Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Pour la deuxième semaine de carême, marchons avec les bénédictines du Mont des Oliviers, qui nous confient, à nous fidèles en France, cette prière :
Cette semaine, alors que de nouveau nous entendons les sirènes dans le pays depuis l’attaque de l’Iran et que plane la menace que le conflit s’étende à toute la région, nous confions à votre prière l’avenir des jeunes chrétiens de Terre sainte : une jeunesse palestinienne dont l’avenir semble bouché avec une guerre endémique, qui n’en finit pas avec beaucoup de violence et pas de travail à l’horizon ; une jeunesse en mal d’identité qui ne se reconnaît pas dans le monde musulman.
Prions pour que ces jeunes n’aient pas la tentation de l’exil, qu’ils puissent trouver leur place et découvrir la mission que le Seigneur leur confie comme habitants de cette terre : témoigner par leur vie de la venue du Messie et du mystère du Salut, travailler à la réconciliation et la paix.
La communauté des sœurs bénédictines de Notre-Dame du Calvaire est établie sur le Mont des Oliviers depuis 1896, face à l’esplanade des Mosquées, le Calvaire et le Saint Sépulcre. Leur présence s’inscrit dans une histoire de plus d’un siècle, marquée initialement par la gestion d’un orphelinat pour jeunes filles grecques-melkites, signe d’une insertion précoce dans le tissu ecclésial oriental. Aujourd’hui, ces religieuses latines assurent une mission de prière et d’accueil. Leur quotidien repose sur l’équilibre entre la vie contemplative et le travail manuel, notamment via un atelier d’iconographie reconnu mondialement. Elles gèrent également le projet « Vacare Deo », un jardin dédié à la méditation et à la lecture biblique pour les pèlerins, tout en s’efforçant de préserver l’intégrité foncière et écologique d’un secteur fortement convoité par les projets d’urbanisme locaux.
En ce Carême 2026, la vie de la communauté est rythmée par la superposition des calendriers religieux, la période de jeûne chrétien coïncidant avec le Ramadan. Cette simultanéité souligne la complexité de leur environnement, où la ferveur spirituelle côtoie des tensions politiques persistantes à Jérusalem-Est. Les sœurs témoignent d’une situation sociale dégradée, marquée par la difficulté croissante pour les travailleurs et enseignants palestiniens d’obtenir des permis de circulation. Les restrictions de mouvement entre Bethléem et Jérusalem impactent directement les institutions chrétiennes. Les bénédictines partagent la vulnérabilité des populations locales, vivant une forme de « Samedi Saint » permanent, entre la mémoire des souffrances et l’attente d’une stabilisation de la région.
Il y a des scénarios qu’on pense réservés au grand écran… et puis il y a la réalité, qui parfois rend hommage au cinéma français
À Espalion, depuis plusieurs semaines, le représentant de l’église observait un phénomène pour le moins… miraculeux. Le tronc de dons se vidait avec une régularité quasi liturgique. Pas de multiplication des pains ici, mais une mystérieuse évaporation des pièces et billets.
Face à ce mystère digne d’un polar paroissial, une surveillance est mise en place. Et là, surprise : le suspect apparaît.... Un homme d’une soixantaine d’années, toujours vêtu de la même façon. Le détail qui vaut son pesant d’or, c’est qu’avant de quitter les lieux, notre homme prend soin de faire un signe de prière. Un petit geste vers le ciel, comme pour dire : « Seigneur, je prends… mais je m’excuse. »
Difficile de ne pas penser à « Un drôle de paroissien », le film culte réalisé par Jean-Pierre Mocky, dans lequel Bourvil incarnait Georges Lachaunaye, aristocrate désargenté qui “empruntait” dans les troncs d’église avec une ferveur très personnelle.
Comme quoi, certains regardent des films pour se divertir… d’autres pour prendre des notes.
Mais cette fois, nous ne sommes pas au cinéma. Ce lundi 23 février, le dispositif mis en place par les gendarmes de la COB d'Espalion, a permis d’interpeller le voleur. Il ne s’agissait pas de Georges Lachaunaye, mais d’un Aveyronnais domicilié à Rodez, originaire du Tarn, qui a vraisemblablement trouvé son inspiration dans ce classique de 1963.
Avant d’espérer obtenir le pardon divin, notre “drôle de paroissien” version 2026 devra d’abord passer par une étape un peu plus terrestre : s’expliquer devant le tribunal judiciaire de Rodez. Et là, il ne suffira sans doute pas d’un simple signe de croix pour alléger la sentence.
Martiel, Elbes.
Martine GAMEL BROYER, sa fille ; Jean-Luc et Nadine GAMEL, son fils et sa belle-fille ; Jérôme et Amandine, Magali, Laura, Romain et Marie, ses petits-enfants ; Raphaël, Suzanne, Rachel, ses arrière-petits-enfants ont la douleur de vous faire part du décès de
Madame Jacqueline GAMEL née MARIÉ survenu dans sa 93ème année.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mardi 3 mars 2026, à 10 h 30, en l'église Saint-Jacques de Elbes, suivie de l'inhumation au caveau familial.
Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Prévinquières, Ceignac, Montpellier.
M. François SCUDIER, son époux ; Séverine, Frédéric DASTUGUE, Sandrine et Frédéric AUGUY, ses filles et son gendre ; Matteo, Elise et Julian, Layla et Soren, Adrien, ses petits-enfants chéris ; M. et Mme André et Denise VIGUIER, M. et Mme Gilbert (+) et Régine VIGUIER, ses frères et ses belles-sœurs ; M. et Mme Jacques et Nelly SCUDIER, M. et Mme Raymond (+) et Jeanine TARAYRE, ses beaux-frères et belles-sœurs ; ses neveux et nièces, parents et amis ont la tristesse de vous faire part du décès subit de
Madame Claudine SCUDIER née VIGUIER survenu à l'âge de 74 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 4 mars 2026, à 15 heures, en l'église Saint Martin de Prévinquières. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Bros, 20 route de la Ramondie, à Lanuéjouls. Tél 05 65 81 94 24. Dépôt de condoléances sur https://www.pf-bros.fr/
Villeneuve, Rodez.
Jean-Pierre et Eliane, son fils et sa belle-fille ; Sébastien et Sandrine, Jean-Baptiste, ses petits-enfants ; Paul, Rubens, Rosé, Eugénie, Gustave, ses arrière-petits-enfants ; Odette GAILLAC, sa belle-sœur ; son neveu, ses nièces ainsi que toute sa parenté ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Denise GAILLAC née FILHOL survenu à l'âge de 100 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 4 mars 2026, à 14h30 en l'église du Saint Sépulcre de Villeneuve.
PF Le choix funéraire Ferrand-Forgeas 12 000 Rodez Tél. 05.65.68.90.93.
Teulières, La Bastide l’Evêque
Michel et Edith GINESTET, Alain et Fabienne GINESTET, ses enfants Sophie et Sébastien, Vincent et Audrey, Valentin et Amandine, Maxime et Jodie, Manon, Angel, ses petits-enfants Lisa, Emmy, Gabriel et Romy, ses arrières petits-enfants Marcel, Denis et Jean-Pierre, ses frères, Paulette, Henriette et Jeannette, ses sœurs ses beaux-frères et belles-sœurs, les familles Cayre et Ginestet ont la douleur de vous faire part du décès de
Marguerite GINESTET née CAYRE survenu dans sa 89ème année.
Ses obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 4 mars 2026, à 14h30 en l'église de l’Assomption de Teulières. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Laval, La Bastide l’Evêque
Marie-Jeanne BAUGUIL, Colette et Roland PALACH, Gervais PAUZIE ses enfants, ses petits-enfants et arrières petits-enfants, Aimée VINEL, sa sœur, ses neveux et nièces et toute la parenté vous font part du décès de
Mme Simone PAUZIE née MARRE à l'aube de ses 96 ans
Ses obsèques religieuses seront célébrées le mercredi 4 Mars 2026 à 14h30 en l'église Saint-Pierre de Cadour de La Bastide-l'Évêque. Un dernier hommage peut lui être rendu à la chambre funéraire Frayssinet, avenue du Ségala à Rieupeyroux 12240 tél 05 65 65 60 09. Dépôt de condoléances sur https://rieupeyroux-pompesfunebres.fr/
Villefranche-de-Rouergue, Savignac, Toulonjac.
Géraldine et David, Stéphanie et John, ses filles et ses gendres ; Enzo et Jade, Maëva et Simon, Mélia, Timéo, Cordwell et Anna, Inès et Anthony, ses petits-enfants chéris ; Claudine et Jean-Marie, sa sœur et son beau-frère ; Sylvain et Marie, son frère et sa belle-sœur ; ses neveux et nièces, parents et alliés ont la tristesse de vous faire part du décès de
Madame Lucette NEULAT dite Lulu survenu à l'âge de 80 ans.
La cérémonie religieuse sera célébrée le mercredi 4 mars 2026, à 10 heures, en l'église Saint-Etienne de Savignac, suivie de l'inhumation au caveau familial. Un dernier hommage peut lui être rendu à la Maison funéraire Vialelles, 53, Rue des Marbriers, Villefranche de Rouergue. Tél 05 65 45 75 53. Dépôt de condoléances sur vialellesfuneraires.fr
Quand avez-vous ouvert votre Bible pour la dernière fois ? Il y a trois mois ? L’an passé ? Cela vous fait peur ? Cela vous semble insurmontable ? Ou trop vertigineux ? À bas les complexes ! Alors que le Carême a commencé, pourquoi ne pas vous inscrire au MOOC "La Bible parle de Dieu" pour apprendre à vous laisser rejoindre par la Parole de Dieu ?
Ce parcours de formation en ligne gratuit lancé le 25 janvier dernier à l’occasion du Dimanche de la Parole de Dieu et porté par Aleteia, Magnificat, Mame et Famille Chrétienne, s’adresse à tous et compte quelque 12.000 inscrits depuis son lancement, avec un pic d’inscription depuis le début du Carême. "C’est assez incroyable de voir que c’est exactement ce à quoi invite le Saint-Père en ce moment !", s’exclame avec enthousiasme Emmanuelle Bergerault, fondatrice du MOOC. Dans son message pour le Carême 2026, le pape Léon XIV invite en effet les fidèles à "se laisser rejoindre par la Parole" et à l'accueillir avec "docilité d’esprit", car il existe "un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère".
"Notre idée, c’est de donner envie aux gens d’ouvrir leur Bible et d’en vivre pour que cela transforme leur vie ! C’est à travers sa parole que Dieu nous parle. La Bible, la plupart du temps, on ne la comprend pas bien. Avec ce MOOC, justement, on vient poser des bases. Notre mission, c’est ‘affermis tes frères dans la foi’. L’Église s'occupe d’accueillir les nouveaux venus et nous on essaie de former ceux qui sont déjà là pour qu’ils ne s’en aillent pas. Nous offrons des enseignements de très grande qualité mis à la portée de tous", poursuit Emmanuelle Bergerault. "L’objectif c’est de remettre la Bible au goût du jour. Il y a une explosion des ventes de Bibles en ce moment. Ce qu’on veut dire aux gens, c’est que ça va changer leur vie d’avoir la parole de Dieu dans leur vie".
"On essaie de mettre en place sur notre paroisse une fraternité de la Parole mais les paroissiens nous disent qu’ils n’ont pas de connaissance de référence sur la Bible et qu’ils ne savent pas s’ils interprètent comme il faut", indique à Aleteia Maryvonne Persico, référente de la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul à Grenoble. D’où la proposition faite aux paroissiens de vivre le MOOC ensemble pendant ce Carême afin de leur donner "quelques billes". "Nous avons cinq ans d’existence, nous sommes encore une jeune paroisse en construction, et cela nous permettrait de nous donner des bases communes. On se rend compte que les gens ont du mal avec la parole de Dieu, qu’ils ne savent pas comment la lire. La richesse de cette formule-là, c’est qu’elle convient aussi bien aux catéchumènes qu’aux "vieux chrétiens", comme je les appelle. L’idée, c’est que l'on puisse tous y trouver quelque chose".
Pensé par des experts et des exégètes et composé de six séances de formation en ligne, il s’agit d’un parcours que l’on peut suivre à son rythme, que ce soit seul ou en groupe.
Chaque séance comprend trois vidéos de formation sous forme d'interview, un TD (Travail Dirigé) ainsi que des textes issus de la tradition, un quiz et une prière. De nombreux outils sont diffusés en ligne, qu’il est possible de télécharger et d’imprimer. L’objectif final étant que chacun puisse construire son propre parcours, en bénéficiant si nécessaire d’un accompagnement personnalisé par les organisateurs. Autre point fort du parcours : on peut y avoir accès n’importe quand. "Il n’y a pas de date de fin", assure Emmanuelle Bergerault. "Quand quelqu’un s’inscrit, il peut le faire quand il veut et cela reste en ligne en continu". Dans la paroisse Saint-Pierre Saint-Paul, qui compte quinze catéchumènes et quelque trois cents paroissiens, quatre soirées d’une heure et demie chacune sont proposées et grâce à l'aide des organisateurs du MOOC, les six soirées initiales ont été remodelées en quatre temps pour correspondre au besoin particulier de la jeune paroisse. "C’est vraiment un soulagement car leur proposition est vraiment cohérente", souffle Maryvonne Persico.
D’autres confient que cette formation en ligne aura été l’occasion de franchir un cap. "J'étais en recherche et je voulais lire la Bible. J'avais du mal avec les psaumes et les passages où les expressions sont violentes (surtout dans l'Ancien Testament)", souffle de son côté une autre participante qui vient de terminer le parcours. "Cet enseignement arrive juste au bon moment. Il me permet de franchir le pas. J'ai vraiment ressenti une progression dans ma compréhension. [...] J'ai été aussi éclairée par les lectio divina, les vidéos d'enseignement et les textes d'approfondissement qui m'ont aidée à percevoir la diversité et la richesse de la Bible, la valeur et la complémentarité de l'enseignement des papes et de ceux qui les ont précédés, et aussi la façon dont la Bible nous parle aujourd'hui dans notre vie de tous les jours. J'ai aussi pu prier avec les psaumes. La beauté et le soin apporté à la réalisation sont d'une grande aide aussi pour entrer dans la réflexion et la prière". Alors, prêts à vous laisser rejoindre par la parole de Dieu ?
Pratique : Ouverture du MOOC "La Bible, Parole de Dieu", dimanche 25 janvier 2026. Durée : 6 semaines. Format : 3 vidéos de 7 minutes par semaine + ressources + quiz + TD. Accès : Gratuit, sans prérequis, Inscriptions en ligne (à partir du 25 janvier)
Soins palliatifs et droit à l’aide à mourir : les deux lois réorganisant l’accompagnement de la fin de vie en France ont été votées par l’Assemblée nationale ce mercredi 25 février. Autant celle sur les soins palliatifs fait consensus, autant celle sur l’aide à mourir fait débat. La Conférence des évêques de France a réagi à ce vote en soulignant trois points. Car le débat n’est pas fini et la discussion de ces lois n’est pas encore achevée.
Dans un communiqué daté du 27 février 2026, les évêques français soulignent la diminution de la majorité favorable à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté. 60 % lors du premier vote sur cette loi le 27 mai dernier; 56 % lors du second vote mercredi. L'opposition est passée de 39,5 % à 43 %. L'abstention a régressé de 11,3 % à 7 %.
Les tenants de la légalisation saluent une victoire dans ce second vote tandis que les opposants, dont l'Eglise catholique, soulignent que l'affaire n'est pas pliée. Les évêques ajoutent qu'une question touchant à la vie et à la mort « ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile ».
Sur un sujet aussi grave, il devient indécent de se satisfaire d'une simple avance dans le nombre de voix. En matière de vote, la tradition de l'Eglise, tout en reconnaissant la logique de la majorité, promeut la recherche de consensus, l'accueil et la prise en compte des objections de la minorité. Risques de pression sociale ou familiale pour orienter le choix de personnes vers le suicide assisté ou l'euthanasie, “transformation radicale de la mission du médecin” qui inclurait le fait de provoquer la mort : les évêques relèvent plusieurs réserves sur des questions cruciales qui n'ont pas été prises en compte dans la loi.
Des congrégations religieuses et des regroupements d'EHPAD demandaient que soit respecté leur choix d'accompagner leurs résidents jusqu'au bout sans proposer d'euthanasie ni de suicide assisté dans leurs murs. Le texte voté ce mercredi 25 février 2026 ne tient pas compte de ces demandes. Il instaure au contraire un “délit d'entrave” “pour “le fait d'empêcher ou de tenter d'empêcher de pratiquer ou de s'informer sur l'aide à mourir”. Même si la ministre de la Santé a précisé que ce délit vise des actes d'intimidation et de désinformation, il constitue une réalité intimidante qui peut dissuader de faire savoir à une personne s'interrogeant sur sa fin de vie que l'institution à laquelle on appartient est défavorable au suicide assisté ou à l'euthanasie.
Que sera une désinformation en la matière ? Il y a en tout cas un intense débat sur les mots et leur sens. Les tenants de l'aide active à mourir parlent d'un acte de “fraternité”, d'un “progrès” en “humanité”. L’Église catholique, dans son communiqué, défend une autre compréhension de ces mots : « donner délibérément la mort ne saurait constituer un progrès humain ».
Elle réaffirme « qu'une société véritablement fraternelle se reconnaît à la manière dont elle entoure les plus fragiles, non à la facilité avec laquelle elle accepte de provoquer leur mort ».
Les deux lois seront réexaminées en séance publique au Sénat début avril. Ayant rejeté la création d'une aide à mourir lors de sa première lecture, que feront les sénateurs ? Il est probable que les deux chambres ne s'accordent pas, y compris au sein d'une commission mixte paritaire rassemblant des députés et des sénateurs en cas de désaccord profond. Ce serait alors à l'Assemblée nationale de trancher.
Les tenants de l'instauration du suicide assisté et de l'euthanasie veulent aller au plus vite, afin de trancher la question avant l'été. Dans les semaines qui viennent, il est plus que jamais important que les voix minoritaires s'expriment, notamment quand des citoyens s'adressent à leurs représentants, sénateurs et députés.
L’évangile de ce deuxième dimanche de carême raconte la Transfiguration de Jésus devant trois de ses disciples. Notre chroniqueuse éclaire la scène en évoquant celles qui manquent à l’appel.
Par Anne Lécu
Une montagne, trois disciples choisis, Pierre, Jacques et Jean, fatigués semble-t-il puisqu’ils voudraient bien rester là, avec Jésus dont le visage éclaire la nuit.
Nous sommes au chapitre 17 de l’Évangile selon Matthieu, mais nous pourrions tout aussi bien nous trouver au chapitre 26, lorsque Jésus prend avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée pour monter sur le mont des Oliviers après la Cène. Je cite : « Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse » (26, 37).
Le récit de la Transfiguration, quand on le regarde de près, ressemble à une répétition de celui que nous lirons à la Passion. Mais voilà, sur cette montagne où quelque chose de la gloire de Jésus se révèle bien mystérieusement, il manque du monde. Où sont-ils, ceux qui attendent quelque chose de Dieu, qui l’ont supplié dans la nuit et n’ont reçu aucune réponse ? Où sont-elles, les victimes de tous les conflits, les victimes de la violence des hommes qui ont appelé au secours et n’ont pas été secourues ? Où sont-ils tous les vaincus de tous les temps, tous ceux qui auraient tellement besoin d’être là ?
Nous n’avons pas tous à vivre une « expérience spirituelle » comme celle que vivent Pierre, Jacques et Jean, pour conforter notre foi. Ne sommes-nous pas pourtant à la recherche de cela, en attente d’un encouragement venu du ciel qui pourrait nous faire dire que nous ne nous sommes pas trompés, que tout cela n’est pas vain ?
Or, sur la montagne de la Transfiguration comme au jardin de Gethsémani qui lui fait écho, il y a des absents ou plutôt des absentes : les femmes ne sont pas là. Peut-être aujourd’hui, nous faut-il porter la prière des absentes et des absents.
En effet, si à la Transfiguration il y a des absents, et surtout des absentes, à la passion du Christ, au Golgotha, ce sont les apôtres qui ne sont pas là. La dernière mention de Pierre dans l’Évangile selon Matthieu est au chapitre 26, quand il pleure amèrement après avoir pris conscience d’avoir trahi Jésus. Quant aux fils de Zébédée, ils disparaissent purement et simplement et laissent la place à leur mère, présente avec les autres femmes au pied de la Croix (Matthieu 27, 54-56).
Dans cette dernière scène, il n’y a plus la voix qui vient du ciel, mais l’unique cri de Jésus devant le ciel qui se tait : « Éli, Éli, lema sabactani ? », « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (27, 46). Certains croient que Jésus appelle Élie ! Mais ce sont les centurions, les étrangers, qui écoutent et entendent ce cri comme la voix du ciel l’avait demandé aux apôtres. Ce sont eux qui entendent et confessent : « Vraiment, celui-ci était le fils de Dieu. » Quant aux femmes, elles sont bien là et elles regardent celui qui est transpercé.
Je crois que comme nombre de passages clés de la Bible, la Transfiguration se passe de nuit. Placé ainsi à l’orée de la seconde semaine du carême, ce texte vient nous dire – discrètement, comme une voix de fin silence – que le lieu de la gloire en régime chrétien est la croix. Sur la croix, ce sont les vaincus de tous les temps que le Christ vient rejoindre. Les absents de la transfiguration. L’Évangile nous invite à nous mettre à l’école des femmes de l’Évangile qui n’ont pas eu besoin d’être présentes avec Pierre, Jacques et Jean pour veiller dans la nuit auprès des vaincus de ce monde.
Comme en creux, les absentes nous invitent à veiller dans les nuits du monde, pour les traverser, avec Celui qui a encouragé les siens dans la lumière de la transfiguration.
Les interventions de Léon XIV, en ce début de Carême, marquent son souci pastoral de présence auprès de tous ceux que l’Évangile devrait atteindre dans leur vie la plus profonde. Parmi ses conseils, on retient celui qui concerne la façon d’aborder le jeûne : « Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voie de l’autre. » Un conseil qui rejoint le souci à l’égard de « l’indifférence envers autrui pour mener à la conversion la plus profonde, emplissant nos vies d’amour, de miséricorde et de grâce ». Voilà qui résonne avec une certaine intensité, notamment chez nous alors que le débat politique tend à se durcir à l’extrême, suscitant des tensions dans l’ensemble du corps social.
Le Pape a également manifesté sa sollicitude à l’égard des jeunes, notamment lors d’une rencontre avec le clergé de Rome : « Beaucoup d’entre eux vivent sans aucune référence à Dieu et à l’Église. Il s’agit donc de saisir et d’interpréter le profond malaise existentiel qui les habite, leur désarroi, leurs multiples difficultés, ainsi que les phénomènes qui les impliquent dans le monde virtuel et les symptômes d’une agressivité inquiétante, qui débouche parfois sur la violence. » Même si ces paroles se réfèrent au contexte particulier de la capitale de l’Italie, elles n’en revêtent pas moins un caractère plus général qui est en relation directe avec le climat que nous connaissons en ce moment en France. Nous savons à quel point notre jeunesse est en proie aux divisions et que la violence n’est pas étrangère à la partie la plus engagée idéologiquement.
Mais le Pape a aussi souligné, le 18 février, que « de nombreux jeunes, même dans des contextes sécularisés, ressentent plus que par le passé l’appel de ce jour, le Mercredi des Cendres ». Ajoutant qu’ils « saisissent distinctement qu’un mode de vie plus juste est possible et qu’il existe des responsabilités quant à ce qui ne va pas dans l’Église et dans le monde. Il convient donc de commencer là où l’on peut et avec ceux qui sont là. »
Lors de la cérémonie du mercredi des Cendres, dans ma paroisse de banlieue parisienne, l’église était remplie aux deux tiers de jeunes gens, dont la plupart étaient étrangers à toute pratique religieuse. Ce fut l’occasion pour une de leur camarade de les exhorter à venir aux messes du dimanche et aux chemins de Croix du vendredi.
On sait que le phénomène a attiré l’attention des diocèses d’Île-de-France et qu’un synode provincial a été ouvert pour accompagner l’essor du catéchuménat. C’est l’ensemble du peuple chrétien qui devrait se considérer comme mobilisé pour l’accueil de cette population souvent inattendue et qui requiert toute la bienveillance nécessaire.
Cela rejoint l’invitation du Pape qui s’adressait cette fois aux jeunes catholiques de Rome. Il leur a demandé de « vivre véritablement cet esprit d’amitié, de fraternité, de se retrouver ensemble, car nous savons que lorsque nous sommes unis, il n’y a pas de difficultés que nous ne puissions surmonter ».
« Si nous n’avons pas de pain, partageons au moins notre cœur et notre amour avec les affamés, car l’amour de Dieu est plus fort que tout ce que le monde peut offrir. » (Saint François d’Assise)
L’année 2025, année jubilaire, a été placée à l’initiative du Pape François sous le signe de l’Espérance. En ce carême 2026, fortifiés de ce que nous avons vécu l’an dernier, le CCFD Terre Solidaire nous invite à être des artisans de l’Espérance, non seulement par nos prières, et par notre conversion intérieure, mais aussi par des actions concrètes de solidarité. Nourrir les affamés, lutter pour un monde plus juste, c’est également nourrir l’Espérance des vulnérables et témoigner de la lumière du Christ dans le monde.
L’Église célèbre cette année les 800 ans de la mort de Saint François d’Assise.
En ce début de Carême, suivons l’exemple de ce saint qui vivait dans la simplicité et la fraternité, permettons à tous les habitants de cette Planète de se nourrir, apprenons à respecter la Création et à partager l’Espérance de Dieu avec tous.
Des livrets spirituels seront à votre disposition pour vous aider à vivre ce temps de carême. N’hésitez pas à en prendre pour les personnes de votre entourage qui ne peuvent se déplacer.
Des enveloppes seront à votre disposition. Les dons récoltés permettront de soutenir des associations partenaires du CCFD-Terre solidaire.
Ces associations agissent pour lutter contre les causes de la faim. Face à la faim, unissons nos pouvoirs.
Le jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue.
En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire (KAWTAL) vous partagera son expérience et sa mission au Tchad. Ce partenaire accompagne les communautés nomades et les agriculteurs afin qu’ils puissent cohabiter et gérer ensemble leurs ressources. Nous terminerons la soirée par un partage (pain, pommes). Cela permettra de prolonger la rencontre.
« L’heure est venue de courir vers la vie !
Voici le temps de trouver Jésus Christ !
Il est présent parmi les pauvres.
Il vous précède en son Royaume
Vivons en enfants de lumière ! »
Chaque jeudi après-midi, recevoir et lire des brèves ou des articles sur l'actualité du diocèse et les échos de ce qui se vit dans nos paroisses et mouvements. Pour s'inscrire gratuitement : envoyer un mail à contact@rodez-catholique.fr
Villefranche, vendredi 27 février 2026
Bonjour à toutes et à tous,
Le nouvel annuaire des acteurs de la paroisse : Reflet de la richesse et de la diversité des missions, ce nouvel annuaire est désormais publié et est disponible à l’accueil de la maison paroissiale. Cliquez ici pour le consulter.
Loi sur droit à l’aide à mourir : L’Assemblée nationale a adopté mercredi 25 février la loi créant un "droit à l’aide à mourir". Après plusieurs semaines de débats houleux et l’examen de quelque 2.000 amendements, le texte doit désormais être examiné au Sénat début avril. Lire en page actus.
« Ombres et lumières en Carême ». Le service diocésain de formation permanente propose 3 dates pour relire sa vie et laisser la lumière du Christ éclairer ce qui a besoin d’être renouvelé. Vendredi 6 mars de 19h à 21h : Des ténèbres à la lumière, par Fr. J-M Gayraud. En visio à la maison paroissiale de Villefranche de Rouergue. Et plus d’infos en page actus.
Ecrire de nouvelles pages d’espérance : c’est le thème développé par Aude Bauguin dans son édito paru dans Eglise en Rouergue. A lire en page actus.
Nous sommes en période de Carême. Des livrets spirituels vous seront proposés pour vivre ce temps qui nous conduit à Pâques. Une collecte permettra de soutenir CCFD-Terre solidaire. Et jeudi 5 mars à 18h, vous êtes invités à participer à une soirée de carême à la maison paroissiale de Villefranche. En visio, un des partenaires du CCFD-Terre solidaire vous partagera son expérience. A lire en page actus.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Angélus: vivre le Carême comme un chemin de liberté et de guérison intérieure ** Pour le Carême, attaquez-vous à la Bible ! ** La jeunesse de l’Église ** De la France à la Terre sainte, un Carême en communion ** Méditation biblique : la « catéchèse » du diable ** Le message d’hommes d’Église au monde paysan.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Vendredi 6 mars de 19h à 21h : « Des ténèbres à la lumière : traverser la nuit avec Christ ressuscité » par Fr Jean-Marc Gayraud. Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Vendredi 13 mars : Victimes d’agressions sexuelles : Journée annuelle de mémoire et de prière. Clic pour plus d'infos.
du 13 au 15 mars : Assises nationales du centenaire des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC). Cliquez ici pour en savoir plus.
Samedi 14 mars 2026 à 10h00 : Journée de formation Théophile 5/5 * Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez
Vendredi 20 mars de 19h à 21h : « L’amour offert sans mesure : la Croix au centre du Salut » par Mme Nelly Gatta (pasteur). Visio conférence, maison paroissiale à Villefranche
Samedi 28 mars : Avec "Du Bas Rouergue vers Compostelle", rando autour de Villeneuve + visite église de Villeneuve
Samedi 11 avril 2026, 9h30, Rencontre avec les membres des équipes d'animation paroissiale (EAP), Maison diocésaine Saint-Pierre à Rodez