Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Les actus de Ste Emilie du Villefranchois
Avant de nous séparer, nous souhaitons adresser quelques mots à nos deux prêtres, les pères Florent Dixneuf et Désiré Siei.
Le dimanche 30 août 2026 sera un moment particulier pour notre communauté, puisque cette célébration sera leur dernière messe dominicale parmi nous, avant qu’ils rejoignent leurs nouvelles paroisses.
Au fil des mois, chacun d’eux a partagé avec nous des moments de foi, de prière, de joie et de fraternité. Leur présence, leur disponibilité et leur engagement ont compté dans la vie de notre communauté. Nous voulons simplement leur dire merci pour tout ce qu’ils nous ont apporté et pour les liens qu’ils ont tissés avec nous. Même si un chemin nouveau s’ouvre désormais pour eux, nous garderons le souvenir de leur passage parmi nous et les accompagnerons par notre prière.
À l’issue de cette messe, nous vous invitons tous à nous retrouver sous le porche de la collégiale pour partager le verre de l’amitié avec les pères Florent et Désiré, leur témoigner notre affection et leur souhaiter, de tout cœur, une belle et féconde mission dans leurs nouvelles paroisses.
Et surtout, ne partons pas sans leur dire une dernière fois : merci et bonne route, chers pères !
Ils sont tous rentrés ! Malgré un début pluvieux, malgré la chaleur intense, avec ferveur et recueillement, les pèlerins du diocèse de Rodez & Vabres ont participé dans la cité mariale à des jours de prière et de dévotion dans ce haut lieu de la chrétienté.
L'ami Yves Prieto a déjà envoyé beaucoup d'images. Et l'album est complet.
21 août 16h30 Messe en la basilique Sainte Bernadette part 1 vidéo
21 août 16h30 Messe en la basilique Sainte Bernadette part 2 vidéo
« L'évangélisation est un processus long et patient qui opère de façon sûre par capillarité. »
Attirez-moi, nous courrons » (Ct 1, 4). Ce cri de la fiancée du Cantique des Cantiques exprime avec clarté la vie intime de tous ceux qui ont revêtu le Christ (Ga 3, 27) : ils se laissent transformer par lui pour devenir d’authentiques disciples-missionnaires. Ce verset, Thérèse de l’Enfant Jésus l’a magnifiquement commenté dans son manuscrit C, rédigé au printemps et à l’été 1896. Elle est alors carmélite depuis huit ans. Plongée dans la nuit de la foi, à 23 ans, elle vit une épreuve profonde, mais sa charité ne cesse de se dilater.
« Depuis que j’ai deux frères et mes petites sœurs les novices, si je voulais demander pour chaque âme ce qu’elle a besoin et bien le détailler, les journées seraient trop courtes et je craindrais fort d’oublier quelque chose d’important. Aux âmes simples, il ne faut pas de moyens compliqués, comme je suis de ce nombre, un matin pendant mon action de grâces, Jésus m’a donné un moyen simple d’accomplir ma mission. Il m’a fait comprendre cette parole des Cantiques : “Attirez-moi, nous courrons à l’odeur de vos parfums.” Ô Jésus, il n’est donc même pas nécessaire de dire : “En m’attirant, attirez les âmes que j’aime.” Cette simple parole: “Attirez-moi” suffit » (Ms C, pages 33v° - 34 r°).
Il s’agit non pas de viser l’efficacité, mais de rechercher la fécondité. Cette transformation de chacun de nous peut déclencher la transformation de ceux qui n’ont pas encore découvert le Christ. L’évangélisation est un processus long et patient qui opère de façon sûre par capillarité.
Notre été aura été marqué par de magnifiques fêtes patronales et pèlerinages paroissiaux, mais aussi par le Pélé VTT, de nombreux camps scouts ou ACE, l’école de prière, notre pèlerinage diocésain à Lourdes. Des professions religieuses ont aussi illuminé la fête de saint Dominique et des prêtres missionnaires sont venus soutenir notre prière tout au long de l’été.
Nous exprimons notre profonde reconnaissance aux religieuses apostoliques, en ville ou en campagne : leur présence aux petits et aux grands, aux malades et aux bien portants est un sourire de Dieu qui se fait proche de chacun. Nous pensons aussi à celles qui changent d’obédience et dont le départ nous invite à relever le flambeau, courageusement. Au seuil de cette année, je dis aussi ma profonde reconnaissance à tous les contemplatifs qui portent notre diocèse dans la prière, aux laïcs et aux diacres engagés tous azimuts.
Cet été aura malheureusement été marqué aussi par la canicule et la sécheresse. Elles ont fait souffrir beaucoup d’entre nous : malades ou personnes âgées, mais aussi tous ceux qui vivent du travail de la terre et sont durement éprouvés. De violents orages ont récemment frappé deux de nos clochers, à Flavin et Saint-Salvadou. J’admire le courage des chrétiens et des municipalités qui ont su faire face, avec le soutien des forces de l’ordre et leurs services de secours, rester vigilants et fidèles, à notre service.
En ce premier trimestre, j’aurai la joie d’installer de nouveaux curés et d’encourager les équipes de prêtres un peu partout dans le diocèse. Merci, grand merci à eux pour leur disponibilité sans faille, avec les membres des équipes d’animation paroissiale et des services diocésains. Merci tout particulièrement aux prêtres fidei donum qui arrivent, à ceux qui changent de paroisse ou qui rejoignent leur diocèse, comme le père Jean Adjé, après dix années de bons et loyaux services. Notre reconnaissance est grande. Elle élargit nos horizons aux autres continents.
D’ici la fin de l’année civile, magnifiquement marquée par les festivités des 500 ans du clocher de la cathédrale, nous avons aussi la joie de fêter deux anniversaires presque concomitants: les dix ans de la béatification du père Lucien Galan et de celle du père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus. L’Aveyron est une bonne terre, où la sainteté fleurit et donne des fruits variés, pour le service de tous.
Durant cette année pastorale, nous allons grandir ensemble dans l’esprit de participation, de communion et de service auquel nous invite le dernier synode. Nous aurons la joie de vivre de belles choses : un printemps aveyronnais de la diaconie, un pèlerinage dans le Nord-Ouest de la France et, bien sûr, toujours mieux : un accompagnement fraternel de tous ceux qui veulent se revêtir du Seigneur Jésus-Christ (Rm 13, 14). Merci à tous ceux qui portent le souci de l’accompagnement et de la formation. Élections sénatoriales, présidentielles et législatives, notre démocratie va vivre de grands rendez-vous. La conférence de Dominique Reynié, le 22 octobre prochain, nous aidera à situer cette vie politique dans le contexte social, national et international qui est le nôtre. La visite apostolique du pape Léon XIV est désormais toute proche. Le thème de son voyage dit à lui seul le combat spirituel pacifique dans lequel nous sommes engagés « pour que le monde ait la vie »!
Samedi 29 août de 9h à 19 h, dans la Boutique Côté Cœur - Côté Fringues rue Marcellin Fabre, à Villefranche, l’équipe du Secours Catholique de Villefranche assurera une journée de ventes au profit des sinistrés des incendies de cet été : vente de vêtements pour tous les âges, textiles, articles pour enfants et divers objets... Alors venez !
Secours Catholique
25 Rue Marcellin Fabre,
12200 Villefranche-de-Rouergue
Tél : 05 65 81 10 76
Bien chers frères,
Il y a une morale chrétienne. Il y a une morale humaine. Qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l’homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer... Il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d’une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d’asile dans nos églises n’existe-t-il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.
Dans notre diocèse, des scènes d’épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes, les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n’est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères comme tant d’autres. Un chrétien ne peut l’oublier.
France, Patrie bien-aimée, France qui porte dans toutes les consciences de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine, France chevaleresque et généreuse, n’en doute pas, tu n’es pas responsable de ces horreurs.
Recevez mes chers frères, l’assurance de mon affectueux dévouement.
Jules-Géraud Saliège, arch. de Toulouse
À lire en chaire le dimanche 23 août 1942.
Aide à mourir, vulnérabilité, solidarité : quand Mgr Rougé et Mgr Ulrich prennent position contre la loi sur la fin de vie, le débat démocratique glisse vers une guerre des légitimités morales, regrette l’ancien journaliste Patrice Dunois-Canette.
Les prises de position de Mgr Matthieu Rougé et de Mgr Laurent Ulrich sur l’aide à mourir ne se contentent pas de rapporter une opposition de fond à la loi. Ils donnent aussi à voir une certaine représentation du conflit de valeurs.
Peuvent-ils laisser entendre qu’avec leur position, ils « aident à vivre » tandis que les partisans du texte de loi « aident à mourir » ? Des personnes favorables à l’aide à mourir ne peuvent-elles pas, elles aussi, se considérer comme engagées pour la dignité, la solidarité ou la protection des personnes vulnérables ?
Cette manière de présenter le débat mérite d’être interrogée. Lorsqu’un désaccord politique est formulé comme une opposition entre ceux qui défendent les valeurs et ceux qui risquent de les trahir, l’espace permettant de reconnaître la légitimité morale de l’adversaire se réduit.
Pourtant un débat démocratique confronte des citoyens pouvant avoir des expériences, des convictions et des conceptions différentes de la dignité. Pour Mgr Rougé, la possibilité de recourir à la mort provoquée risque de faire peser une pression sur les personnes fragiles. Cette inquiétude est légitime : une personne malade peut être influencée par son entourage, par des contraintes économiques ou par le sentiment d’être devenue une charge.
Mais une autre conception de la vulnérabilité est possible. Une personne gravement malade peut demeurer un sujet capable de parler de sa souffrance, de ses convictions et de ce qu’elle considère comme une fin de vie acceptable. Respecter cette personne peut alors signifier non seulement la protéger contre les pressions, mais aussi prendre au sérieux sa parole et son autonomie. Pourquoi faudrait-il nécessairement opposer ces deux exigences ?
Le point le plus délicat n’est pas que les évêques défendent leurs convictions. Ils sont parfaitement légitimes à le faire. La question est plutôt de savoir si la fraternité, la dignité, la solidarité ou la protection des plus fragiles peuvent apparaître comme les valeurs exclusives d’un seul camp, le leur.
Les partisans de l’aide à mourir peuvent eux aussi invoquer ces valeurs. Ils peuvent considérer que la fraternité consiste à ne pas imposer à une personne une prolongation de souffrances qu’elle juge insupportables, que la dignité implique de conserver une capacité de décision sur sa fin de vie, ou que la solidarité exige des soins palliatifs de qualité tout en permettant, dans certaines situations, une autre réponse à la souffrance.
Les mêmes mots recouvrent alors des conceptions différentes. N’est-ce pas précisément cette divergence qu’un débat démocratique devrait permettre d’examiner ?
Il faut d’ailleurs nuancer une idée : la disqualification de la parole du camp opposé a-t-elle réellement été le fait des seuls prélats catholiques, comme on pourrait le comprendre à la lecture de certains développements ? Le problème ne réside-t-il pas aussi dans le fait que les arguments des opposants – notamment sur la protection des personnes fragiles – n’ont pas toujours été véritablement entendus par les partisans de l’aide à mourir ? Et que dire du caractère propre des établissements catholiques, reconnu par le Conseil constitutionnel ? Leur parole peut-elle être écartée au seul motif qu’elle serait portée par des convictions religieuses ?
On peut contester leurs arguments. Mais ne faut-il pas distinguer la critique d’une conviction de la disqualification de celui qui la porte ? Une démocratie pluraliste suppose de pouvoir dire : « Je pense que vous avez tort » sans en déduire : « Votre position révèle une conception dangereuse de l’être humain. »
Certaines formulations peuvent toutefois déplacer le désaccord vers ce second registre. Lorsque Mgr Rougé estime que la possibilité de porter atteinte à la vie d’autrui touche au « fondement de la vie en société », le débat prend une dimension anthropologique forte. Lorsque Mgr Ulrich appelle à des « choix courageux », le choix opposé peut apparaître implicitement comme une forme de renoncement ou de facilité.
Poser le débat en ces termes est légitime. Mais ne risque-t-il pas de transformer une confrontation entre deux conceptions du bien commun en mise en cause de la légitimité morale de l’adversaire ? La question démocratique n’est pas de savoir quel camp possède la dignité, la fraternité ou la compassion. Elle est de savoir comment une société pluraliste peut organiser ces valeurs lorsqu’elles conduisent à des réponses différentes.
Sur la fin de vie, deux exigences peuvent entrer en tension : protéger la vie et les personnes vulnérables, mais aussi respecter l’autonomie et la parole de personnes confrontées à des souffrances extrêmes. Reconnaître la valeur morale de l’adversaire n’affaiblit pas une conviction. N’est-ce pas, au contraire, la condition pour que le désaccord demeure un débat démocratique plutôt qu’une guerre des légitimités ?
Villeneuve d’Aveyron
C'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Monsieur Roland RETAUD décédé le 26 août 2026 à l'âge de 94 ans.
Les obsèques religieuses seront célébrées lundi 31 août 2026 à 9h00 en l’église du Saint-Sépulcre de Villeneuve d'Aveyron, suivies de l’inhumation au cimetière de Villeneuve d’Aveyron.
Pompes funèbres du Causse, 11 Bd Cardalhac, 12260 Villeneuve d’Aveyron Tél 05 65 65 94 85 Dépôt de condoléances sur Pompes funèbres du Causse
Ils vivent et prient au pied du mont Sinaï depuis près de 1 500 ans. Mais les moines orthodoxes de Sainte-Catherine sont désormais confrontés à une question aussi juridique que vitale pour l’avenir de leur communauté : pourront-ils rester propriétaires des terres qu’ils occupent depuis des siècles ?
Il existe peu de lieux chrétiens où quinze siècles d’histoire demeurent aussi directement perceptibles. Au pied du mont Sinaï, le monastère Sainte-Catherine fut construit entre 548 et 565 sur ordre de l’empereur Justinien. Près de 1 500 ans plus tard, la vie monastique s’y poursuit toujours. L’UNESCO le présente comme le plus ancien monastère chrétien encore utilisé conformément à sa fonction d’origine. Inscrit au patrimoine mondial depuis 2002, il conserve également des collections exceptionnelles de manuscrits chrétiens anciens et d’icônes.
C’est pourtant autour d’une question très contemporaine que se joue désormais une partie de son avenir : la propriété des lieux. Le conflit ne date pas d’hier. Le Conseil œcuménique des Églises relève que des procédures ou menaces de procédures concernant les propriétés du monastère existent depuis 2012. Le 28 mai 2025, une décision judiciaire égyptienne a considérablement modifié la situation juridique du site.
Le contentieux concerne 71 parcelles. Selon les éléments disponibles sur le jugement, le monastère doit libérer 14 d’entre elles et bénéficie de droits d’usage sur les 57 restantes. Avant cette décision, des négociations soutenues par la Grèce avaient pourtant abouti à un projet reconnaissant la propriété du monastère sur l’ensemble des 71 parcelles ainsi que son autonomie dans la gestion de ses affaires. Toute la difficulté tient désormais dans cette distinction : pouvoir demeurer dans un lieu et y célébrer le culte n’équivaut pas juridiquement à en être propriétaire.
Le dossier a connu un nouveau développement cet été. Le 5 juillet 2026, l’archevêque Symeon Papadopoulos, supérieur du monastère, a rencontré des représentants des autorités égyptiennes. La réunion aurait duré sept heures, de 11 heures à 18 heures. Une proposition en sept points lui a été présentée. Le compromis prévoit notamment de reconnaître le monastère comme une entité religieuse égyptienne. Les moines, de nationalités grecque, américaine et libanaise, pourraient obtenir des permis de résidence de trois ans renouvelables, contre des autorisations actuellement beaucoup plus précaires.
Ils conserveraient le droit de résider au monastère et d’y pratiquer leur religion. En revanche, la proposition ne reconnaît pas leur propriété sur les terrains. Les jardins et terres environnantes seraient mis à leur disposition pour de longues périodes moyennant un loyer symbolique.
L’archevêque Symeon n’a pas signé le document et a demandé le temps de le présenter à sa communauté.
Cette bataille foncière prend évidemment une dimension particulière lorsqu’on considère l’histoire du lieu. Sainte-Catherine existait déjà depuis plus de treize siècles lorsque l’Égypte moderne prit forme.
Le monastère se trouve au pied du mont Horeb, associé dans l’Ancien Testament à Moïse et à la réception des Tables de la Loi. L’ensemble de la région possède d’ailleurs une importance religieuse pour le christianisme, le judaïsme et l’islam. Face à la décision judiciaire de 2025, le Conseil œcuménique des Églises avait demandé un accord « clair et contraignant » garantissant durablement les droits de propriété du monastère et la protection de sa vie religieuse. Il soulignait également la fragilité d’une communauté dont la présence dépendait de permis de résidence renouvelés annuellement.
Le gouvernement égyptien assure, pour sa part, que la présence des moines et la continuité du culte ne sont pas menacées. Rien ne permet donc aujourd’hui de parler d’une volonté d’expulsion ou de disparition du monastère.
Un autre dossier vient cependant compliquer la situation. L’Égypte développe autour de Sainte-Catherine un vaste programme touristique et urbanistique, la « Grande Transfiguration », destiné à renforcer considérablement l’attractivité de cette région du Sinaï.
En juillet 2026, une mission conjointe du Centre du patrimoine mondial et de l’ICOMOS s’est rendue sur place. Le Comité du patrimoine mondial estime que certains aménagements déjà réalisés pourraient provoquer des effets négatifs importants et permanents sur l’intégrité et l’authenticité du site. L’Égypte devra remettre un nouveau rapport sur son état de conservation avant le 1er février 2027.Il serait excessif d’établir, sans preuve, un lien direct entre ce développement touristique et le contentieux foncier avec les moines. Mais les deux questions se rencontrent autour d’un même enjeu : qui décidera demain de l’avenir de Sainte-Catherine et de son environnement ?
Après près de quinze siècles de présence ininterrompue, les moines ne demandent pas seulement la garantie de pouvoir continuer à prier derrière les murs du monastère. La question posée est aussi celle de leur capacité à rester pleinement gardiens d’un patrimoine chrétien exceptionnel, à administrer leurs terres et à transmettre librement aux générations suivantes ce dont ils ont eux-mêmes hérité.
Foirail de la Madeleine
ZI Les Gravasses Avenue du 8 mai
12200 Villefranche de Rouergue
par Christine Pedotti
D’après l’étymologie du mot, il s’agit de saisir, par l’esprit, mais aussi par l’expérience. Après quoi il faut comprendre, saisir de nouveau mais au sens plus large, embrasser un ensemble de choses et y trouver ou y donner ordre et sens. Ainsi fonctionne l’esprit humain.
Aujourd’hui, les intelligences artificielles miment ces fonctions. Elles apprennent – c’est la phase d’entraînement –, ensuite elles deviennent capables de mettre en ordre, puis, en phase ultime, elles peuvent ou pourraient arbitrer et décider. C’est un procédé complexe et, nous le découvrons, hautement coûteux en énergie. Ainsi, la première victoire en matière d’IA a été d’être capable de reconnaître un chat de n’importe quelle couleur dans n’importe quelle position.
À côté de cela, le bébé humain est incroyablement compétent. Il ne maîtrise pas encore le langage qu’il est déjà capable de reconnaître les chats dessinés dans un album ou qui courent dans le jardin.
Et, pour faire cela, son jeune cerveau, comparé à l’IA, est faiblement consommateur d’énergie.
Le petit humain va aussi découvrir que le chat est doux, qu’il aime les caresses, qu’il ronronne quand il est content, miaule pour avoir des croquettes… et aussi qu’il est libre d’aller et venir parce qu’il est un chat. Dans bien d’autres domaines, et ce d’autant plus qu’il sera sollicité et entouré, l’enfant va développer un esprit de curiosité, d’étonnement et d’émerveillement.
De nombreuses tâches complexes et fastidieuses vont être effectuées par des machines mais, parmi les choses qu’elles ne feront pas – à part caresser les chats –, il y a nous apprendre à vivre ensemble, un défi que relève à grand-peine chaque génération humaine. Comme le pape Léon, gardons confiance en cette « magnifique humanité » !
Bon été avec ceux et celles que vous aimez, et profitez-en pour paresser un peu, une chose que les IA ne sauront jamais faire.
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre 2026. À cette occasion, La Croix recueille vos messages pour lui transmettre dans un livre lors de sa visite.
La visite du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre s’annonce comme un moment essentiel pour les chrétiens comme pour l’ensemble de la société. Sa parole est attendue, qui rejoint les questions spirituelles, mais aussi les préoccupations humaines et sociétales qui habitent notre temps.
À cette occasion, La Croix souhaite donner à entendre votre voix. Adressez-lui votre message d’espérance, une question, une conviction, une interpellation… Nous attendons votre contribution, en 15 lignes maximum (avec, si vous le souhaitez, votre prénom, votre âge et votre lieu de vie), à lecteurs.lacroix@groupebayard.com ou directement dans ce formulaire.
Nous rassemblerons l’ensemble de ces messages dans un livre que nous remettrons au pape Léon XIV lors de sa venue, comme le signe d’un dialogue vivant entre lui et les lecteurs de La Croix.
De nombreuses méthodes sont proposées pour se saisir de la Parole de Dieu et s’en nourrir spirituellement.
« Quand on lit un texte, il faut lire l’histoire en commençant par le commencement ! » explique Marie Cornu-Thénard, chargée de rédaction chez Bibliapedia, un parcours biblique visant à rendre accessible au plus grand nombre la richesse des Écritures. Programme établi sur douze ans, du CP à la Terminale, Bibliapedia permet de lire l’intégralité de la Bible grâce à des manuels entièrement rédigés à destination des formateurs. Aucun prérequis n’est demandé. « La Bible est rédigée dans un ordre bien précis. Il est inutile de se pencher sur un verset et de l’étudier si l’on ne sait pas ce qu’il se passe avant et après. » De même, la lecture de l’Ancien Testament éclaire le Nouveau. « Le Nouveau Testament est l’accomplissement d’une promesse, insiste Marie Cornu-Thénard. Mais comment comprendre la promesse si on ne la connaît pas ? »
Le cadre culturel de la Bible est vieux de milliers d’années. « Il est donc fondamental d’accompagner cette lecture des éclairages des commentateurs et des exégètes. Sinon, on risque de faire des contresens. Par exemple, dans notre société, le mot “cœur” est le lieu de l’affectivité et des sentiments. Et dans la Bible, il est le lieu de la prise de décision. Ce qui n’a rien à voir ! On nous demande d’aimer le Seigneur “de tout notre cœur”, non dans un élan de notre sensibilité, mais par un choix de notre liberté ! » Une mise en contexte primordiale. « C’est bien la méthode de Dieu : chacun a besoin des autres pour s’aimer, se sauver, y compris dans l’ordre de la connaissance. Une fois que l’on a compris, cela va tout seul ! » L’association s’adresse également aux adultes, et compte déjà une quinzaine d’écoles bibliques en France. Elle propose les podcasts de cours « Il était une fois la Bible », disponibles sur toutes les plateformes. « C’est une immense richesse religieuse et culturelle, une plongée aux racines de notre héritage », témoigne un parent d’élève.
De son côté, Hervé Joachim invite à découvrir la Bible seul, en groupe ou en paroisse, grâce au parcours Maranatha. « Nous proposons un parcours en huit soirées, sur la base des huit parties de la Bible, explique-t-il. Le Pentateuque, les livres historiques, les livres de sagesse, les prophètes majeurs, les prophètes mineurs, les évangiles, les Actes et épîtres, et l’Apocalypse. Le tout est plus grand que la somme des parties. Pour chacune de ces parties, nous tentons d’en saisir la quintessence, le sens profond, à la manière de saint Jean, par le vol de l’aigle, dans une vue panoramique. »
Ce parcours a été bâti au sein de la paroisse d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et est aujourd’hui pratiqué dans plusieurs paroisses en France, et jusqu’en Suisse. De même, dans le diocèse de Nanterre, la « Randonnée biblique » propose une lecture des Écritures sur quatre ans, en suivant les temps liturgiques.
Ces parcours s’ajoutent à la lectio divina, méthode séculaire constituant un « véritable itinéraire spirituel par étapes », comme l’écrivait Benoît XVI en 2006. « La lectio divina est une manière de me mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, et de comprendre ce qu’il me dit aujourd’hui, à moi, personnellement, et comment l’appliquer dans ma vie de tous les jours, témoigne Alix, 23 ans, qui la pratique régulièrement. C’est très touchant de constater à quel point son message est personnel ! Le Seigneur prend soin de nous à travers les textes, et ce depuis la Genèse. » Le Saint-Père en définissait les quatre points : tout d’abord la lectio, lecture d’un passage de l’Écriture sainte, en en recueillant les principaux éléments ; puis, la meditatio, où « l’âme se tourne vers Dieu en cherchant à comprendre ce que sa Parole dit aujourd’hui pour sa vie concrète ». Après la meditatio vient l’oratio, prière nourrie par la Parole de Dieu ; et enfin, la contemplatio, acte d’adhésion à Dieu, qui « nous aide à maintenir notre cœur attentif à la présence du Christ ».
Ouvrir les Écritures. Approfondir sa foi, Thomas et Hervé Joachim, Éditions des Béatitudes, 2023, 180 pages, 20 €.
Villefranche, vendredi 21 août 2026
Bonjour à toutes et à tous,
L’École de prière édition 2026 est finie ! Du 11 au 15 août, le couvent des Dominicaines de Monteils a accueilli l’édition 2026 de l’École de prière. Cinq journées intenses, placées sous la conduite du père Raphaël Bui, entouré de François, Tifanie, sœur Anne-Marie, Catherine et Vincent, ont permis d’alterner temps spirituels, activités et moments de détente dans une belle atmosphère fraternelle. Article et images en haut de page.
Le pèlerinage des Aveyronnais a commencé. Images consultables en haut de page.
L’Assomption fêtée à Notre-Dame de Fontaynous. A l’occasion de la messe anticipée de la solennité du 15 août, les paroissiens se sont réunis autour du père Florent Dixneuf pour vivre cette célébration en ce lieu chargé d’histoire. Article et image en en haut de page.
La communauté chrétienne de la région villefranchoise a célébré avec ferveur et recueillement la fête de l’Assomption. La messe était présidée par le père Florent Dixneuf, assisté d’André Vigier, diacre. Article et images en haut de page.
La France s’apprête à accueillir le pape Léon XIV du 25 au 28 septembre : Toutes infos utiles en haut de page..
À quelques semaines de sa venue en France, découvrez l'homme qui guide aujourd'hui l'Église et le parcours qui l'a conduit jusqu'au siège de Pierre. Ce dimanche à 10h30 sur France 2, Le Jour du Seigneur vous propose de découvrir le parcours du pape dans le documentaire Léon XIV, à l'écoute des mondes. Ce titre compte parmi les documentaires inédits que Le Jour du Seigneur peut réaliser, grâce à votre générosité et l’appui de France Télévisions.
Dans la presse chrétienne, à lire en page actus : Prions pour l'église Sainte-Madeleine de Saint-Salvadou ** Le pape Léon XIV dénonce les violences contre la population palestinienne en Cisjordanie ** «Le plus étonnant des miracles», par Marie-Yvonne Buss ** Aide à mourir : pour Mgr Matthieu Rougé, « la tristesse de la loi votée demeure » ** Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) ** Top 10 des prénoms : deux saints patrons au top ** À Lourdes, la grâce de servir et recevoir.
Sur l’agenda, voir ci-dessous.
Que Dieu nous garde,
L’équipe éditoriale de la paroisse Ste-Emilie
Jeudi 27 août 20h30 : concert d'Ingrid Kasper, organiste bavaroise, en la collégiale Notre-Dame. Voir affiche
Samedi 29 août de 9h à 19 h, dans la Boutique "Côté Cœur - Côté Fringues", rue Marcellin Fabre, à Villefranche, l’équipe du Secours Catholique de Villefranche assurera une journée de ventes au profit des sinistrés des incendies de cet été : vente de vêtements tous âges, textiles, articles pour enfants et divers objets...
Samedi 5 septembre à 18h00, messe d’installation du Père Aurélien de BOUSSIERS, nouveau curé de la paroisse Pentecôte, par Mgr Luc MEYER, en l’église de Savignac .
Vendredi 11 septembre à 20h30, Conférence à la Maison Saint Pierre avec P. Jacques Roland, postulateur de la cause en béatification. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 12 septembre 18h00 : conférence de Mahdi Alioui sur le chemin de Compostelle, en la chapelle St-Jacques. Voir affiche.
Dimanche 13 septembre à 10h30, messe à Golinhac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Dimanche 20 septembre à 10h30, messe d’installation du Père Aurélien de BOUSSIERS, nouveau curé de la paroisse Ste Emilie du Villefranchois, par par Mgr Luc MEYER, en la collégiale Notre-Dame.
Du 25 au 28 septembre 2026 : Le pape Léon XIV en France Cliquez ici pour en savoir plus.
Du 30 septembre au 04 octobre 2026 : Communautés Catholiques Francophones dans le monde : Journées pastorales à Barcelone. Cliquez pour en savoir plus
Vendredi 23 octobre à 20h3O, conférence à la Maison Saint-Pierre avec Françoise-Emmanuelle Doron, biographe avec la participation du P. Alexis de Brebisson, membre de l'Institut Notre-Dame-de-Vie. Thème : 10e anniversaire béatification de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus
Samedi 24 octobre à 10h45, messe à Ceignac, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Dimanche 25 octobre à 10h30, messe à Aubin, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.
Samedi 28 novembre à 18h00, Célébration diocésaine au Sacré-Cœur à Rodez, à la mémoire de Lucien Galan, missionnaire et martyr au Laos et de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, bienheureux.