Foi & Spiritualité

8 avril * Thomas, notre frère jumeau

Il y a quelques années, au cours d'une rencontre d'éveil à la foi, un enfant me disait: «Et moi, j'ai un frère jumeau ! » Voyant que les autres ne comprenaient pas, j'ai posé la question: « Ça veut dire quoi, jumeau? » Une petite main s'est levée: « C'est quand on est habillé pareil ! » Réponse magnifique: dans la Bible, le vêtement, c'est la personne: « Revêtez-vous du Seigneur Jésus! »

Pourquoi l'Évangile selon saint Jean précise-t-il donc que Thomas est un nom qui signifie « jumeau » ? Pour nous inviter à nous revêtir de la foi de Thomas. Thomas désire toucher pour croire, mais il n'aura même pas besoin de mettre la main dans le côté de Jésus. Saisi par la miséricorde divine, il tombe à genoux et s'écrie: «Mon Seigneur et mon Dieu! » Sa foi est sollicitée au cœur même de la communauté des disciples, rassemblés autour du Seigneur ressuscité. La foi n'est jamais individuelle, car nous ne sommes pas des îles. Si la foi est bien personnelle, elle est aussi et d'abord communautaire. Le «je crois » éminemment personnel du catéchumène lors de son baptême est porté par le « nous croyons » d'une communauté particulière et par celui de l'Église tout entière.

Thomas veut mettre le doigt dans la main de Jésus. Il veut mettre la main dans son côté ouvert. Il ne cherche pas des preuves, mais le signe vivant que c'est bien le Seigneur qu'ils ont vu. La célèbre peinture de Rembrandt nous montre Thomas en train de mettre sa main dans le côté de Jésus; elle nous renvoie à son désir initial mais non à la réalité d'un geste qu'il aurait posé. Il y a quelques années, avec des jeunes, nous avons mis en scène cet Évangile. Pas question pour eux de mettre la main dans le côté de Jésus: «L'Évangile ne dit pas que Thomas l'a fait!» Ils ont ainsi décidé qu'il plierait un genou en terre et se tiendrait distance pour dire: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Il ne s'agit pas d'être des hommes et des femmes de conviction, mais des hommes et des femmes de foi, en qui le péché a été vaincu. Thomas met un genou en terre. 

Il remet les armes aux pieds de Jésus. Celui que je reconnais comme « mon » Dieu, c'est celui qui vient jusqu'à moi et me connaît mieux que moi-même. Thomas veut croire de toute son intelligence pour comprendre tout son amour.

« Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu! » Et moi, qui crois souvent avoir la foi comme une très grosse et irréelle graine de moutarde, ai-je rêvé de mettre le doigt dans la main transpercée de Jésus? Ai-je rêvé de mettre la main dans le côté ouvert de Jésus ? Désirer cela, c'est déjà confesser que celui qui est ressuscité, c'est celui-là même qui a été crucifié.

Ne cherchons pas à saisir mais laissons-nous saisir par l'ineffable présence du Seigneur Jésus ressuscité. Durant le temps pascal chacun de nous peut devenir le jumeau de Thomas.

9 avril * L'Annonciation

Ce mot désigne l’annonce faite par l’Ange à Marie de sa maternité : elle donnera naissance au Sauveur du monde, Jésus. Elle est célébrée par les catholiques le 25 mars. Lorsque le 25 mars tombe au moment de la Semaine Sainte, elle est célébrée le lundi qui suit l’Octave de Pâques.  En 2024, on la fête le 8 avril <

L’Annonciation à la Vierge Marie est d’abord la fête de l’Incarnation puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine qui conduira Jésus jusqu’à la Croix et la Résurrection, jusqu’à la Gloire de Dieu.

« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’ange lui  dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? »

L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. 

Et voici qu’Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait : ‘la femme stérile’. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors :

Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole.

Alors l’ange la quitta. »

Dans la scène biblique de l’Annonciation, Dieu propose et attend une réponse. Ce sera « Qu’il me soit fait selon ta parole. » Marie devient la Mère de Dieu et du Sauveur avant de devenir, au pied de la croix, la Mère de l’Eglise. L’attitude de Marie, réceptive à cette parole étonnante, est le modèle du chrétien qui cherche à accueillir la parole de Dieu. 

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9 avril * Journée mondiale de prière pour les vocations

Depuis plus de 50 ans – à l’initiative de la France qui fut la première à créer un Service national des vocations en 1959 et à suggérer au pape Paul VI d’instaurer une Journée Mondiale de prière pour les vocations – la journée du 4ème dimanche de Pâques rappelle l’importance de prier pour les vocations. Elle est par conséquent une journée mobile dans le calendrier. > En 2024, elle a lieu le 21 avril <

C’est une journée d’invitation à la réflexion : quand on parle de vocation, on parle de ce qui touche l’être humain au plus intime de sa liberté. C’est aussi une journée d’invitation à la prière : pour qu’une liberté humaine découvre son chemin, elle a besoin d’être éclairée et stimulée. C’est le rôle du Saint Esprit.

Suivre la neuvaine pour les vocations du 13 au 21 avril 2024, avec ceux qui ont dit « OUI! »

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10 avril * François entre dialogue et mémoires

Sur la couverture, le pape François semble avoir rajeuni. Il sourit ; ce qui était rarement le cas à Buenos Aires, lorsqu’il y était archevêque. Paru en mars, un livre autobiographique, Vivre. Mon histoire à travers la grande histoire, écrit en collaboration avec le vaticaniste italien Fabio Marchese Ragona, confirme au moins une chose, à savoir que Jorge Mario Bergoglio est un vrai jésuite. Si François a accepté de se prêter à cet exercice – le pape lit beaucoup, notamment de la littérature, et écrit beaucoup –, c’est bien dans cette optique de la relecture de vie, si chère aux jésuites et pilier de la spiritualité ignatienne.

En fait, le destin de Bergoglio pourrait aussi se lire à l’aune des péripéties nombreuses et parfois très douloureuses vécues avec son ordre religieux, mais ce n’est pas le cas dans ce livre hybride. S’y mêlent des considérations rédigées par le journaliste et des textes écrits de la main de François. Il ne s’agit pas non plus de mémoires. On le regrette tant l’actuel pontife est engagé dans les affaires du siècle. Reste qu’il est difficile d’imaginer qu’un pape en fonction les publie. Alors, faut-il lire ce livre ? Sans doute pas si l’on pense y trouver les confidences nécessaires pour comprendre le pontificat de rupture qu’est celui de François. Il en vaut cependant la peine – mais sans s’attendre à de fracassantes révélations – pour les anecdotes encore inconnues qu’il contient et la mise en valeur de personnes et d’événements qui ont façonné Bergoglio.

Au panthéon des personnages féminins de sa vie, il y a, bien sûr, « nonna Rosa », sa grand-mère bien aimée, sa première initiatrice à la foi chrétienne, chez qui il passait, très jeune enfant, la plupart de ses journées. Cette femme douce ayant soigneusement caché dans son col de fourrure les économies de la tribu lors de la traversée d’émigration vers l’Argentine, dans les années 1920, est l’héroïne de la famille Bergoglio.  Il y a d’autres anecdotes. Ainsi, le pape raconte avoir eu quelques difficultés pour ajuster le col de sa soutane blanche le lendemain matin de son élection et avoir dû demander de l’aide au cardinal qui était son voisin de chambre à Sainte-Marthe. 

Beaucoup plus sérieusement, il revient aussi sur le chapitre noir de sa vie, celui de l’enlèvement des deux jésuites Yorio et Jalics sous la dictature militaire, dont on l’a souvent rendu responsable. Il s’en défend. Et révèle avoir tenu régulièrement au courant de ses négociations pour les faire libérer Pedro Arrupe, alors général des jésuites, en l’appelant clandestinement d’une cabine téléphonique du centre de Buenos Aires.

L’intérêt majeur du livre – puisque la période du pontificat est largement passée sous silence – réside dans les dernières pages, où François esquisse ses priorités pour l’Église : la dénonciation du cléricalisme, l’abandon du régime de monarchie absolue du Vatican, l’émergence d’une Église modeste et humble mais surtout inclusive… Y parviendra-t-il d’ici la fin de son pontificat ?

Bernadette Sauvaget

Pape François, Vivre. Mon histoire à travers la grande histoire, HarperCollins, 304 p., 20,90 €

12 avril * « Dignitas infinita » : La « dignité humaine » pour ouvrir le dialogue

« Dignitas infinita » réaffirme les positions éthiques de l'Église catholique. Et tente d'ouvrir le dialogue sur les nouvelles questions de société.

Dignitas infinita (Une dignité infinie). La synthèse de l'enseignement moral du pape François publiée lundi 8 avril par le Vatican traite des sujets les plus actuels: "Aide à mourir", "changement de sexe", "théorie du genre", inégalité entre femmes et hommes, violence via les réseaux sociaux, migrants… Et livre plusieurs inflexions ou développements de la doctrine de l'Église. Ainsi, la gestation pour autrui (GPA) "porte atteinte, en premier lieu, à la dignité de l'enfant", puis à celle de la mère qui le porte ; l'aide à mourir "est une atteinte objective à la dignité de la personne qui le demande" ; "toute intervention de changement de sexe risque, en règle générale, de menacer la dignité reçue dès la conception", affirme la déclaration.

Le texte signé du cardinal Fernandez, préfet du dicastère pour la Doctrine de la foi, et approuvé par le pape, s'appuie sur l'enseignement des souverains pontifes précédents. Certains passages engagent un haut degré d'autorité magistérielle, avec des formulations invoquant la révélation divine: "L'Église encourage la promotion de la dignité de toute personne humaine, quelles que soient ses qualités physiques, mentales, culturelles, sociales et religieuses. Elle le fait avec espérance, certaine de la force qui découle du Christ ressuscité, qui a révélé dans sa plénitude la dignité intégrale de tout homme et de toute femme."

La clé de lecture du texte se trouve dans cette affirmation d'une dignité liée à l'être même de la personne, indépendamment de ses actes, de son éventuelle déchéance physique, morale ou psychique. Le choix de réunir tous les sujets de société sous ce prisme de la dignité humaine est nouveau. Jusqu'à présent, l'Église catholique privilégiait le concept de "loi naturelle" – l'aptitude de tout humain à discerner le bien et le mal – comme fondement d'une éthique universelle. Plus sûrement, la notion de dignité humaine permet de dialoguer avec la société sur les questions éthiques, puisqu'elle est inscrite dans la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) et dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne (2000), et fonde les droits humains. 

Cette déclaration — dont l'élaboration est le fruit de cinq ans de travail — a été signée et présentée par le cardinal argentin Victor Manuel Fernandez, le 8 avril. Ce dernier est un proche du pape. 

Mais elle n'est pas comprise par tous de la même façon. Le document signé par le théologien argentin très proche du pape, critique des compréhensions de la dignité humaine réduites à la personne capable de raisonner, ou encore identifiées "au bien-être psychophysique de l'individu", qui s'écartent de la dignité humaine "inhérente à tous les membres de la famille humaine" telle que la définit la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Des principes fermement rappelés

Toute forme de violence à l'égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle est contraire à la dignité humaine, est-il rappelé, alors que les lois de certains pays d'Afrique criminalisent les personnes homosexuelles. La critique renouvelée de « la théorie du genre » – un terme fourre-tout que contestent les chercheurs en sciences sociales impliqués dans « les études de genre » – signale un dialogue au point mort sur la question de la dimension sociale des rôles masculins et féminins. Cependant, le document reconnaît une progression de l'histoire humaine « dans la compréhension de la dignité des personnes, dans l'aspiration croissante à éradiquer le racisme, la marginalisation des femmes ». Non sans y voir un fruit de l'influence chrétienne.

12 avril * Aide à mourir : voilà comment le projet de loi prévoit de pouvoir donner la mort

Le projet de loi sur la fin de vie ouvrant à une "aide à mourir" présenté ce mercredi 10 avril en Conseil des ministres décrit en détail comment la mort va pouvoir être légalement donnée en France.

Critères d’accès, délai, rôle du professionnel de santé… Le projet de loi sur la fin de vie présenté mercredi 10 avril en conseil des ministres a réussi un exercice périlleux. Il est suffisamment flou dans les termes pour que les mots “suicide assisté” et “euthanasie” n’apparaissent pas une seule fois, se cachant volontiers derrière l’expression “aide à mourir”. Cette version du texte présentée par le gouvernement, et donc susceptible d’être largement amendée par les parlementaires, lors de son examen, est aussi suffisamment – jusqu’à en être glaçant – précise pour détailler comment la mort va être légalement donnée en France aux personnes qui rempliront les critères pour “bénéficier” de cette “aide à mourir”.

La mort sur ordonnance

On apprend ainsi à l’article 8 que lorsque le dossier du patient a été validé par le médecin, ce dernier l’informe des modalités d’administration et d’action de la substance létale. Le médecin devra ensuite prescrire, comme n’importe quel médicament, la substance létale “à l’une des pharmacies à usage intérieur (c’est-à-dire qui exerce son activité au sein d’un établissement de santé ou médico-social, ndlr) désignées par l’arrêté du ministre chargé de la santé”. Il s’agit ensuite de bloquer le créneau sur le planning. Avec le médecin ou l’infirmier chargé de l’accompagner, la personne convient donc de la date à laquelle elle souhaite procéder à l’administration de la substance létale. “Dans des conditions convenues avec le médecin ou l’infirmier chargé de l’accompagner, l’administration de la substance létale peut être effectuée, à la demande de la personne, en dehors de son domicile”, précise le texte. “Elle peut être accompagnée par les personnes de son choix pendant l’administration de la substance létale.”

Lorsque la date est fixée, la fameuse “pharmacie à usage intérieur” réalise la préparation létale “et la transmet à la pharmacie d’officine désignée par le médecin ou l’infirmier chargé d’accompagner la personne”. La pharmacie d’officine délivre ensuite cette préparation au médecin ou à l’infirmier. Le médecin ou l’infirmier chargé d’accompagner la personne devra alors vérifier que la personne confirme qu’elle veut procéder à l’administration et préparer, le cas échéant, l’administration de la substance létale et assurer la surveillance de l’administration de la substance létale.

Un professionnel de santé toujours à proximité

Bien évidemment le patient peut, jusqu’au bout, changer d’avis. Le professionnel de santé devra alors suspendre la procédure et convenir d’une nouvelle date dans les conditions prévues par le projet de loi. À noter que l’administration de la substance létale est effectuée par la personne elle-même. Lorsque celle-ci n’est pas en mesure d’y procéder physiquement, “l’administration est effectuée, à sa demande, soit par une personne volontaire qu’elle désigne lorsqu’aucune contrainte n’y fait obstacle, soit par le professionnel de santé présent”.

Le professionnel doit-il être présent s’il n’est pas désigné pour administrer cette substance létale ? Oui, confirme le texte. Alors bien sûr, il n’est pas obligé d’être “aux côtés de la personne”. Mais il doit toutefois “se trouver à une proximité suffisante pour pouvoir intervenir en cas de difficulté”. Une fois l’acte accompli, le certificat attestant le décès “est établi dans les conditions prévues à l’article L. 2223-42 du code général des collectivités territoriales”, ni plus ni moins. Le médecin ou l’infirmier chargé d’accompagner la personne doit de son côté rapporter à la pharmacie d’officine la préparation magistrale létale lorsque cette dernière n’a pas été utilisée ou ne l’a été que partiellement. Les produits ainsi collectés par l’officine seront ensuite détruits “dans des conditions sécurisées”. La “procédure” se termine par la rédaction d’un compte-rendu par le professionnel de santé. 

PREMIÈRE LECTURE

« Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts » (Ac 3, 13-15.17-19) * Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, devant le peuple, Pierre prit la parole :
« Hommes d’Israël,
le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
le Dieu de nos pères,
a glorifié son serviteur Jésus,
alors que vous, vous l’aviez livré,
vous l’aviez renié en présence de Pilate
qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste,
et vous avez demandé
qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie,
lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts,
nous en sommes témoins.
D’ailleurs, frères, je sais bien
que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé
par la bouche de tous les prophètes :
que le Christ, son Messie, souffrirait.
Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu
pour que vos péchés soient effacés. »

– Parole du Seigneur.

Dimanche 14 avril 2024 

3ème Dimanche de Pâques 

PSAUME

(4, 2, 4.7, 9) * R/ Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage ! ou : Alléluia ! (4, 7b)

Quand je crie, réponds-moi,
Dieu, ma justice !
Toi qui me libères dans la détresse,
pitié pour moi, écoute ma prière !

Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle,
le Seigneur entend quand je crie vers lui.
Beaucoup demandent : « Qui nous fera voir le bonheur ? »
Sur nous, Seigneur, que s’illumine ton visage !

Dans la paix moi aussi,
je me couche et je dors,
car tu me donnes d’habiter, Seigneur,
seul, dans la confiance.

DEUXIÈME LECTURE

« C’est lui qui obtient le pardon de nos péchés et de ceux du monde entier » (1 Jn 2, 1-5a) * Lecture de la première lettre de saint Jean

Mes petits enfants,
je vous écris cela pour que vous évitiez le péché.
Mais si l’un de nous vient à pécher,
nous avons un défenseur devant le Père :
Jésus Christ, le Juste.
C’est lui qui, par son sacrifice,
obtient le pardon de nos péchés,
non seulement des nôtres,
mais encore de ceux du monde entier.
Voici comment nous savons que nous le connaissons :
si nous gardons ses commandements.
Celui qui dit : « Je le connais »,
et qui ne garde pas ses commandements,
est un menteur :
la vérité n’est pas en lui.
Mais en celui qui garde sa parole,
l’amour de Dieu atteint vraiment la perfection.

– Parole du Seigneur.

ÉVANGILE

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48) * Alléluia. Alléluia. Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures ! Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles. Alléluia. (cf. Lc 24, 32) * Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
Jésus leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés, à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

– Acclamons la Parole de Dieu.