Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
de 9h30 à 12h00 : matinée du Pardon avec tous les prêtres du doyenné, en la collégiale Notre-Dame
18h00 : messe anticipée des Rameaux avec bénédictions des rameaux, chapelle de la Sainte Famille
10h30 : messe des Rameaux en la collégiale Notre-Dame avec bénédiction des Rameaux
10h00 : messe des Rameaux avec bénédictions des rameaux en l’église Saint-Etienne de Savignac
17h30 : Messe Chrismale en la cathédrale Notre-Dame de Rodez
19h00 : Messe du jeudi Saint en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix (départ en bas du Calvaire)
19h00 : Célébration de la Croix en la collégiale Notre-Dame
15h00 : Chemin de Croix en l’église Saint-Etienne de Savignac
21h00 : Veillée Pascale en la collégiale Notre-Dame
10h30 : Messe de Pâques en la collégiale Notre-Dame
Confessions tous les jeudis de 10h00 à 12h00 à la chapelle de la Ste Famille et chemin de Croix le vendredi 27 mars à 19h00 durant le temps du Carême en la chapelle St Joseph
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à des temps forts d'Adoration, depuis le jeudi Saint 2 avril au matin, jusqu'au samedi Saint 4 avril fin de journée,
Vous pouvez participer à ces temps d'adoration en la collégiale Notre-Dame ou en la chapelle Sainte (formulaire ci-contre), mais également à votre domicile ou dans le cadre d'une célébration liée au temps pascal.
Nota : sécurité informatique et anonymat garantis.
Le mystère de l’Annonciation, célébré le 25 mars, révèle comment la Vierge Marie a accepté avec joie la volonté de Dieu. Savoir ce qu’elle a refusé permet de mieux comprendre son "oui" à l’annonce de l’ange Gabriel.
"Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole" (Lc 1, 38). À travers le mystère de son Annonciation, célébré par l'Église le 25 mars, la Vierge Marie montre comment dire "oui" dans l'abandon joyeux à la volonté de Dieu. Afin de donner plus de valeur à son "oui", il est pourtant bien de connaître ce à quoi elle a dit non. Voici une liste (non exhaustive) de dix choses qu’elle a refusées :
Marie a dit non à tout ce qui ne touchait pas à la volonté de Dieu ou n'entrait pas dans son plan. En réalisant qu’elle avait été choisie pour être la mère de Dieu, elle n’a rien demandé en échange, ni trouvé aucune excuse pour y échapper. Elle l’a simplement accepté.
N’importe quelle femme de son époque aurait pu rêver d’être la mère du Messie. Lorsqu’elle a été choisie, Marie a dit non à la vanité et a gardé les pieds sur terre. Elle ne s’est pas sentie supérieure aux autres et s’est reconnue en tant que simple servante du Seigneur.
Marie ne s’est pas vantée aux yeux de tout le monde de sa mission et de son bébé. Elle ne l’a d’ailleurs même pas dit à Joseph, pas même pour se protéger.
La Vierge a dit non à l’égocentrisme. Au départ de Gabriel, elle ne s’est pas arrêtée une seule seconde pour se reposer. Au contraire, lorsque l’ange lui a parlé d’Elisabeth, elle s’est tout de suite mise au travail, malgré son état et s'est portée à son chevet.
En apprenant la bonne nouvelle de sa grossesse, Marie aurait pu demander à Dieu un peu d’aide de la part des anges. Elle aurait également pu lui demander une faveur lorsque la Sainte Famille a dû fuir en Égypte. Ou quand Jésus était perdu dans le Temple. Mais elle n’a jamais attendu de Dieu le moindre traitement de faveur.
Elle ne s'est pas attardé sur les "et si". Lorsqu’elle a dû donner naissance dans des conditions bien différentes de ce qu’elle et Joseph avaient prévues, elle n’a pas perdu de temps à refaire le monde avec des "si". Elle s’est adaptée à la décision de Dieu et a enduré ce qu'il pouvait y avoir de pénible à supporter dans sa condition et tourné la situation à son avantage.
Marie a refusé de vivre dans une bulle. Elle aurait pu se couper du monde avec Joseph et son fils divin, et profiter des plaisirs d’une compagnie si honorable. Au lieu de cela, elle a dès le début donné son Enfant aux autres — aux bergers, aux mages et plus tard, au monde entier.
Marie a révélé à sainte Thérèse qu’au moment où Simon lui parla de l’épée qui transpercerait son âme, elle eut une vision de la Passion. Elle a vu la croix qui attendait Jésus. Elle aurait pu supplier Dieu de changer le cours des événements, mais au lieu de cela, elle les a acceptés. Elle a accepté le plan de Dieu sans résistance, anticipant la réaction de Jésus au début de son ministère public à Cana et attendant son retour au pied du calvaire.
La Vierge Marie a dit non au sentiment de répulsion qu’elle a pu ressentir en devenant notre mère à tous. Depuis la croix, Jésus lui a confié ses fidèles disciples, c’est-à-dire, nous tous. Il a dû être tellement difficile de nous accepter comme ses enfants, alors que ce sont nos péchés qui ont causé la mort de son fils divin. Mais une fois de plus, elle a dit oui, sans une once d’hésitation ou de résignation, comme une preuve d’amour !
Marie n’a nourri aucun ressentiment envers les disciples qui ont abandonné Jésus sur la croix. Après l’Ascension, elle a consacré son temps à prier pour nous. On ne peut qu’imaginer sa joie en voyant tous les disciples touchés par le Saint-Esprit, comme son fils l’avait ordonné. Lorsqu’elle a été appelée au Paradis, elle a continué à jouer son rôle de mère. Elle s’inquiète de nos besoins et de nos difficultés, et passe son éternité à prier pour nous. Elle vit au royaume des cieux, attentive à ce qu’il se passe sur Terre, restant à jamais la meilleure des mères.
Demandons à notre Sainte-Marie de nous donner la force de dire non, ainsi que "jamais" : la force de ne jamais l’oublier, de ne jamais cesser de l’aimer, et de ne jamais faillir à se tourner vers elle en cas de besoin. Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe, ne méprisez pas mes prières, mais accueillez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.
Villeneuve
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Francis MOULY survenu le mardi 24 mars 2026, à l'âge de 87 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées vendredi 27 mars 2026 à 10h30 en l’église du Saint-Sépulcre de Villeneuve suivies de l’inhumation au cimetière de Villeneuve.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Villefranche-de-Rouergue
Sophie FREYCINET, sa fille ; Thierry DELSERIES, son gendre ; Léo et Elodie DELSERIES, ses petits-enfants, la proche parenté et ses amis ont la tristesse de vous faire part du décès de
Mme Jocelyne FREYCINET née RICARD survenu dans sa 76ème année.
La cérémonie religieuse sera célébrée le vendredi 27 mars 2026, à 16h30, en la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, suivie de l'inhumation au caveau familial.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Freycinet, 206, rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 36 37 26 09. Dépôt de condoléances sur freycinetfunéraires.com
Najac
Alain et Laetitia STRAC, Claude FAYRET, ses beaux-frères et sa belle-sœur ; ses neveux et nièces ; toute la famille, amis et voisins ont la tristesse de vous faire part du décès de
Monsieur Raymond LACOSTE survenu le mardi 24 mars 2026, à l'âge de 91 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le vendredi 27 mars 2026, à 14h30, en l'église Saint-Jean de Najac, suivies de l'inhumation au cimetière de cette même commune.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Rigal, 5 rue de l'Orient à La Fouillade. Tél 05 65 65 78 10 https://www.pompes-funebres-rigal.fr/avis-de-deces/
Lazare, en passant de la mort à la vie, nous montre que nous aussi sommes entravés par des bandelettes. Or Dieu nous délie pour nous rendre parfaitement libres.
Quand mon père a été greffé du cœur, il fut tout un temps entre la vie et la mort, dans un état de semi-conscience. Il nous raconta après coup qu’il avait rêvé que la venue de son nouveau cœur se faisait grâce à toute une chaîne de personnes, du donneur au soignant, sur un bateau nommé Lazarus. Autrement dit Lazare, comme ce personnage de l’Évangile bien nommé dont le nom signifie en hébreu « Dieu a aidé », personnage qui passe, lui aussi, de la mort à la vie : réminiscence inconsciente probable.
En poursuivant le parallèle, l’Évangile nous place également dans tout un réseau de relations qui aboutiront à la résurrection de Lazare : les disciples, les Juifs, les amis de Jésus, Marthe et Marie, et, bien évidemment, leur frère. L’épisode est célèbre mais, que cela soit l’Évangile ou le texte d’Ézékiel, il convient de ne pas trop vite nous y habituer. En effet, ces textes restent profondément paradoxaux en ce qu’ils comportent un renversement complet : le tombeau, lieu typique de ceux qui gisent sans vie, devient un lieu dynamique, un lieu de passage.
Préfiguration de la résurrection du Christ à entendre pour les derniers jours avant Pâques ? Assurément ! Pourtant, ces textes nous concernent bien plus personnellement et pas seulement pour la mort physique de nos tombeaux de demain, ouverts à la suite du Christ : ils nous parlent de notre fin, oui, mais ils nous parlent d’aujourd’hui.
Car, le tombeau, ce n’est pas que l’endroit de la fin de notre vie, c’est aussi tous les lieux de notre vie dont nous ne parvenons pas à sortir, où nous restons repliés sur nous-mêmes et sur nos problèmes. C’est important car ce ne sont pas des lieux d’épreuve où Dieu nous testerait pour voir si l’on tient bon : on voit d’ailleurs bien Jésus pleurer de la mort de son ami et de la tristesse de l’entourage. Dieu ne nous veut pas morts, il nous veut vivants, et pleinement.
Certes, quand nous sommes dans le noir, progressivement, nos yeux s’accoutument et nous parvenons à distinguer des lueurs, mais ce n’est pas être libre : pour cela, nous avons besoin d’aide afin que la promesse lumineuse devienne lumière vive. Pour sortir de nos tombeaux, nous avons besoin de prendre conscience de nos aliénations et de réentendre l’appel fondamental de Dieu sur chacune de nos vies : « Viens dehors ! », autrement dit, « Sois vivant » dans la vie quotidienne et ce qu’elle te propose de hauts et de bas.
Cet appel de Dieu se vit par la médiation d’autrui pour être pleinement libre, comme Lazare a eu besoin d’être ensuite délié pour retrouver la vie. C’est pour cela aussi qu’il est bon d’entendre ce texte à la fin du carême, temps opportun pour sortir de nos tombeaux en préfiguration de Pâques : qu’est-ce qui rabougrit mon existence ?
Quelles sont les addictions que j’ai pu développer qui m’enchaînent comme autant de bandelettes ? Quelles sont les ornières où j’avance à mon rythme en oubliant autrui ? Qu’est-ce qui m’empêche d’aimer et d’être libre ? Seigneur, donne-moi d’entendre ton appel à la vie pour voir ce qui entrave mon chemin et assez d’humilité pour me laisser aider par mes frères et sœurs.
1re lecture : Ez 37, 12-14. Psaume : 129. 2e lecture : Rm 8, 8-11. Évangile : Jn 11, 1-45. « Moi, je suis la Résurrection et la Vie. »
Impressionnante, cette notation d’un témoin qui voit le Christ pleurer devant la famille bouleversée qui l’accueille à son retour à Béthanie, après la mort de Lazare. Dans le récit johannique, d’ordinaire si sobre, c’est toute une série d’émotions qui se font jour, et qui sont notées par l’évangéliste : saisi d’émotion, bouleversé, troublé, repris par l’émotion. Celui qui a contemplé le Verbe éternel présent auprès de Dieu (Jean 1,1-2) le peint maintenant sous des couleurs bien différentes !
On peut se demander la raison de ce trouble et de ces larmes. Elles jaillissent d’abord au contact de la peine de ses amis, et principalement de celle de Marie : la « sœur de Lazare » vient de lui exprimer sa douleur et son incompréhension. « Si tu avais été là… » Jésus partage profondément la souffrance des êtres qu’il aime. Il pleure avec ceux qui pleurent. Loin de leur tenir le langage des stoïciens (la mort est inévitable, il ne sert à rien de se plaindre), il pénètre profondément dans leur détresse. Il la prend sur lui, sans rien voir au-delà du présent. C’est un trait auquel Jésus nous a habitués : il s’investit tout entier dans le moment présent, au point de ne rien voir d’autre. Comme les enfants.
Mais l’émotion revient quand il arrive tout près de la tombe. Et il est difficile de comprendre ce trouble, quand on sait que moins d’une heure avant, il rassurait Marthe en lui disant « ton frère vivra », et en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une promesse pour la fin des temps, mais bien de quelque chose qui dépendait de lui, car il est « la Résurrection et la vie ». Mais, maintenant, il est là face à la mort dans sa réalisation concrète : l’arrêt des fonctions vitales et la décomposition qui ne vont pas tarder, c’est la fin d’une vie donnée par Dieu qui va s’arrêter là, comme tant d’autres. Et le cœur de Jésus est broyé.
Ce n’était pas pour cela que Dieu avait mis son image en chaque être humain. Certes, il s’est passé beaucoup de choses depuis qu’Adam et Ève ont été chassés de l’Éden. Mais la mort, toute mort, reste un échec dans le plan de Dieu.
Ne cédons pas à la tentation de normaliser la mort sous prétexte que notre corps est fait d’éléments corruptibles qui ne peuvent pas se renouveler sans cesse et qui doivent donc disparaître. Que savons-nous des possibilités de recréation de Dieu, quand on voit déjà la prodigieuse richesse de sa Création, spécialement à travers le corps humain ?
Ne nous résignons pas non plus à espérer une simple survie de l’âme après la mort. Certes, celle-ci existe, saint Paul nous l’a enseigné, mais ce n’est qu’une position d’attente. Même les martyrs qui ont versé leur sang pour le Christ et sont donc glorifiés attendent sous l’autel céleste le jour de la Résurrection, où Dieu fera justice de tout le mal qui a été commis : « Jusqu’à quand, ô Maître saint et véritable, ne ferez-vous pas justice et ne redemanderez-vous pas notre sang à ceux qui habitent sur la terre ? » (Apocalypse 6,10).
Avec Jésus, pleurons avec ceux qui pleurent, réjouissons-nous avec ceux qui sont dans la joie !
À l’issue de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 22 mars, le Pape a renouvelé son appel à persévérer dans la prière, «afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine» dans toutes les régions du monde déchirées par la guerre. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont «un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu», a dit le Saint-Père.
Comment rester indifférent à ce qui se passe dans le monde actuellement ? Des centaines d’hommes et de femmes, parmi lesquels de nombreux enfants meurent chaque jour au Moyen-Orient, dans une guerre entrée dans sa quatrième semaine, tandis qu'une opération «rapide et efficace» était promise par les auteurs des frappes initiales.
À l'issue de la prière de l'Angélus, le Pape a dit continuer à «suivre avec consternation» le développement des événements, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans d’autres régions du monde «déchirées par la guerre et la violence». L’Ukraine, la Birmanie, le Yémen, le Soudan ou la République démocratique du Congo, beaucoup d’autres conflits aux effets non moins dévastateurs se poursuivent dans l’ombre de l’action américano-israélienne en Iran et au Liban.
«Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes, victimes sans défense de ces conflits», affirme le Pape, indiquant «ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière».
Pour le Souverain pontife, la mort et la douleur provoquées par ces guerres sont «un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu». Aussi renouvelle-t-il «avec force» l’appel à persévérer dans la prière, «afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine».
Dans un registre plus léger, le Pape a par ailleurs salué le «grand marathon» qui se déroule en ce jour à Rome, avec de très nombreux athlètes venus du monde entier. «C’est un signe d’espérance», a dit le Pape, priant pour que «le sport trace des chemins de paix, d’inclusion sociale et de spiritualité».
Ce mot désigne l’annonce faite par l’Ange à Marie de sa maternité : elle donnera naissance au Sauveur du monde, Jésus. Elle est célébrée par les catholiques le 25 mars. Lorsque le 25 mars tombe au moment de la Semaine Sainte, elle est célébrée le lundi qui suit l’Octave de Pâques.
L’Annonciation à la Vierge Marie est d’abord la fête de l’Incarnation puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine qui conduira Jésus jusqu’à la Croix et la Résurrection, jusqu’à la Gloire de Dieu.
« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu.
Et voici qu’Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait : ‘la femme stérile’. Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. Alors l’ange la quitta. »
Dans la scène biblique de l’Annonciation, Dieu propose et attend une réponse. Ce sera « Qu’il me soit fait selon ta parole. » Marie devient la Mère de Dieu et du Sauveur avant de devenir, au pied de la croix, la Mère de l’Eglise. L’attitude de Marie, réceptive à cette parole étonnante, est le modèle du chrétien qui cherche à accueillir la parole de Dieu.
C’est au XIXe siècle qu’apparaît le culte des défunts. La médicalisation de la fin de vie pourrait profondément bouleverser notre rapport à la mort.
Guillaume Cuchet s’est fait connaître en 2018 par un ouvrage qui a marqué les esprits : Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement (Seuil). Ainsi exerçait-il sa sagacité d’historien des mentalités, et notamment du religieux, sur une séquence récente de notre passé. Mais sa spécialité universitaire concerne le XIXe siècle, auquel il vient de consacrer un ouvrage d’un grand intérêt. En effet, le sentiment religieux ne se déploie pas toujours uniformément à travers les siècles. Il subit bien des évolutions au gré des événements qui affectent les sociétés. Ainsi la spiritualité de la Réforme catholique au XVIe siècle présente bien des différences par rapport à la période médiévale. Il en va de même pour le XIXe siècle qui va se distinguer de l’Ancien Régime. Notamment du point de vue de l’attitude devant la mort.
Philippe Ariès s’est montré le précurseur dans ce domaine avec son ouvrage magistral L’homme devant la mort (Seuil, 1977). Dans son sillage, Guillaume Cuchet s’est attardé sur un siècle qui se distingue par son culte des morts et l’invention du deuil moderne. Tout commence avec la séparation qui s’opère à la fin du XVIIIe siècle, sous le règne de Louis XVI, entre les lieux de sépulture et les églises où les défunts se trouvaient traditionnellement inhumés. Désormais, les cimetières sont repoussés hors des villes et des villages. Ce qui va produire un profond changement de mentalité, car l’entretien et le soin des cimetières susciteront un véritable culte des morts qui n’existait pas auparavant. Le phénomène sera aussi favorisé par une mutation démographique avec l’augmentation de l’espérance de vie. Le deuil est plus vivement ressenti, et lorsque Victor Hugo, dans Les Contemplations, expose le chagrin éprouvé au décès de sa fille Léopoldine, il est compris par une opinion qui l’accompagne dans un même pèlerinage.
Guillaume Cuchet note que, dans cette nouvelle religion de la mort, l’influence catholique est aussi déterminante, du fait de la doctrine chrétienne. Pourtant, il n’ignore pas que la même époque a pu être tentée par un ésotérisme anti-chrétien, comme le souligne Philippe Muray dans son XIXe siècle à travers les âges (Denoël, 1984). Cuchet a d’ailleurs écrit une étude sur ce sujet : La voix d’outre-tombe. Tables tournantes, spiritisme et société (Seuil, 2012).
Mais, à l’encontre de Muray, il ne pense pas que le catholicisme soit absent de ce culte des morts, et que ce culte soit exclusivement porté par l’ésotérisme.
Il en veut pour preuve que les nouveaux cimetières constituent des espaces complètement christianisés avec leurs forêts de croix. À cela s’ajoute la revalorisation considérable de la Toussaint, transformée en culte des défunts : « De la Toussaint cette fête a gardé le nom, et du jour des morts elle a pris le contenu et l’ambiance. »
Philippe Muray forçait peut-être un peu la note en affirmant que, dans les temps précédents, « les morts étaient évidemment traités par-dessus la jambe », mais la familiarité entretenue dans l’espace religieux les intégrait dans la vie de tous les jours. Dès lors que la disparition des êtres aimés était considérée comme « la réalité finale de la vie », il convenait d’adapter la pratique à la nécessité du deuil.
Cette étude très ciblée montre tout l’intérêt de ce qu’on appelle l’histoire des mentalités et l’opportunité de recourir à son éclairage pour mieux nous comprendre aux prises avec les changements des mœurs. Car, héritiers de la religion des morts du XIXe siècle, nous sommes aux prises avec des transformations, telle celle de la médicalisation et même de l’interdit porté sur la mort, dont parlait déjà Philippe Ariès.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Georges Bernanos publiait son essai La France contre les robots, afin de dénoncer une civilisation des machines qui prendrait de plus en plus le dessus sur la civilisation de la liberté. Avec la distance, et malgré les différences évidentes qui nous séparent d’un siècle à l’autre, certains propos de l’écrivain ne peuvent manquer d’impressionner : « La Technique prétendra tôt ou tard former des collaborateurs acquis corps et âmes à son Principe, c’est-à-dire qui accepteront sans discussion inutile sa conception de l’ordre, de la vie, ses raisons de vivre. Dans un monde tout entier voué à l’Efficience, au Rendement, n’importe-t-il pas que chaque citoyen, dès sa naissance, soit consacré aux mêmes dieux ? La Technique ne peut être discutée, les solutions qu’elle impose étant par définition les plus pratiques. »
En 1945, Bernanos ne pouvait encore prévoir la suprême perfection qu’apporterait à la technique l’intelligence artificielle. Mais certains des mots qu’il emploie paraissent tout à fait adaptés à la situation qui s’est créée avec les progrès décisifs de la science. Il est frappant, à ce sujet, de comparer son langage à celui du pape Léon XIV à l’occasion de la Journée mondiale des communications sociales. De formation scientifique, le Saint-Père est particulièrement averti des problèmes posés par la technologie numérique. Il déplore ainsi « la confiance naïve et acritique », qui considère qu’avec l’intelligence artificielle toutes les difficultés seront résolues. Bien au contraire, nous nous trouvons face à un défi qui met en cause les facultés les plus précieuses : « Les algorithmes affaiblissent la capacité d’écoute et de pensée critique et augmentent la polarisation sociale. »
En se contentant, poursuit le Pape, « d’une compilation statistique artificielle, nous courons le risque d’éroder nos capacités cognitives », en démantelant nos facultés créatrices. Au bout du compte, à force d’enterrer les talents reçus, nous sommes conduits « à cacher notre visage et à faire taire notre voix ».
C’est même notre relation à Dieu qui se trouve compromise. N’est-il pas proprement effarant que Léon XIV ait été dans l’obligation de rappeler au clergé qu’il s’agit de lutter contre la tentation de préparer ses homélies à l’aide de l’intelligence artificielle ? C’est au cours d’une rencontre avec les prêtres du diocèse de Rome qu’il a lancé cette mise en garde : « Prononcer un véritable sermon, c’est partager la foi » a-t-il expliqué. Il s’agit d’une expérience spirituelle de nature singulière, qui exclut toute paresse intellectuelle et tout recours à une technique qui suppléerait à la méditation intérieure et à l’expression la plus personnelle. Qu’aurait dit Georges Bernanos d’une telle appropriation de la vie ecclésiale par la civilisation des robots ? Elle l’aurait proprement scandalisé, mais il n’aurait pas été tellement surpris, lui qui dans la civilisation des machines constatait que « la vie intérieure prend peu à peu un caractère anormal ». Voilà bien le péril dont Léon XIV entend nous prémunir
Jusqu’à Pâques, redécouvrons la prière que Jésus lui-même a enseignée à ses disciples, pour en retrouver toute la saveur. Après avoir demandé à Dieu notre pain quotidien, Jésus nous enseigne à demander et accorder le pardon, dont nous avons tout autant besoin.
« Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé » est la cinquième demande du Notre Père. Jésus nous ramène au cœur de l’Évangile, qui est le pardon. De quoi devons-nous être pardonnés par Dieu ? Dieu ne nous pardonnerait-il que sous condition ou selon notre capacité à pardonner nous-mêmes ? Explications.
Matthieu ne parle pas d’offenses mais de dettes : « Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs » (6, 12). Une expression que l’on retrouve au centre de son Évangile, dans la parabole du débiteur sans pitié : un serviteur à qui un roi a remis la dette exorbitante de 60 millions de pièces d’argent, mais qui lui-même refuse de remettre la modique somme de 100 pièces d’argent.
« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? », lui dit le roi (18, 23-35). Par rapport à la bonté de Dieu qui nous pardonne, ce que nous avons à pardonner sera toujours peu de chose.
Le serviteur est contraint de rembourser ce qu’il devait au roi ; il a perdu son pardon. Ce qui pourrait nous faire penser, à tort, que la miséricorde serait sous condition, que notre capacité à pardonner fixerait la mesure du pardon de Dieu pour nous. « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes » (6, 12), dit d’ailleurs Jésus immédiatement après le don du Notre Père où le « comme » devrait plutôt être traduit par « parce que ».
Or, dans toute sa vie jusqu’à la Croix, Jésus a, au contraire, révélé et même « prouvé » que la miséricorde nous est d’avance accordée, qu’elle nous précède. La contradiction en réalité n’est qu’apparente : « En refusant de pardonner, notre cœur se rend imperméable à l’amour miséricordieux du Père » (Thérèse d’Ávila).
Avec la cinquième demande du Notre Père, nous demandons à Dieu de nous libérer de la logique délétère de la dette et de la comptabilité pour nous faire entrer dans celle de la bonté gratuite. « Remets-nous », du grec aphiénaï, signifie « laisse aller ». Ce geste d’envoyer au loin, de délier est la marque propre de l’année jubilaire détaillée en Lévitique 25 et reprise par Isaïe 61 : chaque 50e année, il faut laisser reposer la terre, remettre les dettes et restituer aux propriétaires d’origine les terres vendues et aliénées, ainsi que libérer les esclaves.
Ce Jubilé est porté à son achèvement par Jésus, lui qui est venu pour « donner sa vie en rançon pour une multitude » (Matthieu 20, 28). Sur la Croix, il a tout payé, nous rendant libres de toute entrave. Libres pour aimer comme lui.
Villefranche, vendredi 20 mars 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Dimanche 15 mars, au cours de la messe dominicale, 3 jeunes gens ont vécu la célébration de leur scrutin qui les conduira au baptême, à Pâques. Article et images en page actus.
Le calendrier des célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques : Lieux, dates et horaires sont consultables en page actus.
Notre dame de Ceignac : L’ouverture des 150 ans du couronnement et la fête des Vierges couronnées de l’Aveyron aura lieu le vendredi 8 mai 2026. Plus d’infos en page actus.
Les fidèles de la paroisse Sainte Emilie du Villefranchois sont invités à participer à la nuit d'Adoration, jeudi Saint 2 avril, en la collégiale puis en la chapelle Sainte-Barbe, avant l'office des Laudes du vendredi Saint. Un formulaire pour vous, en page actus.
Dans la presse chrétienne : Ces scrutins pour lesquels personne ne vote ** Moyen-Orient : les évêques de France appellent à la prière, au jeûne et à la solidarité ** Le Pape rappelle que la prévention des abus est une mission constitutive de l’Église ** «Ce qui résiste à la guerre» ** Le Pape contre les robots ** « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » : quel est ce pain que Jésus nous invite à demander au Père ?
Sur l’agenda, en page actus :
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 21 mars, 15h-16h30, Collégiale Notre-Dame : Concert de carillon par le carillonneur villefranchois, Paul Henri Mériau
Lundi 23 mars à 18h, Hôtel des Fleurines, Causeries du Lundi de l’USP : Histoire des carillons de Villefranche de Rouergue et de son industrie campanaire par G. Birague-Cavallié.
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
28-29 mars 2026 : week-end de ressourcement chez les Cisterciennes de Bonneval pour les jeunes de 18 à 35 ans, Chem. du Moulin de Bonneval, 12500 Le Cayrol, tél 05 65 44 24 49. Plus d’infos en page actus.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
du 24 au 27 mars 2026 : Conférence des évêques de France. Assemblée plénière de printemps 2026
Samedi 28 mars 2026 le Pape Léon XIV à Monaco
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
29 mars 2026 Dimanche des Rameaux
Vendredi 3 avril 2026 La quête impérée du Vendredi saint : Chaque Vendredi saint, la quête impérée, effectuée dans les paroisses du monde entier, est destinée aux communautés chrétiennes de Terre sainte et aux Lieux saints.
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Dimanche 12 avril 2026 à 9h45 : Fête départementale ACE Aveyron, Maison St Pierre, 12000 RODEZ
du mercredi 22 avril 2026 au samedi 25 avril 2026 : AQUERO (13-15 ans) Rassemblement à Lourdes
Du lundi 6 juillet 2026 au vendredi 10 juillet 2026 à 8h30 * Pélé VTT Aveyron - Notre Dame de Ceignac 2026 * Le Couvent 12200 MONTEILS