occasion d’une messe anticipée de la Toussaint, l’église Saint-Michel de Toulonjac a retrouvé une animation inhabituelle. Malgré une assistance relativement modeste, les fidèles se sont réunis dans le recueillement et la ferveur.
En ce début d’automne, les paroissiens ont particulièrement apprécié la présence du père Aurélien de Boussiers, curé doyen de la paroisse Sainte-Émilie-du-Villefranchois, venu célébrer cette messe exceptionnelle. Hormis la traditionnelle fête de la Saint-Michel, il faut remonter à la disparition du père Yves Favier en 1991, pour retrouver le souvenir d’une célébration à cette période de l’année.
Cette rencontre a également permis aux fidèles de mieux connaître leur nouveau curé. Ils ont découvert un prêtre chaleureux, accessible et doté d’un humour qui a rapidement conquis l’assistance. Le père Aurélien a ainsi fait la connaissance de Céline Segond, maire de Toulonjac, accompagnée de son adjointe. Des échanges cordiaux ont permis d’évoquer de futures messes, des visites et des rencontres, autant d’occasions de renforcer les liens entre la paroisse et la municipalité.
Au-delà du temps de prière, cette célébration aura ainsi été un beau moment de partage et de rapprochement. Une parenthèse empreinte de foi et de convivialité, dans l’église Saint-Michel, chère au cœur des Toulonjacois.
Vendredi 4 décembre :
Randonnée d’une dizaine de kilomètres sur le GR 36 dans le secteur du mas de Rivals. Départ à 13h30.
Samedi 5 décembre matin :
RDV à 9h à la salle des fêtes de Treize Pierres pour la mise en place des tables, chaises, etc pour le repas du soir.
Samedi 5 décembre soir :
Des membres de notre association seront présents à ce repas. Vous pouvez vous joindre à eux pour former un groupe représentant notre association. Participation financière et un moment de partage Participation : 18 € Inscription avant le 16 novembre.
Plus d'infos : pelerin@verscompostelle.fr - 06 95 13 11 62 - 06 18 15 18 02
Plus d'infos ? Cliquez ici pour visiter le site
Du Bas Rouergue vers Compostelle
Dans sa méditation prononcée ce dimanche 1er novembre lors de la prière mariale de l'Angélus, en la solennité de la Toussaint, le Pape Léon XIV a rendu hommage aux innombrables saints qui ont consacré leur vie au Christ et a souligné que tous les fidèles sont appelés à la sainteté et à faire des choix qui transcendent le mal.
En cette solennité de la Toussaint, Léon XIV a invité les fidèles à célébrer «cette innombrable famille d’hommes et de femmes qui, en suivant le Seigneur Jésus, ont fait de leur vie un don à Dieu et au prochain». Des saints «qui, au cours de leurs différents chemins de sanctification, ont désiré «l’océan de l’amour infini»», a déclaré le Pape, reprenant l’expression employée par son prédécesseur le Pape Benoît XVI dans la l’encyclique Spe salvi.
Aujourd’hui, a poursuivi le Pape, «nous célébrons tous les saints»: «ceux que l’Église a reconnus comme tels, mais aussi les très nombreux autres qui ne l’ont pas été, mais que Dieu connaît». Citant l’Évangile du jour selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12), le Pape a souligné qu’il s’agissait «de pauvres en esprit, mais riches de l’amour de Dieu». Ils trouvent «la consolation dans la prière», sont «doux face à la violence et récompensés par le Père», «affamés de justice et rassasiés au plus profond de leur conscience», «ouverts au pardon et étreints par la miséricorde», «désarmés dans leur cœur, mais protégés par Dieu», «persécutés et offensés, mais forts dans la foi et dans la charité».
La sainteté «ne se réduit à aucun calcul» car, a souligné le Souverain pontife, «il en va de même pour le bien que tous les saints ont répandu autour d’eux dans le monde». Ces personnes, contemplé avec admiration, engendrent «des gestes et des choix d’amour qui surpassent les calculs de la cupidité et la tyrannie du mal qui semble parfois prévaloir».
“Les saints et les saintes sont le signe le plus beau et le plus fort du Royaume de Dieu qui vient, ou plutôt – comme l’enseigne Jésus – qui est déjà parmi nous.”
«La sainteté n’est pas un privilège réservé à quelques-uns», met en garde le Pape, «mais une vocation universelle qui interpelle chacun d’entre nous là où nous vivons». «Tel est le message porteur d’espérance de la fête d’aujourd’hui: Dieu voit le bien que nous ne voyons pas, Il connaît des histoires que nous ignorons, Il touche des cœurs auxquels nous n’avons pas accès».
Avant de réciter l’Angélus, le Pape a imploré la Vierge Marie: que la bienheureuse «accompagne nos pas sur le chemin de la sainteté, afin que nous ne nous lassions pas de construire la paix, tant dans les situations les plus importantes que dans celles de la vie quotidienne».
Après la récitation de la prière mariale, le Souverain pontife a rappelé la messe célébrée ce lundi 2 novembre à 16h00 au cimetière monumental du Verano, à l'est de Rome, en mémoire de tous les fidèles défunts.
«En ces jours, sentons-nous unis dans la communion des saints à l’immense famille de nos frères et sœurs qui nous ont précédés dans le pèlerinage terrestre, et prions pour les défunts, en particulier pour ceux dont personne ne se souvient» a-t-il déclaré.
Institution contestée dans un monde qui réprouve toute hiérarchie, la papauté serait-elle le talon d’Achille du catholicisme ? Cet appareil humain, avec ses pompes et ses traditions, a-t-il été voulu par le Christ ?
La venue du Pape en France est un événement rare, et sans doute aussi une occasion pour beaucoup de catholiques de témoigner auprès de leurs collègues, parents, amis et connaissances, de leur attachement à une institution qui dérange et interroge : la papauté.
La première question – soulevée depuis des siècles par le schisme d’Orient ou la Réforme protestante – est celle de l’institution : le Christ a-t-il vraiment voulu la papauté ? Il faut l’affirmer, sans l’ombre d’un doute, car la volonté de Jésus est explicite, dans des textes dont l’authenticité est reconnue par tous. « Tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirai mon Église. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux » (Mt 16, 18-19) ; « affermis tes frères » (Lc 22, 32) ; « Sois le berger de mes brebis » (Jn 21, 15-17). Il faut l’affirmer encore parce que l’autorité de Pierre, manifestée par son attitude dans le groupe des Apôtres dans les évangiles, est acceptée par tous dans les Actes des Apôtres. Il faut l’affirmer enfin car leurs premiers héritiers – les Pères de l’Église dès le IIe siècle – ont unanimement écouté et parfois sollicité la voix du successeur de Pierre.
Cette primauté – c’est le terme consacré – du Pape est depuis lors la pratique ininterrompue de l’Église. Elle a été constamment réaffirmée, en pratique et dans la doctrine, notamment en 1870 par la définition solennelle de l’infaillibilité du Pape, en tant que chef de l’Église, dans l’enseignement de la foi et de la morale, en vertu de la promesse du Christ. Dans toute son histoire, l’Église a eu recours à la papauté, facteur majeur d’unité du peuple chrétien et de fidélité à l’enseignement de Jésus. Face aux grandes crises doctrinales par exemple (des grandes hérésies christologiques des IVe et Ve siècles au protestantisme), la papauté a joué un rôle décisif et nécessaire. Face aux crises internes de l’Église, face aux menaces venant de l’extérieur, cette institution s’est encore montrée déterminante : les grandes réformes (de Grégoire VII au concile de Trente) ont été menées sous l’impulsion des papes, tout comme les affirmations de la souveraineté de l’Église face au pouvoir politique… À l’inverse, l’absence d’autorité unifiante à la tête des Églises orthodoxes peut être rendue responsable de leur dispersion, de leurs divisions, comme également de leur relative inféodation aux pouvoirs politiques.
La primauté de Pierre et de ses successeurs est donc une constante qui fait corps avec l’histoire même de l’Église, incarnée par la liste ininterrompue des 268 pontifes qui se sont succédé sur le siège romain et dont les portraits ornent la frise de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Cette continuité bimillénaire fait de la papauté une institution unique en son genre, dont la longévité est en elle-même un signe de son origine surnaturelle.
Cette nécessité de la papauté s’enracine dans la triple unification de l’Église qui se réalise en Pierre :
– L’unité de doctrine de l’Église, garantie par le Saint-Siège comme instance d’arbitrage et de préservation, à laquelle le dépôt de la foi a été confié pour être transmis et explicité. Sans cette autorité du Pape, la foi catholique aurait presque certainement connu l’éclatement doctrinal des communautés issues de la réforme protestante.
Cette unité d’enseignement est autant géographique que temporelle : ce sont les mêmes vérités révélées par Dieu en Jésus qui sont crues depuis l’origine par tous les fidèles du monde, par la mission donnée à Pierre et à ses successeurs d’« affermir leurs frères ».
– L’unité de gouvernement de l’Église comme société humaine et divine, qui ancre dans le rôle du Pape sa pérennité historique exceptionnelle et la permanence de sa structure hiérarchique. Sans pasteur, le troupeau ne pourrait demeurer uni ni marcher en sécurité vers les verts pâturages du Ciel. Nomination des évêques, érection des diocèses, approbation des ordres religieux, arbitrage des conflits de juridiction… La papauté est ce principe unique qui garantit l’unité de gouvernement de l’Église.
– Son unité de discipline enfin, puisque l’autorité du Pape permet de conserver dans toute l’Église un même droit – le droit « canon » – légitimement adapté cependant aux cas particuliers, une unité de culte : sacrements, liturgie, prière, chant… C’est grâce au Saint-Siège que l’Église peut être vraiment « catholique » – c’est-à-dire universelle : que tous les fidèles du monde peuvent s’y sentir partout « à la maison ».
Depuis plus d’un siècle cependant, les attentes et les manifestations des fonctions du Pape semblent prendre une orientation nouvelle. La perte du pouvoir temporel avec la fin des États pontificaux en 1870 coïncide assez exactement avec l’affirmation d’une autorité morale et spirituelle sans précédent : chef de l’Église, le Pape est progressivement devenu une figure mondiale. Loin de signifier une perte d’influence, la fin du règne « politique » du vicaire du Christ a peut-être donné à sa voix un écho nouveau, y compris dans le domaine social, voire économique et géopolitique. Cette bascule s’est accélérée avec les médias de masse, qui amplifient largement le retentissement des prises de parole pontificales, dont la tendance, ces dernières années, est de ne pas se limiter aux seules matières de foi et de mœurs.
Cette mutation correspond-elle à la mission reçue du Christ ? Représente-
t-elle pour l’Église une nouvelle opportunité missionnaire ? Ce phénomène peut légitimement interroger, au moment où la visite du Saint-Père en France oriente à nouveau les projecteurs médiatiques vers le catholicisme, à travers le prisme de la papauté.
par l'abbé Paul Roy, fssp
Pourquoi prier pour les défunts et non prier les défunts ? Les morts peuvent-ils prier pour les vivants ? La mort ne rompt pas la communion, répond don Thomas Lapenne, professeur au séminaire de la Communauté saint Martin. Dans la prière, nous pouvons établir avec nos défunts une relation de fidélité dans l’espérance.
Àl’approche de la Toussaint et de la commémoration des fidèles défunts, nos pensées se tournent vers ceux que nous avons aimés et qui nous ont précédés dans la mort. Nous visitons leurs tombes et surtout, nous prions. Mais comment bien vivre cette relation avec nos défunts ? Faut-il prier les morts, prier pour eux, ou leur confier nos intentions ? La foi de l’Église nous offre des repères précieux.
La mort ne rompt pas la communion. Par le baptême, nous appartenons au Christ et formons en lui une seule Église : celle qui chemine sur terre, celle des âmes en voie de purification et celle des saints qui contemplent Dieu. Le concile Vatican II l’affirme : "L’union de ceux qui sont encore en chemin, avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ, ne connaît pas la moindre intermittence" (Lumen gentium, 49). Cette communion est une réalité spirituelle fondée sur le Christ ressuscité : l’amour vécu en Dieu n’est pas anéanti par la mort.
Pourquoi prier pour les défunts ? Parce que certains ont encore besoin d’être purifiés pour entrer pleinement dans la joie de Dieu. Le purgatoire n’est pas une seconde chance après la mort, mais l’œuvre de la miséricorde divine qui achève de guérir ce que le péché a blessé en nous. Nous ignorons le jugement de Dieu sur chaque personne et pouvons donc remettre nos défunts à sa bonté. Depuis les premiers siècles, l’Église prie pour les morts, particulièrement dans l’Eucharistie. Le Catéchisme de l’Église catholique rappelle que ces suffrages [prières d’intercession, Ndlr] visent à ce que, purifiés, ils parviennent à la vision de Dieu (CEC, 1032).
Pourquoi les défunts ne peuvent-ils pas achever eux-mêmes ce chemin ? La mort met fin au temps terrestre où nous pouvons accueillir la grâce, poser des actes méritoires et orienter librement notre existence vers Dieu (CEC, 1021-1022). Les âmes du purgatoire sont sauvées, mais attendent encore la pleine communion avec Dieu. Elles ne peuvent plus acquérir de nouveaux mérites ni modifier leur condition par de nouveaux choix terrestres. Voilà pourquoi faire célébrer une messe, offrir une pénitence, accomplir une œuvre de charité ou demander une indulgence sont des gestes concrets d’espérance.
Faut-il alors prier les morts ? Il faut distinguer deux réalités. Nous prions pour les défunts lorsque nous demandons à Dieu de leur accorder sa miséricorde. Nous prions les saints lorsque nous leur demandons d’intercéder pour nous auprès de Dieu. L’Église invite à invoquer les saints du Ciel, mais ne nous encourage pas à chercher un contact avec les morts, à les interroger ou à obtenir d’eux des révélations. La Bible met en garde contre ces pratiques (Dt 18, 10-12), et le Catéchisme condamne la divination et le spiritisme (CEC, 2116-2117). La foi chrétienne n’est pas une technique pour franchir le seuil de la mort : elle est confiance en Dieu, qui seul connaît pleinement le mystère de l’au-delà.
Peut-on néanmoins confier une intention à une âme du purgatoire ? Certains saints et auteurs spirituels ont envisagé cette possibilité, mais l’Église n’en a pas fait une doctrine ni une pratique liturgique officielle. Le Catéchisme évoque la réciprocité mystérieuse de la communion des saints : "Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur" (CEC, 958). Il convient donc de rester ouvert à ce mystère, sans confondre cette opinion avec l’invocation des saints déjà dans la gloire ni en faire une pratique centrale.
En ces jours où nous faisons mémoire des défunts, le plus juste n’est pas de chercher à les faire parler, mais de les confier à la miséricorde du Père et de prier pour eux avec fidélité. Nous ne savons pas tout de leur état, mais nous savons à qui les remettre.
La Toussaint nous tourne vers les saints qui vivent auprès de Dieu ; le 2 novembre nous invite à porter dans la prière tous ceux qui sont morts. Une même espérance nous rassemble : en Jésus-Christ, la mort n’a pas le dernier mot. Notre prière pour les défunts est un acte d’amour ; notre prière avec les saints, un acte de confiance. Notre horizon commun demeure la résurrection et la vie éternelle.
A savoir...
Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.
La fête de la Toussaint est inséparable du jour de prière pour les défunts, que l’Église commémore le 2 novembre. La première célébration s’est vécue dans la joie; la seconde est plus en lien avec les souvenirs envers ceux que nous avons aimés.
Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.
Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.
La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa…
La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes.
Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements…en un mot : leur humanité.
La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.
La Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec) dénonce la suppression de 8,99 milliards d’euros de crédits destinés à l’enseignement privé sous contrat, votée en commission des finances dans le cadre du budget 2027. Elle alerte sur les conséquences pour les 2,1 millions d’élèves et les 130 000 enseignants concernés et appelle le gouvernement à garantir le maintien des financements publics.
"Une déclaration de guerre". L'organisme national chargé de la gestion de l'enseignement catholique s'est alarmée vendredi 29 octobre de la suppression des crédits destinés à l'enseignement privé sous contrat lors de l'examen du projet de loi de finances (PLF) pour 2027 et appelle le gouvernement à maintenir ses financements.
"Le 29 octobre, la commission des finances de l'Assemblée nationale a retiré 8,99 milliards d'euros au programme qui finance l'enseignement privé sous contrat. Ce programme en compte 8,94. Il ne reste rien; il manque même 53 millions", affirme dans un communiqué la fédération des organismes de gestion de l'enseignement catholique(Fnogec).
Pour les 2,1 millions d'élèves scolarisés dans les 7.500 établissements catholiques sous contrat, qui représentent 96 % du secteur privé sous contrat, "cela s'appelle la fermeture des écoles", poursuit le texte. Selon la Fnogec, si ces suppressions de crédits étaient confirmées, les quelque 130.000 enseignants des 7.500 écoles catholiques sous contrat, qui représentent 96% des écoles privées sous contrat, ne pourraient plus être rémunérés. "Soit les familles acceptent de payer de leur poche les enseignants, soit on prend les 2,1 millions d'enfants des écoles privées catholiques et on les ramène à l'école publique en leur disant de se débrouiller", fustige auprès de l'AFP le président de la Fnogec, Pierre-Vincent Guéret.
Le responsable estime également que cette perspective est "absolument contraire à l'organisation de l'enseignement sous contrat, à la liberté d'enseignement qui est constitutionnelle". "On voyait bien monter un certain nombre de discours, mais jamais à ce point-là. Ce qui était un slogan est devenu un vote", poursuit-il "Pour moi, ça s'appelle une déclaration de guerre", ajoute-t-il.Adopté par les députés, l'amendement de la France insoumise pour augmenter de 20 % la rémunération des enseignants retire à lui seul 8,3 milliards d'euros des crédits de l'enseignement privé."On ne construit pas l'école publique en s'essuyant les pieds sur l'école privée qui participe au service public de l'éducation. Que le gouvernement le dise aujourd'hui: aucun de ces prélèvements ne figurera dans le budget de la Nation", exhorte M. Guéret. "Nous ne nous laisserons pas faire", assure-t-il.
La mesure doit encore être examinée en séance publique à l'Assemblée nationale, mais le projet de budget a peu de chances d'être adopté par un vote des députés en l'absence de majorité. Si la première partie du texte, consacrée aux recettes, était rejetée, les députés ne débattraient en effet pas du volet dépenses.
Découvrez le témoignage de foi de Danielle. Cette ancienne catéchiste de 72 ans fut émerveillée de voir que les graines semées durant toutes ces années auprès des jeunes portent aujourd'hui du fruit.
C’était un jeudi matin d’été comme tant d’autres. J’étais de service pour préparer la messe de 8 h 30 dans notre église – nous avons la chance qu’elle y soit encore célébrée chaque semaine. J’habite un petit village de montagne, intégré maintenant dans une paroisse de cinq communes. Alors que je m’affaire entre la sacristie et l’autel, je vois entrer la silhouette d’un jeune homme qui s’approche de la statue de Marie.
Je le reconnais ! C’est Maxime, un ami de mon petit-fils, que j’accompagnais avec lui dans la préparation de leur première communion. Il m’apprend qu’il a un job saisonnier : entretenir les espaces verts du village, dont les fleurs devant l’église. Quand je l’invite à se joindre au petit groupe de paroissiens qui arrivent pour la messe, il me confie qu’il vient juste prier un instant, une courte pause qu’il ne pourra pas prolonger car son travail l’attend.
Au cours de la messe, une joie profonde m’habite. Ce n’est pas un moment où je me serais attendue à voir un jeune entrer dans notre église ! Je me dis qu’on a semé dans leur enfance et que rien n’est perdu. Je repense à ces jeunes, comme Maxime, que j’accompagnais au catéchisme le dimanche matin : l’Esprit saint est à l’œuvre et le Seigneur moissonne ! Une prière monte dans mon cœur : « Merci Seigneur pour ce jeune de 19 ans qui s’est laissé inviter par ton appel à prier et à te confier sa journée, sa vie, ses projets. Il a osé poser son arrosoir, interrompre sa tâche pour faire une pause dans ta maison.
Je revois Maxime un autre matin, alors que j’avais ouvert l’église pour venir m’occuper des fleurs. Il se tient debout devant la statue de Marie sans prendre le temps de s’asseoir. Il a su adopter ce temps de récupération dans sa vie de jeune croyant pour en faire un ressourcement spirituel. Un court moment, comme ces « pauses fraîcheur » au cours des matchs de la Coupe du monde de football. Maxime et mon petit-fils jouent d’ailleurs dans la même équipe de foot.
Depuis ce jour, Maxime a repris ses études. Je garde quant à moi cette expérience comme un clin d’œil de Dieu. Dans la simplicité de ces matins estivaux, il m’a posé un jalon pour avancer dans la foi et l’espérance. J’y vois comme une invitation à discerner sa présence dans les petites choses, un encouragement à prêter attention au quotidien.
Comment expliquer le succès actuel de l’incinération ? En quoi celle-ci est-elle une rupture avec notre culture ainsi qu’avec la foi catholique ?
«Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. » Victor Hugo conclut ainsi le poème « Demain, dès l’aube » pour sa fille Léopoldine, disparue à 19 ans.
C’est le mois de novembre. Nous pensons forcément à nos défunts les plus chers. Une petite visite s’impose. Et, dans certaines paroisses et cimetières, des bénédictions de tombes sont proposées le 1er ou le 2 novembre.
La civilisation chrétienne est passée des catacombes aux charmants cimetières qui entourent nos églises de campagne, ou à ceux, un peu plus denses, des villes. Ce sont des lieux simples et beaux, souvent fleuris, agréables pour une promenade, hospitaliers à la prière, où nous aurons envie de raconter aux enfants, intrigués et attentifs, l’histoire de leurs aïeuls.
Une croix, des noms, des dates, des fleurs, une dalle de pierre ou de marbre, un espace qui a les dimensions d’une personne. Le génie chrétien nous permet d’appréhender la mort et de conserver dans l’espace et le temps un peu de la vie d’une personne.
En France, de nombreuses personnes se laissent tenter par la crémation. L’évolution est même stupéfiante : 1 % en 1980, contre 46 % maintenant. La pratique de l’incinération est aujourd’hui admise par l’Église si elle n’est pas un manifeste contre la foi chrétienne. Mais il faut nous interroger sur le sens et les raisons d’un tel choix.
Nous savons qu’il s’agit en partie d’une question d’argent, car une concession au cimetière semble chère ; même si la crémation, l’urne et la place au colombarium ne sont pas gratuites non plus. Malheureusement, certaines pompes funèbres proposent cette économie qui va souvent de pair avec une célébration pseudo-chrétienne assurée au crématorium par leurs soins, qui « remplace » le passage à l’église. Chacun, nous devons nous exprimer clairement sur nos volontés dernières et faire dire et écrire aux personnes d’âge leur souhait en la matière. Trop de descendants peu pratiquants, déboussolés, pris dans des questions logistiques et financières, sont influencés au moment du décès.
Pour rompre une tradition millénaire sur un sujet aussi crucial, il faut une raison plus noble que celle de l’argent. Faire disparaître un corps, pour qu’il n’occupe plus de place, semble plus écologique. C’est une illusion. L’incinération est un processus industriel, sinistre, rapide et violent. Il faut beaucoup d’énergie pour brûler un corps. Mais si les chairs sont consumées, les os (qui ne brûlent pas) sont, en fait, passés dans un broyeur, réduits en une poudre et mélangés aux cendres.
Encore une fois, la vraie écologie consiste à observer et respecter les processus naturels. Un corps ne peut s’évanouir en un claquement de doigts, mais il se décomposera tout seul, sans apport d’énergie, avec le temps.
Il y a aussi des raisons plus philosophiques ou « poétiques ». On souhaite sortir de scène en un tour de magie ou être emporté par le vent.
J’entends aussi parfois le désir d’épouser, en fin d’existence, une philosophie et une pratique de l’Extrême-Orient. Selon la pensée religieuse dominante en Inde, avec la mort, l’individu se dissout dans un grand tout, dans un bonheur impersonnel. Reconnaissons aux bûchers du Gange une certaine beauté et un enracinement religieux et traditionnel. Mais la foi chrétienne, au contraire, s’appuie sur la personne de Jésus ressuscité, qui promet à chaque personne défunte, non la dissolution et l’effacement, mais bien la résurrection personnelle et intégrale.
Peut-être, certains auraient aimé ne pas laisser de traces dans l’existence, et être oubliés. Mais notre impact dans l’histoire et sur les autres est bien réel. Et nous devons faire droit à la loi inscrite en notre chair. Le Créateur nous a donné des corps, qui occupent de l’espace et ne font pas la taille d’une petite urne transportable aisément. Des corps qui se désagrègent lentement et pas entièrement, sur plusieurs générations, car le deuil, lui aussi, a sa temporalité.
Par ailleurs, réfléchir au lieu de notre inhumation future revient aussi à poser la question de « notre » lieu, des racines que nous avons. Cela dit quelque chose de notre histoire, de notre appartenance à telle ou telle famille ou contrée, du rapport aux parents, aux conjoints ou aux descendants. « Mes enfants viendront-ils me voir si je suis enterré ici ou là ? », se demandent bien des gens. Or, dans des itinéraires de vie heurtés, avec des unions et des filiations complexes, il est parfois plus aisé de « disparaître », ou d’être de partout et de nulle part. L’incinération et la dispersion se présenteront alors comme une solution. Au fond, l’enterrement nous parle de la terre, de racines, d’histoire, de responsabilité, et du sens final de nos vies, parfois bien chaotiques.
Si l’incinération n’est cohérente ni avec la foi chrétienne ni avec notre civilisation, son succès actuel me semble, en fait, une expression de la déprime personnelle et collective de l’Occident, qui rejette le génie de son passé, veut effacer ce qu’il est, et peut-être aussi une fantaisie dernière ou un exotisme de la mort.
Nul ne peut et ne doit disparaître immédiatement. En rendant notre dernier souffle, nous laisserons des gens qui nous survivent et on reposera encore un peu dans ce monde, qui se souviendra quelques générations. Devant une tombe, se racontent des histoires, se murmure une prière, et sur elle on peut déposer un bouquet de houx vert et de bruyères en fleur.
Abbé Étienne Masquelier, Curé de Villemomble (93)
Villefranche, vendredi 30 octobre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Du 15 octobre au 30 novembre 2026, c’est le retour du Festival Alimenterre, un événement mettant en lumière des films documentaires engagés autour des enjeux de l’alimentation durable et solidaire. Cette année encore, le CCFD-Terre Solidaire y participe et organise des projections dans toute la France. Retrouvez les événements sur le site du festival. Affiche et lien en haut de page.
A noter : demain samedi 31 octobre à 20h00, concert de louange, dans l’église des Augustins à Villefranche. Participation libre. Les recettes contribueront au financement des Journées Mondiales de la Jeunesse 2027. Détails en haut de page.
La Toussaint, c’est la fête de tous les Saints. C’est une manière d’expliquer que les Chrétiens appartiennent à une grande chaîne de croyants. Ce jour-là, on lit l’évangile des béatitudes. Et il ne faut pas confondre la Toussaint et la fête des morts. Plus d’infos en haut de page.
Une très belle vidéo, réalisée par le diocèse de Paris, et résumant les différentes étapes du voyage du pape Léon XIV en France, vous est proposée en page actus.
A Toulonjac, la Toussaint célébrée en avance, dans la ferveur et le recueillement. Article en haut de page.
Dans la presse chrétienne, voir ci-dessus.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 3 au 8 novembre 2026 Assemblée plénière des évêques de novembre 2026. Clic pour plus d'infos.
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
17 novembre 2026 18h30. CCFD Terre Solidaire vous invite à la projection d'un film aux Fleurines à Villefranche : "Pilleurs de terre" suivie d'un échange avec Marius Kaptouom.
Du 13 au 19 novembre 2026 : AED : 17ème édition de la Nuit des Témoins pendant la Red Week. Clic pour plus d’infos.
Du 27 au 29 novembre 2026 : pèlerinage national des agriculteurs à Lourdes. Clic pour en savoir plus.
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.