Les actus de nos paroisses
Les actus de nos paroisses
Dimanche 20 septembre, la vénérable collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue était comble pour une cérémonie exceptionnelle. Mgr Luc Meyer, évêque de Rodez et Vabres, était venu spécialement présider la messe d’installation du père Aurélien de Boussiers, nouveau curé doyen de la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois et des paroisses voisines, et du père Ange-Martial Ahouma, nommé prêtre coopérateur.
Selon un cérémonial remontant à la loi de séparation des Églises et de l’État, les deux prêtres ont officiellement pris possession de leurs nouvelles fonctions au cours de cette célébration empreinte de ferveur et de fraternité. Un geste symbolique a marqué le début de la cérémonie : Jean-Sébastien Orcibal, maire de Villefranche-de-Rouergue, et Françoise Delfour-Tranier, adjointe au maire de Toulonjac, ont remis les clés de leurs églises au père Aurélien. Mgr Luc Meyer a ensuite officiellement investi les deux prêtres de leurs nouvelles responsabilités, marquant ainsi le début de leur mission au service des paroissiens.
Successeur du père Florent Dixneuf, le père Aurélien de Boussiers devient ainsi curé doyen. Au-delà de la paroisse de Villefranche, sa mission s’étend aux communautés de Villeneuve, Savignac, Vailhourles, Monteils, La Rouquette, La Fouillade, Lunac et de plusieurs autres villages. Il pourra compter sur le soutien du père Ange-Martial Ahouma dans cette nouvelle mission pastorale.
Très chaleureusement accueillis, les deux prêtres ont été longuement applaudis par une assemblée venue nombreuse pour partager ce moment important de la vie de la paroisse.
À l’issue de la messe, paroissiens et invités se sont retrouvés sur le parvis autour du traditionnel verre de l’amitié. Un moment convivial pour faire connaissance avec les nouveaux pasteurs et leur souhaiter, à tous deux, la bienvenue dans leurs nouvelles missions.
Né à Rodez en 1977, le père Aurélien de Boussiers a effectué ses études à Rodez, puis au séminaire de Toulouse. Ordonné prêtre en juin 2006, il a notamment été curé de la paroisse Notre-Dame-des-Causses, à Bozouls, ainsi que de la paroisse Saint-Bernard-d’Olt, à Espalion.
Né le 4 août 1975 à Oumé, en Côte d’Ivoire, l’abbé Ange-Martial Ahouma est accueilli dans le diocèse de Rodez et Vabres comme prêtre Fidei donum. Ordonné prêtre en 2006 à Yamoussoukro, il célèbre en 2026 ses vingt ans de sacerdoce. Au cours de son ministère dans l’Aveyron, il a exercé dans le secteur de Laissac et de Saint-Geniez-d’Olt.
Vendredi 25 septembre à 10h, les cloches des églises de France sonneront à l’unisson pour accueillir le pape Léon XIV à son arrivée.
Rendez-vous vendredi 25 septembre. À 10h, les cloches des églises de France sonneront pendant 7 minutes pour accueillir le pape Léon XIV.
En s’inscrivant dans les pas de Léon XIII, le Souverain pontife réaffirme la pertinence de l’enseignement social de l’Église pour notre époque.
Le nom d’un pape n’est jamais choisi au hasard. Dans un discours au Collège cardinalice, le 10 mai 2025, Léon XIV expliquait l’avoir choisi en référence à Léon XIII, afin de s’inscrire « principalement » à la suite de l’auteur de l’encyclique Rerum novarum, publiée en 1891 durant la révolution industrielle et qui formalisa la « doctrine sociale de l’Église (DSE) ». Alors que les sociétés occidentales affrontent la misère ouvrière et que les débats entre catholiques sur l’intervention de l’État font rage, le texte rejette aussi bien le socialisme que le libéralisme, met en garde contre la lutte des classes et fait l’éloge, face au collectivisme, de la propriété privée. Texte d’équilibre, l’encyclique appelle également à l’instauration de justes salaires ou encore au respect du droit aux ouvriers à s’organiser en syndicats. « Aujourd’hui l’Église offre à tous son héritage de doctrine sociale pour répondre à une autre révolution industrielle et aux développements de l’intelligence artificielle, qui posent de nouveaux défis pour la défense de la dignité humaine, de la justice et du travail » expliquait encore Léon XIV aux cardinaux, annonçant le thème de sa première encyclique, Magnifica humanitas, publiée en mai 2026.
Avant de s’attaquer aux res novae, aux « nouveautés » de son temps, c’est à une véritable fresque de la doctrine sociale de l’Église que se livre le Pape, évoquant tour à tour les notions de bien commun, de destination universelle des biens [chacun doit pouvoir trouver, dans les biens de la Création, de quoi vivre correctement, NDLR], de subsidiarité [ni l’État ni aucune autre société ne doit se substituer à la responsabilité que peut remplir un corps intermédiaire, NDLR], de solidarité et de justice sociale. Léon XIV y prend bien soin de réfuter les critiques parfois adressées au corpus de la « DSE », en soulignant que cette dernière n’est pas un « répertoire de solutions techniques [ou un] modèle économique ou politique à opposer à d’autres », mais bien des « principes » soutenant « une interprétation évangélique des processus historiques comme des choix qu’ils impliquent ».
Si ces principes sont incontournables, c’est bien parce qu’ils s’enracinent dans le principe de la dignité de l’homme, « image du Dieu trinitaire ». Léon XIV n’avait pas manqué de le rappeler aux parlementaires espagnols lors de son voyage apostolique en juin dernier :
« Toute société véritablement juste se fonde sur la reconnaissance de la dignité inviolable de la personne humaine. » Levant les yeux pour regarder les fresques du palais des Cortès représentant la réception de l’Évangile et des Tables de la Loi lors de son discours aux parlementaires espagnols, le Pape en avait profité pour rappeler que « la liberté moderne a également été préparée par une longue éducation de la conscience, profondément marquée par la tradition chrétienne ». Avant d’inviter les parlementaires à eux aussi « lever les yeux » pour « regarder avec plus de profondeur » leurs décisions, appelant enfin à un « renouveau moral » et à garder la « mémoire de ses racines ».
Mais doit-on mélanger politique et religion ? La question, régulièrement débattue dans la sphère médiatique, n’en a jamais été une pour les successeurs de Pierre. Léon XIV ne déroge pas à la règle : recevant une délégation d’élus du diocèse de Créteil ainsi que son évêque, en août 2025, il avait rappelé qu’il « n’y a pas de séparation dans la personnalité d’une personne publique : il n’y a pas d’un côté l’homme politique, de l’autre le chrétien ».
Conscient qu’il n’était « pas facile » de s’engager publiquement en tant que chrétien, Léon XIV les avait tout de même exhortés à faire preuve de « courage » grâce à « l’union [avec] Jésus crucifié ». « Vous êtes donc appelés à vous fortifier dans la foi, leur avait-il lancé, à approfondir la doctrine […] que Jésus a enseignée au monde, et à la mettre en œuvre dans l’exercice de vos charges et dans la rédaction des lois. »
La France, où est attendue Léon XVI en fin de semaine, est-elle encore un pays catholique ? Qui sont les catholiques qui accueilleront le Pape lors de son 5e voyage apostolique du 25 au 28 septembre prochains ? Avec l’historien Guillaume Cuchet, nous revenons sur les années d’effondrement du catholicisme et sur le réveil de la foi qui touchent une partie de la jeunesse française aujourd’hui.
Seuls 2% des catholiques déclarés se rendent chaque dimanche à la messe, composant une assemblée toutefois moins vieillissante que par le passé, constate l’auteur de l’ouvrage «Le catholicisme a-t-il encore un avenir en France?» (ed Seuil 2021). Cette communauté se recompose selon une sociologie «en U», estime le professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris-1 Panthéon Sorbonne, portée par une bourgeoisie conservatrice et une immigration chrétienne dynamique. Des catholiques moins nombreux mais qui s'affirment de manière plus visible et engagée sur la place publique. Un des effets du «devenir minoritaire» dans une société largement sécularisée, note l’historien.
Néanmoins, l'Église enregistre depuis 2019 un fort rebond des baptêmes d'adultes, stimulé par les réseaux sociaux, le rapport à l'Islam et l’arrivée d'une génération sans préjugés religieux. Est-ce un réveil ponctuel ou durable? Il est en tout cas net et à prendre en considération, estime Guillaume Cuchet, qui rappelle que la France a connu d’autres vagues de conversions dans le passé, dans l'entre-deux-guerres ou lors de la période romantique après la Révolution. L’enseignant nuance toutefois ce sursaut qui ne compense pas le nombre de baptêmes en chute libre depuis 60 ans et qui s'inscrit dans une société où l'État maintient une laïcité stricte, adoptant des lois très éloignées de la morale de l'Église. La France est une terre de contradiction, à la fois fille ainée de l’Église et pays de la Révolution.
Au début des années 1960, sur les presque 700 000 enfants qui naissent chaque année en France, 93 % d’entre eux, pour arrondir, étaient baptisés dans les trois mois suivant leur naissance. Et aujourd'hui, nous sommes probablement à moins de 20% dans les sept ans suivant la naissance. Donc, pour un indice qui normalement ne bouge pas beaucoup et qui avait traversé la Révolution française, la révolution industrielle, les deux Guerres mondiales, il s'est effondré dans les 60 dernières années. Un autre chiffre, le taux de pratique dominicale, c'est à dire le nombre d'adultes allant à la messe tous les dimanches. Au début des années 60, ils étaient 25%, soit un sur quatre, avec des taux qui variaient quasiment de 0 à 100 en France selon les régions, ce qui était une particularité nationale. Aujourd'hui, il est inférieur à 2%. Nous parlons d’une division par dix ou douze. Donc sur le plan statistique, c'est assez manifeste.
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Rignac, Olemps, Pompertuzat, Saint-Amans-des-Cots.
Renée, son épouse ; Fabienne et Pierre, Xavier et Florence, Sophie et Fabrice, ses enfants et leur conjoint ; Corentin, Lucas, Dorian, Mathis, Théo, Léo, ses petits-enfants et leur conjoint ; Paulin, son arrière-petit-fils ; les familles FOULQUIER, BOU, GARRIC, ainsi que les membres du comité de la F.N.A.C.A. ont la douleur de vous faire part du décès de
Roger FOULQUIER, survenu à l'âge de 87 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 22 septembre 2026, à 14h00, en l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Rignac, suivie de l'inhumation au cimetière de cette même commune.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire de Rignac. Une boîte à dons sera mise à disposition pour l'association France Alzheimer.
Premier parmi les douze disciples du Christ, Simon-Pierre a été appelé pour annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile et conduire l’Église à la suite de Jésus. Retour sur cette figure de sainteté avec le P. Marc Rastoin, sj, bibliste et auteur de Simon-Pierre dans le Nouveau Testament (éd. Salvator, 2019).
Saint Jean Bosco (1815-1888) revient à l’actualité. Il est habituellement présenté comme un animateur prestigieux de jeunes, un éducateur de talent, un pédagogue de référence. Toutes ces qualités, aptitudes et traits de son caractère ne seraient que des effets d’annonces si nous ne nous arrêtions pas un instant pour souligner sa sainteté, en rejoignant son […]
A l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Padre Pio (1887 – 1968), il est intéressant de rappeler les grands traits de sa vie, ainsi que la signification spirituelle des stigmates. Biographie.
À l’occasion de la venue du pape Léon XIV en France, la présidente du CCFD-Terre solidaire l’appelle à faire entendre une parole forte en faveur de la solidarité entre les peuples, au moment où les crises internationales frappent d’abord les plus vulnérables.
La venue en France du pape Léon XIV constitue une espérance pour les catholiques de notre pays. Elle sera un temps pastoral destiné à conforter les chrétiens dans leur foi et, nous l’espérons, à susciter un élan durable. Mais elle aura aussi une portée internationale. Car l’Évangile ne s’arrête pas aux frontières et la fraternité ne peut demeurer étrangère aux choix politiques qui déterminent la vie de millions de personnes dans le monde.
Dès le début de son pontificat, il a placé la justice, la lutte contre la pauvreté et la remise en cause des structures économiques au cœur de son message. Lors de sa première homélie, il déclarait : « Nous voyons encore trop de discorde, trop de blessures causées par la haine, la violence, les préjugés, la peur de l’autre, par un paradigme économique qui exploite les ressources de la Terre et marginalise les plus pauvres. »
Dans Dilexi te, il appelle à réfléchir à des coopérations et à des institutions internationales « capables de préserver le bien commun global ». Cette invitation oblige. Elle rappelle que l’attention aux plus pauvres engage une certaine vision de la justice et notre responsabilité collective à l’égard du monde.
Les crises se multiplient. Le multilatéralisme est fragilisé. La dette qui étrangle de nombreux pays du Sud et l’accumulation de richesses dans les mains de quelques individus et grandes entreprises, limitent la capacité des États à financer la santé, l’éducation, la protection sociale ou la transition écologique. Dans le même temps l’aide publique au développement s’effondre, y compris en France. Et pour ce qu’il en reste, elle est de plus en plus instrumentalisée au service d’intérêts économiques privés et de la politique étrangère des gouvernements.
Depuis soixante ans, le CCFD-Terre solidaire, mandaté par les évêques de France, agit avec celles et ceux qui luttent contre les causes structurelles de la faim, de la pauvreté et des injustices.
C’est en tant qu’acteurs de la solidarité internationale et service d’Église que nous lançons ce cri d’alarme.
Car derrière les lignes budgétaires, il y a une question profondément politique, mais aussi profondément évangélique : qui doit supporter le poids des crises qui bouleversent notre monde ?
photo : Des patients attendent devant une unité médicale spécialisée dans la lutte contre la malnutrition de l’hôpital de Bunj, dans le comté de Maban, au Soudan du Sud, le 19 août 2025 .
La doctrine sociale de l’Église nous donne des repères précieux. La destination universelle des biens, la solidarité, la justice et le bien commun nous rappellent que les richesses de la création ne peuvent être accaparées par quelques-uns et que l’interdépendance entre les peuples exige une solidarité qui dépasse les seuls intérêts nationaux et les calculs de court terme.
Le pape Léon, est à la fois pasteur d’une Église universelle mais aussi chef d’État et acteur de la vie diplomatique internationale. Cette double responsabilité donne à sa parole une force singulière.
Sa voix peut rappeler qu’une nation ne se grandit pas en se détournant des plus vulnérables et que la solidarité internationale n’est pas un supplément d’âme réservé aux temps de prospérité. Elle est un choix de société, une exigence de justice et, pour les chrétiens, l’une des expressions concrètes de la fraternité évangélique par essence même universelle.
Dans un monde tenté par le repli, nous attendons des paroles fortes pour rappeler à toutes et tous que l’on ne construira ni la paix, ni la justice, ni cette « magnifique humanité » à laquelle chacune et chacun aspire, en laissant au bord du chemin les peuples les plus fragiles.
Nous portons ce voyage et ces rencontres dans nos prières.
Depuis près de 3 000 ans, le prophète, dont l’histoire est consignée dans le Livre des Rois, reflète, par ses crises et ses élans, les grandes étapes de notre propre itinéraire spirituel. Dans le deuxième volet de notre parcours, il se penche sur notre besoin de « prouver » Dieu par le prodige.
Après plusieurs années passées dans une petite chambre haute chez la veuve, Élie se voit de nouveau adresser la parole de Dieu. Il doit retrouver Achab. Après quelques péripéties que le lecteur lira au début du chapitre 18, Élie se présente au roi, convoque tout Israël et organise un concours entre les faux prophètes de Baal fidèles à Jézabel (au nombre de 450) et lui, qui dit être le seul fidèle au Seigneur, afin de déterminer qui est le vrai Dieu.
« Donnez-nous deux jeunes taureaux ; qu’ils en choisissent un pour eux, qu’ils le dépècent et le placent sur le bois, mais qu’ils n’y mettent pas le feu. Moi, je préparerai l’autre taureau et je le placerai sur le bois et je n’y mettrai pas le feu. Vous invoquerez le nom de votre dieu et moi, j’invoquerai le nom du Seigneur : le dieu qui répondra par le feu, c’est lui qui est Dieu. » Tout le monde est d’accord et le concours de prophètes peut commencer.
Beau joueur, il propose aux prophètes de Baal de commencer. Ceux-ci organisent le sacrifice, installent la victime, crient vers Dieu, montent sur l’autel, sautent dans tous les sens, crient de plus belle, se scarifient, mais rien. Pas de feu. Élie se moque, le chapitre 18 est à vrai dire hilarant. « Peut-être dieu est-il sourd ? » ; « Peut-être dort-il ? » ; « Vous devriez crier plus fort. »
Tout ce cinéma dure la journée entière et le soir venu c’est à Élie d’invoquer son Dieu. L’heure n’est pas anodine, c’est l’heure du sacrifice du soir par lequel débute la journée. En effet, tant en régime juif que chrétien, le sabbat comme les fêtes commencent la veille au soir, en mémoire du récit de la Création dans la Genèse dans lequel il est écrit : « Il y eut un soir, il y eut un matin. »
Au crépuscule, Élie reconstruit l’autel, détruit par les danses furieuses des prophètes de Baal, le fonde sur 12 pierres, comme les 12 tribus d’Israël, montrant par là son désir de réunir les royaumes séparés, installe la victime, l’arrose (et l’inonde) de 12 jarres d’eau (mais d’où vient l’eau ?) et invoque son Dieu. Immédiatement le feu du ciel descend sur l’holocauste et tout le monde s’incline et se prosterne : le vrai Dieu est bien celui d’Élie, le Dieu d’Israël. Grand succès.
On pourrait penser que l’affaire est pliée, que l’existence de Dieu est prouvée et que tout est rentré dans l’ordre. Ce serait oublier une question essentielle : prouve-t-on l’existence de Dieu de façon extérieure ? Prouve-t-on Dieu par des démonstrations mathématiques ou des shows spirituels ? Rien n’est moins sûr.
On pourrait presque parler d’ordalie, lorsqu’on en appelle aux dieux pour juger d’un litige, et sauver l’innocent mis en cause. Élie a-t-il connaissance de ce que pourtant le Deutéronome commandait : « Vous ne mettrez pas le Seigneur votre Dieu à l’épreuve, comme vous l’avez fait à Massa » (Deutéronome 6, 16) ? Par l’organisation de son concours de prophètes, Élie ne met-il pas Dieu au pied du mur, l’obligeant à montrer sa puissance ?
Plus tard, Jésus récusera cette façon d’acculer Dieu quand, face à l’Adversaire qui lui propose de sommer le Père d’intervenir en le faisant se jeter du haut du Temple, il répondra avec les mots du Deutéronome : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » (Matthieu 4, 6-8).
Élie dit alors aux prophètes de Baal : « Choisissez-vous un taureau et commencez, car vous êtes les plus nombreux. Invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. » Ils prirent le taureau qu’il leur avait donné et le préparèrent, et ils invoquèrent le nom de Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : « Ô Baal, réponds-nous ! » Mais il n’y eut ni voix ni réponse ; et ils dansaient en pliant le genou devant l’autel qu’ils avaient fait. À midi, Élie se moqua d’eux et dit : « Criez plus fort, car c’est un dieu : il a des soucis ou des affaires, ou bien il est en voyage ; peut-être il dort et il se réveillera ! » Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu’à l’effusion du sang. Quand midi fut passé, ils se mirent à faire les prophètes jusqu’au moment de faire monter l’offrande mais il n’y eut aucune voix, ni réponse, ni signe d’attention.
Alors Élie dit à tout le peuple : « Approchez-vous de moi » ; et tout le peuple s’approcha de lui. Il répara (litt : « guérir, restaurer ») l’autel du Seigneur qui avait été démoli. Élie prit 12 pierres, selon le nombre des tribus des fils de Jacob, à qui Dieu s’était adressé en disant : « Ton nom sera Israël », et il construisit un autel au nom du Seigneur. Il fit un canal d’une contenance de deux boisseaux de semence autour de l’autel. Il disposa le bois, dépeça le taureau et le plaça sur le bois. Puis il dit : « Emplissez quatre jarres d’eau et versez-les sur l’holocauste et sur le bois » ; il dit : « Doublez », et ils doublèrent ; il dit : « Triplez », et ils triplèrent. L’eau se répandit autour de l’autel et même le canal fut rempli d’eau.
À l’heure où l’on présente l’offrande, Élie le prophète s’approcha et dit : « Seigneur, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, qu’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur et que c’est par ta parole que j’ai accompli toutes ces choses. Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, pour que ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui es Dieu et qui convertis leur cœur ! »
Et le feu du Seigneur tomba et dévora l’holocauste et le bois, les pierres et la terre, et il absorba (litt : « lécha ») l’eau qui était dans le canal. Tout le peuple le vit ; les gens se prosternèrent la face contre terre et dirent : « C’est le Seigneur qui est Dieu ! C’est le Seigneur qui est Dieu. » Élie leur dit : « Saisissez les prophètes de Baal, que pas un d’eux n’échappe ! », et ils les saisirent. Élie les fit descendre près du torrent du Qishôn et là il les égorgea.
Le 25 septembre, Léon XIV parcourra 2,5 kilomètres en papamobile, du boulevard du Montparnasse à la place Saint-Michel. Chorales, écoliers, scouts, associations, catéchumènes… Les organisateurs veulent transformer ce passage en un grand moment populaire et festif. Aperçu des coulisses de cette organisation millimétrée.
"Joie, ferveur, partage". Le mot d'ordre est donné. Ce lundi 14 septembre au soir, juste en face de l'église Notre Dame des Champs où débutera le parcours de Léon XIV en papamobile le 25 septembre prochain, les très jeunes volontaires chargés de l'organisation ne cachent pas leur excitation. "Ce n'est pas évident d'organiser un tel événement", reconnaît Quitterie Dugas. Devant la cinquantaine de personnes réunies, cette jeune étudiante de 21 ans, détaille le projet avec entrain. L'objectif : faire en sorte que le Pape, comme les Français, n'oublient jamais ce trajet en papamobile.
Pour y parvenir, rien n’a été laissé au hasard. Sur les 2,5 kilomètres que parcourra Léon XIV, du boulevard du Montparnasse jusqu’à la place Saint-Michel avant d'arriver à Notre-Dame, les organisateurs veulent donner à voir une Église unie, jeune et surtout joyeuse. Tous les 100 mètres environ, des chorales et des fanfares prendront place pour accompagner le passage de la papamobile mais aussi porter la prière des pèlerins et "créer une ambiance festive". "Ce qu'on veut c'est qu'il y ait une telle ferveur que tout le monde se prenne au jeu, même le Pape. On veut que cette déambulation soit spontanée, populaire, bref qu'elle mette le feu au parcours de Léon XIV", s'enthousiasme Amaury, en charge de l'animation. Pour éviter que cette succession de chorales ne se transforme en joyeux brouhaha, les musiciens sont invités à s’inscrire en amont via un formulaire dédié. Ils indiquent notamment leur groupe et leur répertoire. L’organisation leur attribue ensuite un emplacement précis sur le parcours. Le principe est de permettre à chaque chorale de jouer son propre répertoire au passage du pape, tout en ménageant des moments communs.
Les emplacements seront accessibles dès midi, en attendant la papamobile qui débutera son trajet à 16h. "Une demi-heure avant le passage du Pape, les groupes d'animation musicale seront invités à entonner des chants à l'Esprit saint pour ouvrir vraiment les cœurs au passage du Saint-Père", poursuit Quitterie Dugas. Même les spectateurs sont invités à préparer leur participation avant de venir. Une application, qui pourra être téléchargée en amont pour éviter de saturer le réseau le jour J, permettra de retrouver des informations pratiques et quelques contenus pédagogiques, mais aussi de chanter plusieurs chants communs. L’objectif est que, lorsque Léon XIV apparaîtra, les personnes venues de paroisses différentes ou simplement seules puissent malgré tout chanter ensemble.
Mais l’organisation ne veut pas seulement rassembler du monde : elle veut montrer qui est là. Certains groupes se verront ainsi proposer des espaces dédiés, pensés pour être particulièrement visibles au passage du Pape. Une zone en face de Notre-Dame-des-Champs accueillera 300 personnes en fauteuil roulant ; deux autres seront réservées aux écoliers, invités à confectionner des banderoles pour l’occasion.
Associations engagées dans le handicap et la solidarité, mouvements scouts et aumôneries auront également leur emplacement. Un peu plus loin, les catéchumènes et les néophytes seront regroupés, vêtus de violet et de blanc pour être facilement repérables depuis la papamobile. Une manière de donner à voir à Léon XIV, en quelques minutes, les différents visages de cette Église en France. Sur place, des volontaires seront là pour orienter les participants vers leur espace. Ils sont déjà 1.400 à s’être inscrits pour accueillir les pèlerins, répartir les groupes et fluidifier les contrôles de police. Tous sont des étudiants, en moyenne âgés de 21 à 24 ans.
La charge de travail est considérable. "On continue les cours et nos stages en parallèle, et le soir ce sont des réunions, des mails, des démarches à faire... donc on ne s'ennuie pas !", sourit Pierre, lui aussi membre de l'organisation.
L'organisation est millimétrée, gérée en lien étroit avec la Préfecture de Police de Paris, de même qu'avec les services de sécurité du Vatican. "Il y a quelques jours, nous avons vu les gardes suisses ici même pour communiquer avec eux, leur donner l'ensemble du tracé et leur expliquer tout ce que nous avions en tête", confie Quitterie Dugas.
Côté animation musicale, le dispositif prend forme, mais les organisateurs sont encore loin d'avoir atteint leur objectif. Dix-sept groupes sont pour l'heure inscrits, alors qu'une cinquantaine de chorales et ensembles sont espérés le long du parcours. L'appel à participation reste donc ouvert : les musiciens et choristes sont invités à s'inscrire en ligne pour pouvoir être intégrés au dispositif et se voir attribuer un emplacement. Un retard que les organisateurs expliquent notamment par une communication volontairement tardive, liée aux impératifs de sécurité.
Le pari de cette déambulation tient finalement dans cette contradiction : organiser jusque dans les moindres détails un moment qui devra pourtant paraître spontané. Répartir les chorales, attribuer les places, encadrer les groupes, sécuriser les 2,5 kilomètres… pour qu’une fois la papamobile arrivée, tout cela disparaisse derrière les chants, les banderoles et les cris de la foule. Et que, pendant quelques minutes, Léon XIV ait vraiment le sentiment que "la France entière s’est levée pour lui".
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche de Rouergue
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. À cette occasion, La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre lors de sa visite.
La visite du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre s’annonce comme un moment essentiel pour les chrétiens comme pour l’ensemble de la société. Sa parole est attendue, qui rejoint les questions spirituelles, mais aussi les préoccupations humaines et sociétales qui habitent notre temps.
À cette occasion, La Croix souhaite donner à entendre votre voix. Adressez-lui votre message d’espérance, une question, une conviction, une interpellation… Nous attendons votre contribution, en 15 lignes maximum (avec, si vous le souhaitez, votre prénom, votre âge et votre lieu de vie), à lecteurs.lacroix@groupebayard.com ou directement dans ce formulaire. Nous rassemblerons l’ensemble de ces messages dans un livre que nous remettrons au pape Léon XIV lors de sa venue, comme le signe d’un dialogue vivant entre lui et les lecteurs de La Croix.
Pas drôle, la pénurie d'eau...
Monseigneur Wilfred Chikpa Anagbe, évêque de Makurdi y voit une « stratégie calculée d’islamisation ». Le massacre de Yelewata demeure l’un des exemples les plus effroyables de cette violence
Les chiffres donnent la mesure d’une tragédie qui se poursuit loin de l’attention accordée à d’autres conflits. Entre janvier et août 2026, 3 083 chrétiens auraient été tués et 3 193 enlevés au Nigeria dans des violences attribuées notamment à des groupes jihadistes, selon le dernier rapport de l’International Society for Civil Liberties and the Rule of Law (Intersociety), rendu public au début du mois de septembre.
Le bilan ne s’arrête pas aux victimes humaines. Selon l’organisation, 400 églises ont été attaquées durant ces huit premiers mois de l’année et 25 prêtres ou pasteurs ont été tués ou enlevés. Les mois de juillet et août auraient été particulièrement meurtriers, avec 437 chrétiens tués et 393 autres enlevés. Ces données, qui proviennent d’Intersociety et doivent donc être présentées comme telles, décrivent néanmoins une violence dont la permanence ne fait plus guère de doute.
La situation est particulièrement dramatique dans la Middle Belt, cette vaste zone centrale où se rencontrent le Nord majoritairement musulman et le Sud largement chrétien. Dans plusieurs États, les attaques ne se limitent plus aux assassinats : villages incendiés, terres abandonnées, populations déplacées, églises détruites et prêtres contraints de quitter leurs paroisses composent désormais un paysage de persécution durable.
Le diocèse de Wukari, dans l’État de Taraba, en donne une illustration saisissante. Entre septembre 2025 et août 2026, environ 239 édifices religieux auraient été attaqués ou détruits, tandis que près de 100 000 fidèles auraient été chassés de leurs communautés. Plus de 200 communautés chrétiennes auraient été dispersées. Seize prêtres catholiques auraient dû prendre la fuite et huit presbytères auraient été détruits.
Face à cette réalité, Monseigneur Wilfred Chikpa Anagbe, évêque de Makurdi, emploie désormais sans détour le terme de génocide : « L’élimination totale de la population chrétienne est en cours. C’est un génocide aux mains des jihadistes », affirme-t-il. Le mot est lourd et sa qualification juridique suppose des critères précis, notamment l’intention de détruire, totalement ou partiellement, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Mais Mgr Anagbe ne fonde pas son accusation sur le seul nombre des morts. Dans son diocèse du Benue, dont la population est très majoritairement chrétienne, il décrit une mécanique associant massacres de civils, destruction des églises, incendie des récoltes et expulsion des habitants de leurs terres.
L’évêque y voit une « stratégie calculée d’islamisation ». Le massacre de Yelewata demeure l’un des exemples les plus effroyables de cette violence : environ 200 personnes y auraient été tuées, certaines brûlées vives, parmi lesquelles de très jeunes enfants.
Les autorités nigérianes récusent toutefois l’idée selon laquelle les chrétiens seraient les seules victimes de la violence jihadiste. Elles rappellent que les terroristes frappent également les musulmans qui refusent leur idéologie. Le rapport d’Intersociety reconnaît lui-même l’importance des victimes musulmanes : l’organisation estime que 61 400 musulmans modérés ont été tués entre 2009 et mars 2026, contre 128 750 chrétiens selon ses propres calculs.
Cette réalité interdit les simplifications, mais elle n’efface pas la dimension religieuse de nombreuses attaques. En juin dernier, des experts des Nations unies s’alarmaient encore des violences visant les chrétiens et d’autres minorités religieuses au Nigeria, particulièrement les femmes et les jeunes filles exposées aux enlèvements, violences sexuelles et conversions forcées. Depuis le début de l’insurrection de Boko Haram en 2009, Intersociety estime à 19 800 le nombre d’églises attaquées et avance désormais un bilan de plus de 130 000 chrétiens tués. Ces estimations restent celles de l’organisation et ne constituent pas un décompte internationalement établi.
Reste une évidence : derrière la discussion nécessaire sur les chiffres et sur le terme de « génocide », des communautés chrétiennes entières disparaissent de territoires où elles vivaient parfois depuis des générations. Lorsque tuer les fidèles, brûler leurs églises et les chasser de leurs terres devient une réalité récurrente, la question n’est plus seulement celle de l’insécurité au Nigeria. Elle est aussi celle de la survie du christianisme dans certaines régions du pays.
Villefranche, vendredi 18 septembre 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Dimanche 20 septembre à 10h30, nous assisterons avec joie et recueillement à la messe d’installation du Père Aurélien de Boussiers, nouveau curé de la paroisse Ste Emilie du Villefranchois, célébrée par Mgr Luc Meyer, en la collégiale Notre-Dame. Cette célébration constituera une belle fête pour la communauté des chrétiens du villefranchois.
Notre diocèse de Rodez nous a adressé le livret des Sessions, formations et propositions spirituelles et pastorales 2026-2027. Ce livret vous informera sur les sessions pastorales diocésaines, les formations fondamentales, les propositions pastorales et spirituelles pour les ados et les jeunes, les propositions spirituelles, les pèlerinages, écouter, animer, accompagner, le service de l’autel et de la liturgie, la formations continues et accompagnement des laïcs, les rassemblements ou assemblées. Lien en page actus.
Les 19 et 20 septembre prochain, c’est la fête de Sainte-Emilie de Rodat. Consultez les affiches en page actus.
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre : Toutes infos utiles en page actus.
En page Laudato Si', Jacques Scotti vous propose une délicieuse recette de circonstance en cette fin d’été, des pancakes à la patate douce, œuf au plat et miel. Bon appétit !
Dans la presse chrétienne, en page actus : « La visite de Léon XIV doit réveiller nos consciences » : l’appel du cardinal Aveline ** Messe du Pape à Paris : près de 600.000 inscrits, le périmètre d’accueil élargi ** Le miracle de Lourdes ** Pape en France : ces dépenses qui font grimper à 27 millions le budget de la visite de Léon XIV ** Dans les pas d’Élie : le concours de prophètes (2/4) ** “Mettre le feu au parcours de Léon XIV” : les coulisses d’une déambulation hors norme ** Nigeria : plus de 3 000 chrétiens massacrés en huit mois, un évêque dénonce un véritable génocide.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.
Dimanche 27 septembre 2026 : Journée mondiale du migrant et du réfugié. Consultez le livret, page 55
Mardi 29 septembre 18h30, messe en l'église St-Michel de Toulonjac, célébrée par le père A. de Boussiers
Du 30 septembre au 04 octobre 2026 : Communautés Catholiques Francophones dans le monde : Journées pastorales à Barcelone. Cliquez pour en savoir plus
Samedi 3 octobre 14h30 : Sous les halles de Villefranche, le Secours catholique fête ses 80 ans. Divers atliers, danse, chant choral. Goûter offert.
Dimanche 4 octobre, Fête de Ste Thérèse à St Igest.
20 octobre 2026 : Webinaire intelligence artificielle à propos de la publication de Magnifica Humanitas. Clic pour en savoir plus
Vendredi 23 octobre à 20h3O, conférence à la Maison Saint-Pierre avec Françoise-Emmanuelle Doron, biographe avec la participation du P. Alexis de Brebisson, membre de l'Institut Notre-Dame-de-Vie. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 24 octobre à 10h45, messe à Ceignac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Du 6 au 17 novembre 2026, Le pape Léon XIV en Argentine, Uruguay et Pérou. Clic pour en savoir plus
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.