Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Véritable témoin de l’histoire locale, l’église Saint-Michel de Toulonjac figure parmi les monuments les plus emblématiques de l’Ouest Aveyron. Cet édifice chargé de mémoire vient d’être retenu par la Fondation du Patrimoine pour bénéficier d’une collecte de fonds nationale consacrée à la sauvegarde du patrimoine religieux des villages de France.
Les sommes recueillies contribueront à la restauration et à la mise en valeur de cette église, profondément ancrée dans l’histoire de la commune et chère au cœur des Toulonjacois.
La Fondation du Patrimoine souhaite mobiliser particuliers, mécènes et entreprises autour de ce projet ambitieux. Le lancement officiel de cette campagne de financement a eu lieu lundi 8 juin, sous le porche de l’église Saint-Michel, en présence d’élus et de représentants institutionnels de la Région Occitanie et du Département. Plus de soixante habitants de Toulonjac ont participé à cet événement symbolique pour l’avenir du patrimoine communal.
Le maire, Pascal Massaï, a accueilli les officiels et le public par quelques mots de bienvenue. Puis, Pierre Guéranger, dont la richesse érudite a parfois semblé difficile d’accès pour une partie du public venu avant tout découvrir les enjeux concrets de la restauration, a présenté l'histoire de cette église. Ensuite, Patrice Lemoux, délégué de la Fondation du Patrimoine a développé les actions de la Fondation du Patrimoine et en a présenté les avantages fiscaux. Etaient présents Sébastien Orcibal, maire de Villefranche de Rouergue, Jean-Michel Bouyssié, adjoint au maire de Villefranche, Jean-Louis Alcouffe, maire honoraire de Toulonjac, le père Florent Dixneuf, doyen de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois. Jean-Pierre Masbou, président délégué du conseil départemental de l'Aveyron et maire de Villeneuve, a souligné l’engagement du Département en matière de protection du patrimoine et salué l’action déterminante de G. Ruscassié dans ce domaine.
Cliquez ici pour voir 28 photos de cet évènement.
On regrettera cependant que les inquiétantes lézardes, l’effritement des grands blocs de pierre des piliers, les trous dans la voute du porche, les signes préoccupants de vieillissement du toit et du clocher n’aient pas été mis en évidence et montrés aux nombreux visiteurs afin de motiver les dons.
A savoir : Les dons versés par l’intermédiaire de la Fondation du Patrimoine ouvrent droit à des avantages fiscaux importants, notamment une réduction de 66 % du montant versé, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Au-delà de cet aspect, cette opération représente également un véritable levier économique local : selon la Fondation, chaque euro investi dans le patrimoine génère en moyenne 21 euros de retombées économiques, en faisant travailler artisans, entreprises locales et acteurs du tourisme.
En ce début du mois de juin, les louveteaux de la troupe des Scouts unitaires de France de la paroisse Sainte-Émilie du Villefranchois ont vécu un week-end d’aventure et de découverte dans le cadre verdoyant qui entoure l’abbaye de Loc-Dieu. Encadrés avec attention par leurs chefs, les responsables de groupe et le père Florent Dixneuf, les jeunes ont partagé deux journées riches en activités, ponctuées par une nuit sous la tente.
La trentaine de participants s’est pleinement investie dans la vie du camp : montage des tentes, organisation des jeux, préparation du feu de camp et confection du repas du soir. Chacun a ainsi pu mettre en pratique l’esprit de service, d’entraide et d’autonomie qui caractérise le scoutisme.
Temps fort du séjour, la veillée a rassemblé les jeunes dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, faite de chants, de partage et de moments de réflexion. Des temps de prière et de recueillement ont également jalonné cette rencontre, qui s’est achevée par une messe célébrée en plein air et suivie avec beaucoup de ferveur.
Mouvement catholique d’éducation, les Scouts unitaires de France cultivent un lien étroit avec l’Église locale et la vie paroissiale.
La dimension spirituelle, nourrie par la prière, la participation à la messe et aux sacrements, occupe une place essentielle dans leurs activités. À travers ces expériences de vie en pleine nature, les chefs s’attachent à accompagner chaque jeune dans sa croissance humaine, spirituelle et citoyenne.
« Une grâce que Dieu fait à la France »
Chers amis,
Le pape Léon XIV effectue cette semaine un voyage apostolique en Espagne. Avec quelques évêques du Conseil permanent, nous le rejoignons aujourd'hui à Barcelone. Comme nous le montrent les images, le peuple espagnol vit cette visite avec une joie immense et dans une ferveur profonde. Et nous sentons bien que nous devons nous préparer activement à accueillir le Pape en France, du 25 au 28 septembre prochains.
Dès le début de son pontificat, j’avais invité Léon XIV à venir chez nous. Il n’a pas été difficile à convaincre, tant est grande son estime pour notre pays, pour son rôle dans le monde, pour sa riche histoire spirituelle et pour sa vigueur missionnaire. Dès le mois d’avril, j’ai commencé à travailler avec lui l’ébauche d’un programme pour cette voyage apostolique en France et cette visite au siège de l’UNESCO. La Conférence des évêques de France (CEF) en avait fait l’annonce dans un communiqué le 6 mai dernier. Un comité de pilotage a été mis en place depuis plus d’un mois pour coordonner, sous l’égide de la CEF et avec le concours des différents diocèses où se rendra le Pape, la préparation de chaque étape.
Aujourd’hui, en accord avec le Nonce apostolique et dans l’attente de la publication par le Saint-Siège du programme complet de ces journées, il est nécessaire de rendre officiels les principaux rendez-vous de ce voyage apostolique, afin que tous puissent s’organiser :
Vendredi 25 septembre : vêpres solennelles à Notre-Dame de Paris. Les prêtres, les diacres et leurs épouses, les personnes consacrées, religieuses et religieux, ainsi que les séminaristes de toute la France sont invités ;
Dans la soirée de ce vendredi 25 septembre : grande veillée de prière avec les jeunes de France ;
Samedi 26 septembre en début d'après-midi : messe solennelle en plein air à Paris ;
Dimanche 27 septembre en début d'après-midi : à Lourdes, messe sur la prairie face à la Grotte ;
Lundi 28 septembre dans l’après-midi : messe à la cathédrale Saint-Étienne de Metz.
Les informations pratiques pour participer à ces grands rendez-vous vous seront communiquées très rapidement (lire encadré ci-dessous). Mais le plus important est d’ordre spirituel : avant toute chose, nous devons nous préparer à accueillir la grâce que Dieu veut faire à la France et à notre Église. Par notre disponibilité intérieure et par notre audace missionnaire, préparons-nous à coopérer à l’œuvre que l’Esprit Saint voudra bien accomplir dans les cœurs à la faveur de la visite chez nous du successeur de Pierre. Je confie donc à vos prières la préparation de ce grand événement.
†Jean-Marc Cardinal Aveline, Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France
L’Action Catholique Ouvrière est un mouvement d’Église sous la responsabilité de laïcs et une association Loi 1901. Créée en 1950, elle fonde sa mission sur celle du Christ et de toute l’Église ; accueillir et annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Ses membres vivent une double fidélité à Dieu et au monde ouvrier.
Au cœur du monde ouvrier : Le monde ouvrier exprime ses cris, ses espoirs en paroles et en actes.
Chacun a beaucoup à dire sur sa vie de quartier, de travail ou de famille. Tous ont besoin de l’action pour résister aux dégradations des conditions de vie, de travail.
Les membres de l’ACO s’associent à celles et ceux qui bâtissent la fraternité dans le monde ouvrier. Chacun peut s’engager pour la justice et tisser des liens de solidarité.
En équipe pour relire la vie : Notre vie passionne l’ACO. En Equipe nous la partageons.
Elle est aussi le lieu de l’accueil de la Parole de Dieu. Jésus-Christ nous montre un Dieu qui vient à notre rencontre. Il nous invite à nous serrer les coudes pour entrer à sa suite dans le Royaume de justice, de paix et d’amour. Il cultive en nous un goût de renaissance. Ensemble nous osons l’Espérance. Nous sommes provoqués à agir.
Saillac, Villefranche-de-Rouergue
Monique PHALIP, son épouse ; Cathy et Gwladys, Thierry et Christine, Pierre et Nathalie, Véronique, ses enfants et leurs conjoints ; ses petits-enfants et arrière-petits-enfants ; Michel, son frère, parents et amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur André PHALIP, survenu à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 11 juin 2026, à 14 h 30, en l'église Saint-Martin de Saillac. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche-de-Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Paulette FABRE née BOSC décédée le 9 juin 2026 à l'âge de 87 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées jeudi 11 juin 2026 à 14h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite. Un dernier hommage peut lui être rendu à son domicile. Contactez la famille si vous souhaitez vous rendre à ce service funéraire. Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Galgan.
Mme Alice MARRE, son épouse ; ses filles et son gendre; ses petits-enfants ; ses sœurs, ses belles-sœurs ; ses beaux frères, ses neveux et nièces ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Guy MARRE , survenu à l'âge de 93 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le jeudi 11 juin 2026, à 15h00 en l'église Saint-Pierre de Galgan suivie de l'inhumation au cimetière de Compolibat.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Aveyron Pompes Funèbres ROUX, 69, avenue du Ségala 12220 Montbazens Tél 05 65 63 06 10 Dépôt de condoléances sur https://www.pf-spinelli.fr
Villefranche-de-Rouergue
Toute la famille GARRIC-CHARPIGNON a la tristesse de vous faire part du décès de
M. Roland GARRIC survenu le dimanche 7 juin 2026, à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 12 juin 2026, à 10h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivies de la crémation, à 15h30, au crématorium de Capdenac-Gare. L'urne sera inhumée le samedi 13 juin 2026, à 10 heures, au cimetière du calvaire.
Le présent avis tient lieu de faire-part et de remerciements. PFG Services Funéraires Agence de Villefranche-de-Rouergue Tél. 05.65.45.17.93
Villefranche de Rouergue
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Madame Laura BATISTA née CERQUEIRA DE OLIVEIRA décédée le 10 juin 2026 à l'âge de 86 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées lundi 15 juin 2026 à 10h30 en la collégiale Notre-Dame à Villefranche-de-Rouergue, suivies de l’inhumation au cimetière Sainte-Marguerite. La cérémonie se déroulera dans l'intimité familiale.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
À l’occasion de l’année du Centenaire de la Canonisation de sainte Thérèse, le Sanctuaire de Lisieux a imaginé pour tous les fidèles qui le souhaitent de vivre en communauté un parcours d’initiation en 5 épisodes sur les pas de sainte Thérèse et sa petite voie de sainteté. Une idée d’animation en paroisse ou entre amis.
Le sanctuaire Sainte-Thérèse de Lisieux vous invite à parcourir ce cheminement en 5 épisodes dont le 3ème vous est proposé ci-après.
C'est un privilège rare. Le 28 septembre, Léon XIV célébrera une messe à la cathédrale de Metz, seule cathédrale française inscrite au programme liturgique du Pape lors de son déplacement dans l'Hexagone.
Avec ses 41 mètres de hauteur sous voûte, la cathédrale Saint-Étienne de Metz est la troisième plus haute cathédrale de France, derrière celles de Beauvais et d'Amiens. Le 28 septembre, elle sera aussi la seule cathédrale française où Léon XIV célébrera une messe lors de son déplacement en France. Si le Pape est également attendu à Notre-Dame de Paris, il n'y présidera que les vêpres, tandis que la grande messe prévue à Lourdes se déroulera sur la prairie du sanctuaire.
Surnommée "lanterne du Bon Dieu", la cathédrale est l’un des édifices chrétiens les plus vitrés au monde. Elle compte pas moins de 65.00m2 de vitraux alors que la cathédrale de Chartres n’en compte que 2.600 m2. Allant du XIIIe siècle au XXe siècles, sa collection de vitraux a été réalisée par les plus grands artistes verriers, tous époques confondues. Sur la façade occidentale, on peut ainsi admirer la grande rose de Hermann de Münster du XIVe siècle mesurant presque 12 mètres de diamètre. Plus loin, vers le transept, nous faisons un saut dans le temps pour découvrir la grande rose renaissance de Valentin Bousch, célèbre verrier lorrain. Ses couleurs, jaune, rouge, bleu et vert frappent immédiatement par leur vivacité.
Mais Metz possède également une incroyable collection de vitraux contemporains, preuve que la cathédrale a toujours sur faire appel aux meilleurs artistes de son temps. Après les destructions causées par la Seconde Guerre mondiale, on se tourne vers des peintres comme Jacques Villon ou Marc Chagall pour remplacer les vitraux détruits. Les vitraux de Jacques Villon, frère de Marcel Duchamp, sont d’ailleurs les seuls et uniques réalisés par l’artiste au cours de sa vie.
photo : La cathédrale Saint-Étienne de Metz
Visibles dans la chapelle du Saint-Sacrement, ils sont loin des représentations figuratives habituelles de la cathédrale mais ne manque pas d’intérêt par leurs formes géométriques. Dans cette abstraction, on devine les épisodes de l’Exode, la Cène, la Crucifixion ou encore les Noces de Cana.
Parmi les artistes les plus prestigieux ayant œuvré sur la cathédrale, Chagall, qui réalisa un des vitraux de l’abside nord à partir de 1959 après avoir déjà expérimenté cet art à Chartres et à Assy. Même s’il y vint tardivement, il sentait la nécessité d’exprimer son génie dans l’art du verre : "Le vitrail transmue la lumière physique en lumière spirituelle", déclarait-il et répondait à un mal être profond ressenti par l’artiste : "Le monde où je vis est fermé", confiait-il. Avec le vitrail, Chagall avait trouvé un moyen d’ouverture. Avec le vitrail, le monde s’ouvrait à la lumière. Obsédé par celle-ci, il réalisa un formidable vitrail sur le thème de la Création à la tonalité jaune flamboyante. Une couleur de feu, idéal pour illuminer la "lanterne du Bon Dieu".
Malgré les vicissitudes de l’Histoire, l’Espagne sera restée irréductiblement catholique.
En dépit du phénomène de déchristianisation, qui a marqué l’ensemble de l’Europe ces dernières décennies, il est impossible aujourd’hui encore de détacher l’Espagne de son identité catholique. Celle-ci se manifeste notamment dans ses extraordinaires processions populaires au cœur des grandes villes, à la suite de colossales statues portées sur leurs épaules par des dizaines de volontaires. On associe souvent cette piété populaire à un certain dolorisme. Mais peut-on reprocher à ce peuple d’être sensible aux souffrances du Sauveur et à la peine qu’Il partage avec la souffrance des hommes ? Sans prétendre à aucune compétence particulière à propos de cette identité, il doit être permis de tenter quelques réflexions à son sujet, quitte à être confronté aux meilleurs spécialistes.
Il semble qu’il y ait quelque chose d’irréductible dans cette identité, qui a permis à l’Espagne d’échapper au XVIe siècle aux tentations de la Réforme protestante venue d’Allemagne. Une partie de l’explication peut venir de la longue résistance à la conquête islamique qui dura quelque huit cents ans. Mais elle se rapporte surtout aux étonnantes ressources spirituelles d’un christianisme qui fut à la pointe de la Contre-Réforme engagée autour du concile de Trente. C’est bien saint Ignace de Loyola (1491-1556) qui, fondateur de la Compagnie de Jésus, permit de contrer jusqu’en Allemagne l’avance du luthéranisme, suscitant toute une esthétique religieuse, que l’on admire encore dans les nombreux édifices baroques de l’Europe.
Mais il faut associer à saint Ignace la réforme du Carmel menée par sainte Thérèse d’Avila (1515-1582) et saint Jean de la Croix (1542-1591), deux figures typiquement espagnoles même si leur œuvre a une dimension vraiment catholique. Pour bien envisager l’ampleur de ce tournant mystique, il convient de le resituer au sein de la mutation de civilisation qui se produit à cette époque. En quelques formules, Hans Urs von Balthasar l’a formulée dans La Gloire et la Croix : « Entre Dante et Jean de la Croix, il y a Luther et la Réforme ; mais il y a aussi Christophe Colomb et l’expérience nouvelle d’une Terre dont on peut faire le tour ; et il y a aussi Copernic et l’espace cosmique qui s’ouvre, ce qui va rendre caduque l’ancienne image théologique du monde.
La réforme du Carmel, accomplie par les mystiques espagnols, sera une réponse consciente à la première de ces révolutions ; la deuxième projettera en elle un reflet latéral. » La troisième ne sera vraiment perçue que par Pascal. Mais Jean de la Croix sera le docteur qui répondra le plus directement à une certaine sécheresse esthétique de Luther, en recourant à l’héritage patristique, ne serait-ce qu’à cause de l’origine palestinienne du Carmel.
Certes, il s’est passé beaucoup de choses depuis la Contre-Réforme, mais la puissance de cette mystique carmélitaine n’a cessé d’agir. On est en droit de se demander si dans l’incertitude actuelle, la crise générale de sens qui travaille la conscience occidentale, le catholicisme espagnol n’est pas en mesure d’apporter ses propres réponses, selon son génie propre, en répondant notamment aux appels du tréfonds de l’âme. On peut parler d’une civilisation européenne, issue d’Athènes, de Rome et de Jérusalem, mais à l’intérieur de cette communauté d’origine, se distinguent les génies propres des différentes nations du continent, à tel point qu’on peut parler autant d’une civilisation espagnole que d’une civilisation française, chacune renvoyant à leur génie religieux singulier.
Léon XIV lancera-t-il l’appel de Barcelone, tout comme Jean-Paul II l’avait fait en 1982 à Compostelle, exaltant l’âme européenne : « Vieille Europe, retrouve-toi toi-même ! » ? L’actuel Souverain pontife, lui, connaît parfaitement l’Espagne, pour l’avoir visitée environ 50 fois. Et il sait aussi que l’Espagne catholique possède des ressources spirituelles, malgré la déchristianisation accélérée : c’est le pays qui envoie le plus de missionnaires dans le monde entier.
Au cœur de son voyage, à Barcelone, il pourra s’appuyer sur une figure spirituelle majeure : Antoni Gaudí, mort il y a cent ans et célèbre pour son œuvre phare, la Sagrada Família. Dans ce « Temple expiatoire de la Sainte-Famille » – nom initial de l’édifice –, la tombe de Gaudí se trouve en effet au beau milieu de cette ville cosmopolite et multiculturelle, emblématique de la modernité. Comme une prophétie de l’Ancien Testament, la vie et l’œuvre de celui dont le procès en béatification est ouvert apportent ainsi un démenti cinglant et une réponse aux temps modernes.
Loin d’être un « citoyen du monde » avant l’heure, l’architecte était en effet tout sauf un moderniste voulant abolir le passé et renier sa culture et ses racines. Profondément imprégné de l’histoire de sa région, la Catalogne, il est en cela emblématique d’une Espagne encore viscéralement attachée à sa foi. Signe aussi qu’on ne peut totalement dissocier la foi d’une culture. « L’Église ne s’identifie pas à la civilisation occidentale, affirmait Jean de Fabrègues, ancien directeur de La France Catholique, mais elle sait que toute culture qui se veut authentique appelle d’elle-même une relation intime à la religion : le Christ a modifié l’histoire… ».
Dans son domaine propre, l’architecture, Gaudí a également été prophète d’un art épuisé par son éloignement de Dieu. Était-il un génie ou un fou ? Les deux sans doute, si l’on considère avec saint Paul que « la sagesse de Dieu est folie aux yeux du monde ».
L’écrivain André Charlier (1895-1971) disait d’ailleurs que la fonction propre du génie est de « remonter vers la source », malgré la force du courant. De la même façon, pour Gaudí, « être original, c’est revenir aux origines. Il n’est pas possible d’aller de l’avant sans moissonner dans le passé. » Tout son art a ainsi consisté à restaurer le sacré dans l’art, en louant Dieu à travers les trois livres « de la nature, de l’Écriture et de la liturgie », affirmait Benoît XVI en 2010.
Enfin, Gaudí est un prophète pour le XXIe siècle à travers sa vision de foi transcrite dans la pierre. La dernière phase en cours des travaux de la Sagrada Família concerne la façade de la Gloire, qui sera la plus monumentale de la basilique. Et elle représentera la destinée ultime de l’humanité : la mort, le Jugement dernier, l’enfer et la gloire éternelle. À l’inverse, l’historien Guillaume Cuchet a parfaitement démontré comment l’effondrement du christianisme depuis les années 1960 était lié au renoncement à prêcher sur ce qui se passe après la mort. « Les chrétiens, soulignait Jean Guitton, perdent le temps à penser l’éternité. » Et c’est cela, ajoutait-il, « qui donne au temps sa valeur, à la vie humaine son prix, sa densité, sa joie ». Et donc qui produit une civilisation.
Pourquoi Jésus ordonne-t-il de manger son corps et de boire son sang ? Pour le comprendre, il faut remonter aux racines profondes des Écritures.
Dans notre Évangile selon saint Jean, Jésus donne tout un enseignement sur son corps qui est à manger, sur son sang qui est à boire. Les Évangiles synoptiques font de même, de manière explicite, lors du dernier repas de Jésus. Jésus n’invente pas soudain un geste ; il s’inscrit dans une riche tradition, qui est à comprendre peu à peu.
Il n’est bien sûr pas possible ici d’arpenter toute la Bible, mais quelques textes peuvent nous mettre en chemin. Abraham reçoit un jour trois hôtes mystérieux qu’il aperçoit dans la chaleur du jour et qu’il invite dans son campement (Genèse 18, 1-15). Il s’avérera que l’invité principal est le Seigneur lui-même, accompagné de deux anges. Abraham et Sara offrent un repas magnifique à ces visiteurs imprévus ; parmi les plats apportés, figure un mets de choix : un veau « tendre et bon ».
Or, si les traductions parlent souvent de « veau », notre texte propose ici une autre appellation : Abraham prend un « fils de bovin ». Dans le passage même où les visiteurs annoncent à Abraham et à Sara que, dans leur vieillesse, ils auront un fils, né de leurs chairs, choisir un « fils » pour le donner à manger n’est pas anodin. On sait qu’Isaac naîtra du vieux couple quelque temps plus tard.
Dieu demandera alors à Abraham de lui offrir ce fils en nourriture, en un holocauste dont la fumée onctueuse montera vers le Seigneur. Mais Dieu ne veut pas la mort du fils : Isaac est offert au Seigneur, sans qu’il soit tué. Un bélier est offert à sa place. Mais quelque chose est dit et montré : le fils, Isaac, est donné au Seigneur, corps et âme. Le Lévitique redira l’interdiction de sacrifier ses enfants à une quelconque divinité.
Il est un autre fils qui devait être mangé : le messie David. Celui-ci vient d’être oint à Bethléem comme nouveau roi messie, alors que Saül est toujours le roi en place.
« Communion de sainte Catherine de Sienne », Francisco Ribalta, détail, XVIIe siècle, huile sur toile (musée du Hiéron, Paray-le-Monial)
Or, le père de David envoie ce jeune fils porter du pain à ses frères qui sont sur le front de l’armée — une armée d’Israël qui, en fait, est paralysée de peur devant l’ennemi philistin, Goliath. C’est finalement David, bien qu’il ne soit pas soldat, qui vainc l’impressionnant Goliath, lequel avait adressé ces paroles (qui font écho aux invectives de l’Iliade d’Homère) : « Viens vers moi que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs » (1 Samuel 17, 44). Le messie, qui devait être mangé, envoie à Goliath une pierre dans le front, au moyen de sa fronde. Puis il remonte victorieux de la vallée de la mort où le combat avait lieu.
Il faudrait évoquer aussi le prophète Élie qui ressuscite le fils d’une veuve, tout en fournissant en pain cette maisonnée où il est reçu (1 Rois 17). Le pain en abondance en période de famine et le fils mort qui revient à la vie : cette histoire est comme renouvelée, d’une tout autre façon, par le disciple d’Élie, Élisée. Ce dernier ramène un fils unique à la vie et multiplie le pain (2 Rois 4).
Bien d’autres passages seraient à évoquer, ne serait-ce que la manne au désert. Ce pain du ciel (Exode 16, 4) que Dieu fait « pleuvoir » chaque jour pour son peuple affamé ; Jésus y fait allusion dans notre Évangile de ce dimanche. Il est ce pain qui, une fois consommé, repousse la mort et donne la Vie.
Villefranche, jeudi 4 juin 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’encyclique du pape Léon XIV, relative à l’intelligence artificielle. L’IA va profondément modifier notre cadre de vie. Sujet grave et préoccupant que notre pape a analysé avec sagesse et lucidité. Plusieurs nouveaux articles en lire en page actus.
Sacrement des malades : il vous sera proposé jeudi 11 juin 2026 à 15h00, en la chapelle de la Ste Famille. Accueil et préparation auront lieu dans la grande salle de la Sainte Famille, à partir de 14h00. Plus d’infos : paroisse Ste Emilie 05 65 45 21 27. Vous pouvez également contacter les membres du Service évangélique des malades.
L'école de prière, c'est du mardi 11 août au samedi 15 août. Les inscriptions pour l'École de Prière, organisée par le diocèse de l'Aveyron, sont ouvertes ! Détails en haut de page.
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026 : Les inscriptions ont commencé. Selon votre situation, faites votre choix selon les infos indiquées en haut de page.
Dans la presse chrétienne, à lire ci-dessus : Le pape contre les robots ** Quand tout va vite, la foi impose la patience ** Fin de vie : le compromis incertain de la commission mixte paritaire ** Magnifique et douloureuse humanité ** Réaction des évêques de France à la proposition de loi visant à lutter contre les violences en milieu scolaire ** Toute-puissance.
Sur l’agenda, ci-dessous :
Samedi 6 juin 2026 : audition diplômante, une journée de carillon.
Dimanche 7 juin 2026 vers 11h30 : apéro offert par le Parcours Alpha à la Maison paroissiale
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Samedi 20 juin, de 8h30 à 16h30 Sanctuaire diocésain Notre-Dame de Ceignac. Rassemblement diocésain des équipes du Rosaire.
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 >> Le Couvent 12200 Monteils
Du mardi 11 au samedi 15 août : école de prière à Monteils.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Jeudi 11 juin 2026 à 15h : Sacrement des malades, en la chapelle de la Ste Famille. Plus d’infos : paroisse Ste Emilie 05 65 45 21 27
Jeudi 11 juin 2026 à 9h30 : Rencontre des laïcs en mission
Samedi 20 juin, de 8h30 à 16h30 Sanctuaire diocésain Notre-Dame de Ceignac. Rassemblement diocésain des équipes du Rosaire. Thème « Jésus nous interroge et renforce notre foi » Intervenant : frère Hugues François Rovarino. 9h : prière et enseignement 10h45 : messe à la basilique Repas tiré du sac 14h : témoignages 15h15 : chants et textes mariaux 16h30 : clôture et envoi
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 Monteils
Vendredi 10 juillet Clôture des festivités des 150 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame de Ceignac. 13h : arrivée des jeunes du pélé VTT et de leurs accompagnateurs. 14h : spectacle de la troupe Trucaluna sur la vie du père Marie-Antoine de Lavaur : entrée libre et gratuite, dans la mesure des places disponibles. 15h : messe présidée par Mgr Meyer
Du jeudi soir 16 juillet au jeudi matin 23 juillet : Retraite à l’accueil Saint-Joseph, proposée par les sœurs de l’Institut Saint-Joseph. Animation : père Bernard Ladet (prêtre diocésain), sœur Agate Delpech, Isabelle Lacheret (liturgie) ; thème : « Vivre en Christ nos périodes difficiles, à la lumière des prophètes, des psaumes de l’exil à Babylone, et surtout du mystère pascal ». Inscriptions auprès de Natalia Gridina : tél 05 56 87 14 90 ou accueilsaintjoseph@outlook.com
Pèlerinage diocésain à Lourdes du 21 au 24 août 2026